BloguesStéphane Martel

L’univers angoissant de Lynch


Twin Peaks
 

J'ai un secret à vous confier : je suis un inconditionnel de David Lynch. Oui, j'étais heureux de voir la page frontispice de l'édition du Voir de cette semaine. Oui, j'étais le premier à aller chercher mes billets et à faire la file pour la première d'Inland Empire, vendredi dernier, au sympathique et agréablement broche à foin Cinéma Du Parc. Oui, une fois de plus, je suis sorti de la salle bouche bée. Oui, je reverrai certainement le film sur grand écran dans un avenir rapproché. Mais voir ce film m'a surtout donné le goût de replonger dans l'univers sonore des vieux films du génial réalisateur américain.

Première trame sonore que j'ai glissée dans mon lecteur aujourd'hui? Celle de Twin Peaks, la série télé. Angelo Badalamenti est un compositeur admirable (il collabore aux trames sonores de Lynch depuis Blue Velvet, en 1986), mais il me semble que cette b.o. a pris quelques (plusieurs?) rides avec les années. Vous trouvez pas que les synthés d'époque sont aussi lourds que le légendaire piano de Lennon sur Imagine? Tout de même, je ne crois pas m'avancer trop loin en affirmant qu'une bonne partie du succès des films de Lynch est directement liée aux trames sonores lugubres, angoissantes et évocatrices de Badalamenti.

Bon. Demain, je passe à Fire Walk With Me et Lost Highway