Mettons d’abord les choses au clair. Internet est un outil. Et on ne construit pas un immeuble à logements avec un seul tournevis. Ceci pour dire que le réseau des réseaux, bien que de plus en plus utile dans la recherche d’emploi, ne permet pas qu’on ne se serve que de lui. Pas encore. Pour l’instant, appelez ça une corde de plus à votre arc.
La raison de cette limite de l’utilité d’Internet est fort simple. A ce jour, on estime la proportion des emplois affichés sur Internet à environ 5 % de l’ensemble des emplois disponibles au Canada. Cependant, d’après Claude Gélinas, président d’ActivEmploi, qui administre un site dédié aux employeurs et aux chercheurs d’emploi, la situation est sur le point de changer. «Si la croissance se poursuit de façon exponentielle comme elle le fait depuis quelques années, la proportion des offres d’emploi accessibles en ligne devrait passer à 20 % d’ici un an. Et ce 20 % représente une masse critique représentative qui fera apparaître un phénomène tout nouveau: il sera plus efficace de rechercher en ligne qu’autrement.»
Entre-temps, la recherche d’un emploi sur Internet peut, pour certains, ressembler beaucoup plus à la scène finale de Shining qu’à une aide réelle. Comme si Internet était le marteau avec lequel on se tape toujours sur les pouces. C’est toujours la même histoire, l’inforoute manque de signalisation. Petit guide maison, en deux étapes…
Première étape, les journaux. Ils ont presque tous un site Web, qui donne la plupart du temps accès à la section Carrières et Professions des annonces classées. Et, pour aller avec, un incroyable répertoire des sites des journaux du monde entier, www.worldwidenews.com.
Deuxième étape, les sites spécialisés. Ils sont une quarantaine à couvrir le territoire canadien et à offrir des services aux chercheurs d’emploi et aux employeurs. Parmi eux, quelques-uns dignes de mention.
D’abord, l’excellent www.activemploi.com, qui correspond en tous points à ce qu’on doit espérer de ce genre de site. Simple d’utilisation, clair, bilingue et entièrement gratuit. Très professionnel. L’avantage d’ActivEmploi, c’est qu’il n’est pas nécessaire d’y inscrire son C.V. pour avoir accès à la banque d’offres d’emploi, comme c’est souvent le cas dans d’autres sites. Autre avantage, lorsqu’un emploi nous intéresse, on n’est pas obligé de postuler en passant par le site. L’adresse et le numéro de téléphone de l’entreprise, de même qu’une description de celle-ci, sont disponibles. Avec plus de 4000 visites par jour, plus de 500 offres d’emploi originant d’une cinquantaine d’entreprises, en plus de la possibilité d’inscrire son C.V. dans une banque consultée par les employeurs, ActivEmploi s’impose comme un leader dans le domaine.
Un autre grand, d’origine américaine cette fois, et qui s’étend maintenant partout à travers le monde: le Monster Board. Sept mille entreprises à travers le monde y offrent des emplois. Le volet canadien (www.monster.ca) contient environ 1500 offres d’emploi, en plus d’un système de recherche efficace, par région et par domaine d’intérêt.
Finalement, Développement des ressources humaines Canada propose, à www.hrdc-drhc.gc.ca, l’ensemble des offres d’emploi disponibles aux guichets d’emploi du pays. Et beaucoup d’information. Un must, réellement.