Buddhattitude Freedom |
À chaque semaine, c'est inévitable, je reçois une quantité industrielle de compilations électro. Bon d'accord, j'avoue que certaines d'entre elles valent le détour, mais y'a de ces collections qui me donnent vraiment la nausée.
Prenons, par exemple, la collection Buddhattitude Freedom. Avec ses tendances new-age racoleuses (un ruisseau qui coule, des bruits de nature, des voix féminines aguichantes), on dirait du Enya sur l'acide ou alors du mauvais Enigma (si c'est possible). Sérieusement, c'est à s'arracher les cheveux sur la tête! Je vous le jure, les compilations sont tellement nombreuses de nos jours qu'il faut fouiner, fouiner et encore fouiner pour dénicher des titres de qualité.
Parlant de compils, Dan Desnoyers vient de faire paraître un nouveau volume de In Da House. Ça fait peur. Vraiment.
Des compilations : «The Best of», «The Best Best of», «The Best Best Best of» ; des «re-makes» de vieilles tounes ; des «j’chante ta toune pendant que tu chantes la mienne» ; quand c’est pas des «chantons nos tounes en coeur» ; et j’en passe.
La scène musicale serait-elle la proie de la C. difficile ?
– C. difficile de gagner sa vie «quand on fait d’la musique et qu’ça fait pop».
– Pourquoi s’rendre Ça difficile quand on peut faire Ça facile ! (Copier/Coller. Copier/Coller. Copier/Coller…)
– C. difficile de créer, et à pas cher ; alors, remixons !
Toutes ces réponses peuvent être bonnes.
Mais surtout, la toune de ma toune de ta toune, ça ne fonctionne pas si mal que ça. Même que, ça m’a l’air de fonctionner assez bien vu le nombre de copies, le nombre de copies, le nombre de copies de compilations et de «re-makes» sur le marché.
NOTE :
Confucius ne s’étant pas penché sur la question des compilations et du remixage de tounes, je dirai donc :
« Le mixage, c’est comme de la crème :
fouetté juste assez, devient un pure délice ;
un peu trop, un supplice !»