Société

Les centres d’aide à la recherche d’emploi : Trouvera, trouvera pas…

L’époque où un baccalauréat garantissait un emploi semble plus ou moins révolue. Toutefois, il existe des moyens de se frayer un chemin vers le marché du travail sans trop de douleur; c’est là que les centres universitaires d’aide à la recherche d’emploi et plusieurs organismes gouvernementaux peuvent devenir de précieuses boussoles.

Vos études s’achèvent, votre dette prend des proportions titanesques, et toujours pas de travail à l’horizon? A tout problème, sa solution; les ressources pour les étudiants en recherche d’emploi sont aujourd’hui nombreuses et accessibles, pour autant qu’on se donne la peine de les écumer. D’ailleurs, nul besoin de se déplacer bien loin pour en profiter puisque les quatre universités montréalaises en sont munies.

Chacun de ces centres d’aide à la recherche d’emploi possède une bibliothèque, où les répertoires, magazines et autres documents traitant de recherche d’emploi peuvent être feuilletés. Des babillards, sur lesquels sont affichées diverses offres d’emploi, sont mis à la disposition des étudiants. Des conseillers sont également disponibles pour des rencontres individuelles au cours desquelles les étudiants peuvent faire vérifier leur C.V., ou se préparer aux pièges des employeurs en participant à une simulation d’entrevue. Les ateliers en petits groupes sont monnaie courante et les sujets abordés sont, pour la plupart, des classiques. Des exemples? Rédiger un C.V. ou une lettre de présentation, préparer une entrevue, tisser un réseau de contacts, etc.

L’automne est une saison particulièrement chaude pour ce qui est du recrutement sur les campus. En effet, plusieurs entreprises profitent de cette période pour dépister des finissants. Les centres de recherche d’emploi organisent donc conférences, journées carrières et même séances d’entrevues sur place. Le reste de l’année n’est pas pour autant période morte; des ateliers peuvent être mis sur pied dans les départements, question de centrer l’information sur un domaine d’études précis. Notons que les HEC, Polytechnique et le Département de management de McGill ont leur propre service d’aide à la recherche d’emploi.

De plus, l’Université de Montréal et celle de Concordia ont toutes deux un service de placement qui déniche les étudiants dont le profil correspond aux critères d’embauche des employeurs. Si McGill offre ce service de façon occasionnelle, l’UQAM ne s’y prête toujours pas. «Nous préférons montrer aux étudiants à pêcher plutôt que leur donner le poisson», explique Joanne Gaucher, responsable du Centre d’aide à la recherche d’emploi de l’UQAM.

Tous ces services sont gratuits pour les étudiants jusqu’à environ un an après l’obtention de leur diplôme. «L’idéal, croit Joanne Gaucher, c’est de fréquenter ces services un an auparavant, question de se familiariser avec les techniques de recherche.»

A l’extérieur des campus
Bien que la gamme des services universitaires soit plutôt complète, ceux qui le désirent peuvent aussi recourir aux programmes gouvernementaux. Par exemple, certains stages d’été dans la fonction publique ne sont accessibles que par le biais de Placement étudiant du Québec (PEQ), dont l’inscription, gratuite, peut se faire à tout moment de l’année. Aussi, le réseau des Carrefours jeunesse emploi (CJE), une autre initiative du gouvernement provincial, répond localement aux besoins des jeunes. A Montréal, les CJE travaillent en collaboration avec les ressources existantes, question d’éviter le dédoublement de services. Ils constituent un bon point de départ pour les jeunes ne sachant pas par où commencer.

De son côté, la Commission de la fonction publique du Canada (CFPC) participe aux campagnes de recrutement sur les campus, et son programme fédéral d’expérience de travail étudiant offre des postes dans la fonction publique pour l’été. Puis, le programme fédéral Stratégie emploi jeunesse (SEJ) distribue des subventions salariales aux employeurs pour favoriser l’emploi de jeunes étudiants qui cherchent un premier travail. Aussi, chaque année, dans la région de Montréal, sept centres de ressources humaines jeunesse aident les étudiants à trouver des emplois estivaux entre avril et juillet. Des postes y sont affichés sur des babillards, mais la documentation offerte est minimale.

Recherche virtuelle
Puisqu’en période de recherche de travail, chaque minute compte, les Centres universitaires d’aide à la recherche d’emploi possèdent tous un site Internet, mis à jour quotidiennement. Exit les déplacements inutiles à l’université; si aucune nouvelle offre d’emploi n’est affichée, les étudiants en sont avisés avant de quitter leur domicile.

Toutefois, chaque site a ses particularités. Par exemple, l’accès à celui du Centre d’emploi de Concordia est réservé aux étudiants qui y sont inscrits. Les Universités de Montréal et de McGill ont toutes deux un site ouvert à tous, mais les renseignements sur les employeurs n’y sont pas divulgués. Les étudiants intéressés par un poste doivent donc se rendre à l’université pour savoir à qui faire parvenir leur C.V.. Quant au site de l’UQAM, il ne peut être visité que par les étudiants qui consultent le Web par le biais du serveur de l’université, à cause d’un problème technique qui devrait être résolu au cours de l’année.

Les CJE n’ont pas tous leur propre site Internet, alors que celui du PEQ permet aux étudiants de s’y inscrire directement. La CFPC et SEJ ont tous deux un site, ce dernier proposant une liste exhaustive des volets de son programme, avec plusieurs liens vers d’autres organismes qui traitent de recherche d’emploi.

De loin le plus complet trouvé sur le sujet, le site de Jeunesse Québec regorge de liens concernant les ressources pour les jeunes et l’emploi, qu’il s’agisse des universités ou des services gouvernementaux! Une visite s’impose…

Bien sûr, ces ressources ne garantissent en rien un emploi instantané. «Ça peut prendre jusqu’à un an avant de trouver quelque chose, précise Joanne Gaucher. Mais le secret, c’est de consulter régulièrement, pour se tenir au courant des différentes occasions qui se présentent. Plus on est au courant, plus on a de chances!»

Service universitaire de l’emploi de l’UdeM:
343-6736
http://207.96.217.58

Centre d’aide à la recherche d’emploi de l’UQAM:
987-7714
http://www.unites.uqam.ca/emploi/offres.html

Career and Placement Center de Concordia:
848-7345
http://cdev.concordia.ca/CnD/careerservices/CAPS/capsframe.html

Career and Placement Service de McGill:
398-3304 poste 0759
http://www.mcgill.ca/stuserv/caps

Commission de la fonction publique du Canada (CFCP):
283-5776
http://www.psc-cfp.gc.ca

Placement étudiant du Québec (PEQ):
873-7395
http://www.placement-etudiant.micst.gouv.qc.ca

Développement des ressources humaines Canada (incluant Stratégie emploi jeunesse (SEJ)):
http://youth.hrdc-drhc.gc.ca/common/homex.shtml

Jeunesse Québec
http://www.jeunes.gouv.qc.ca/emploi.htm#e8