Pop Culture : Du bon usage du Coca-ColaMariage de raisonÉlectro aphrodisiaque
Société

Pop Culture : Du bon usage du Coca-ColaMariage de raisonÉlectro aphrodisiaque

Du bon usage du Coca-Cola

Les fermiers indiens viennent de conférer au Coca-Cola des vertus jusque-là insoupçonnées, au grand dam des dirigeants de la richissime entreprise qui a son siège social à Atlanta. Depuis le mois d’octobre, des centaines de fermiers de l’Andhra Pradesh et de la région de Chhattisgarh arrosent abondamment leurs champs de coton et de piments de la boisson gazeuse favorite de millions de personnes à travers le monde, dans le but d’attirer les fourmis rouges, dévoreuses d’insectes et de larves. Ainsi, ils font des économies substantielles. Un litre de pesticide chimique se vend 10 000 roupies (ou 173 euros) en Inde et un litre de Coca-Cola, 30 roupies (ou 0,52 euro)… En faisant bénéficier les fourmis du goût sans pareil du plus célèbre des colas, les fermiers diminuent également les risques pour leur santé, la manipulation du liquide brunâtre ne présentant aucun danger. Devant le succès éclatant de la boisson gazeuse, des milliers de fermiers devraient emboîter le pas, estime-t-on. Selon Devinder Sharma, un expert agricole indien, "le Coca-Cola vient de trouver son usage le mieux adapté". (F. Denoncourt)

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Mariage de raison

La réélection de W. Bush a plongé de nombreux Américains d’allégeance démocrate dans un profond désarroi. Dès mercredi dernier, au lendemain de l’élection, les cliniques de psychologie connaissaient une affluence largement au-dessus de la moyenne, la plupart des gens confiant aux spécialistes de la psyché avoir peur de ce qui allait advenir de leur pays. Les plus déprimés n’ont plus guère qu’une idée en tête: fuir le pays. Le site de Citoyenneté et Immigration Canada, qui enregistre en moyenne 20 000 connexions quotidiennes venant des États-Unis, a connu le 3 novembre un record d’affluence dépassant de plus du double le record précédent avec 115 000 visites. Immigration Canada reste toutefois de marbre en face de ces Américains inconsolables, stipulant qu’"aucun poids ne sera accordé aux déclarations sentimentalistes". Qu’à cela ne tienne, des Canadiens au grand cœur ont pris les choses en main et ont lancé le site www.marryanamerican.ca afin de sauver du désastre les derniers États-Uniens progressistes, cette espèce "en voie de disparition". Sous le mantra "Aucun bon Américain ne sera laissé de côté", le site invite les célibataires des deux pays, avec une bonne dose d’humour, à se faire de l’œil tout en clamant leur aversion des valeurs conservatrices. Américanisation du Canada ou canadianisation des États-Unis? (F. Denoncourt)

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Électro aphrodisiaque

Les œuvres les plus récentes des artistes de l’électro-urbain se retrouvent sur la 3e compilation Café Méliès, qui se démarque tout particulièrement des éditions précédentes. Tout d’abord, si on y retrouve les "habitués" que sont Frivolous, Lal ou Miguel Graça, se sont aussi ajoutés de nouveaux venus et non les moindres: Daniel Lanois, Jorane et Ariane Moffatt. Et puisque le mandat que se donnent les maîtres d’œuvre de Café Mélìes est de promouvoir les artistes locaux, et ce, qu’ils soient consacrés ou émergents, un concours organisé à la grandeur du Québec en collaboration avec Voir et les magasins HMV a permis de dénicher un nouveau talent, David Claude, auteur du titre gagnant qui se retrouve sur le disque. Disponible le 23 novembre, Café Méliès volume 3 propose une ambiance de "profondeur lascive", selon ses créateurs. (M.Hamelin)

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Tout va bien

C’est mardi dernier, dans le confort du tout nouvel Hôtel Godin, que Michel Rivard présentait officiellement le quadruple album en concert ponctuant un quart de siècle de carrière. Des premiers albums magiques à la maturité de Rive-Sud, en passant par le Phoque en italien et une douzaine de duos attachants, Bonsoir… mon nom est toujours… démontre avec éloquence, s’il le fallait, que Rivard fait partie depuis longtemps, au même titre que Félix ou Vigneault, de nos trésors nationaux.