Ne manquez rien avec l’infolettre.
10 spectacles de danse qui marqueront l'hiver
Scène

10 spectacles de danse qui marqueront l’hiver

Dans cette seconde partie de saison chorégraphique, il sera très difficile de ne pas se laisser toucher par les propositions aux influences formelles multiples. De scène en scène, les créations nous parlent tour à tour de gentillesse, d’amour, de la place de l’individu et de notre force collective, de mémoire, de résistance et d’espoir. 

One Kind Favor
Du 21 au 25 janvier au M.A.I.

Si on se laissait parler de gentillesse à travers cette invitante proposition de George Stamos, accompagné de Karla Etienne et Radwan Ghazi Moumneh ? Dans notre société moderne, que veut encore dire cette notion qui est pourtant à la base de nos liens sociaux ? La performance ose (heureusement!) faire de la bienveillance son sujet principal, une « ressource » essentielle dans laquelle on peut puiser du courage et le terreau fertile dans lequel on peut réellement voir et comprendre l’autre. La création ne repose en rien sur la confrontation, mais sur une énergie rassembleuse.

One Kind Favour (Crédit: Nikol Mikus)

Danse Lhasa danse 
6 février au Théâtre Maisonneuve
27 février au Palais Montcalm (Québec)

Le spectacle créé en 2011 par Pierre-Paul Savoie revient pour une série de dates cet hiver afin de souligner le 10ème anniversaire de la regrettée Lhasa de Sela et le 30ème anniversaire de PPS Danse. Cet écho à l’univers, à la musique et aux mots de la défunte artiste réunit chorégraphes, danseurs, chanteurs et musiciens dans un hommage qui ravive le souvenir d’une œuvre forte, marquante pour plusieurs.

Danse Lhasa Danse (Crédit: Jean-François Leblanc)

Suspendu au sol + Pythagore mon corps 
Du 6 au 9 février à Tangente

Dans un programme double dont seul Tangente a le secret, on retrouve d’abord une création de Philippe Meunier et Ian Yaworski qui proposent à quatre interprètes de danse contemporaine de s’approprier la gestuelle de la gigue. Exploration intuitive des possibilités d’un nouveau vocabulaire. La soirée se poursuit avec une œuvre qui évolue depuis 2018 : Pythagore mon corps de Stacy Désilier. On y explore également une sorte de langage, celui des corps soumis à la gravité, dans la contrainte autant que dans le lâcher-prise.

Suspendu au sol (Crédit: Justine Latour)

Pour sortir au jour
Du 12 au 15 février à l’Agora de la danse

Pour son deuxième passage au Québec, le chorégraphe français Olivier Dubois opte cette fois-ci pour un solo, en toute intimité et vulnérabilité. C’est que l’artiste a choisi de revisiter quelques-uns des spectacles qui ont jalonné sa carrière dans une sorte de jeu auquel le public est invité à prendre part. Hommage à la création même, il s’empare du matériau chorégraphique inscrit dans la mémoire, le corps et le geste pour donner lieu à un nouveau récit. Pour sortir au jour, c’est comme renaitre, se mettre à nu, grandir de nouveau et surtout danser.


Les corps avalés
Du 26 février au 29 février au Théâtre Maisonneuve
1er avril au Grand Théâtre de Québec

Sur scène, sept danseurs et un quatuor à cordes. Sur scène, l’humanité se meurt. Du moins, c’est que Virginie Brunelle se laisse aller à croire dans notre contexte sociopolitique actuel et elle en a fait le moteur de cette nouvelle œuvre. Elle y peint le portrait de femmes et d’hommes usés, d’un système inégal et impitoyable, de nos œillères collectives. Que nous manque-t-il donc ? L’amour et l’indulgence selon elle et à ce désespoir ambiant, elle arrive à insuffler une physicalité combative et emplie d’espoir.

Les corps avalés, Virginie Brunelle (Crédit: Raphaël Ouellet)

In-Ward
Du 11 au 13 mars à l’Agora de la danse

On est très heureux du retour de cette pièce signée Alexandra ‘Spicey’ Landé et inspirée des mots célèbres « L’enfer, c’est les autres » du Huit clos de Jean-Paul Sartre. Partition pour six danseurs, In-Ward explore le rapport de l’individu face au groupe. Et bien sûr, elle fait dialoguer la culture hip-hop et la danse contemporaine et In-Ward devient la narration d’expériences subjectives, des contradictions et des tensions humaines.

In-Ward (Crédit: Melika Dez)

Résilience
Du 16 au 20 mars à LANTISS – Université Laval (Québec)

Il s’agit de la première œuvre chorégraphique pour Le Crue, collectif qui nous vient de Québec et versé dans les créations in situ. Cinq danseurs font face à leurs limites dans un espace qui se renouvelle, forçant les interprètes à l’adaptation et à la création ludique. Devant les contraintes, les possibilités d’action sont infinies et ce qui s’exprime est parfois d’une grande beauté. C’est en tout cas, ce qu’on nous propose de découvrir Résilience.

Résilience (Crédit: Elias Djemil)

Face-à-face
Du 15 au 25 avril au Théâtre La Chapelle Scène contemporaines

Ils n’en sont pas à leur premier face-à-face réellement. On doit à Catherine Gaudet et Jérémie Niel La très excellente et lamentable tragédie de Roméo et Juliette créée en 2015. Cette nouvelle collaboration mettra en scène le duo Louise Bédard et Félix-Antoine Boutin. Une aura de mystère plane sur cette création, qui on le comprend, puise dans les questionnements profonds de Gaudet et Niel. En tant qu’artistes, mais également en tant que personnes. Gratter un peu plus la surface pour découvrir quoi ? La réponse ce printemps.

Face à Face (Crédit: Fabrice Gaétan Danse Cité)

Memory Place
Du 14 au 17 avril Maison pour la danse de Québec

Le corps se souvient : chaque danseur vous le dira. La performance explore les liens entre cette mémoire corporelle, la musique et la danse. En solo ou en groupe, cette idée de souvenir sert de fil narratif pour une exploration de plusieurs genres (folklorique, sociale, moderne, en ligne) et langages. C’est aussi l’occasion pour une joyeuse contamination, même pour le spectateur.

Memory Palace (Crédit: Frederic Chais)

One Hundred More
Du 15 au 18 avril à l’Agora de la danse

Justine A. Chambers (Vancouver) et Laurie Young (Berlin) se réunissent pour nous partager leur résistance, de femmes racisées, de mères. Dans une improvisation dirigée, à travers une succession de petits gestes intimes ou à forte connotation sociale, elles écrivent leur manifeste. À même leur corps. Avant même de passer à la parole, on résiste d’abord avec son corps, qui est un symbole en soi. C’est ce qu’elles nous offrent, sans artifices.

One Hundred One (Courtoisie)

Obtenez jusqu’à 40% de plus pour votre prochaine sortie