Un mécanicien en lock-out du Journal de Montréal, Réal Asselin, occupe ses temps libres à dénoncer la situation dans laquelle lui et ses collègues sont plongés…
Nous sommes en 2006, et dénoncer se fait désormais à travers un blogue: Journal du lock-out.
Il en a gros sur le coeur le Monsieur, un extrait:
Montréal, 8 novembre 2006
C'est difficile de voir chaque matin, dans n'importe quel restaurant, des travailleurs lire le Journal de Montréal en buvant leur café. Je préfère ne plus y entrer, passer mon chemin et aller boire mon café au local, avec mes compagnons de travail.
Je ne leur en veux pas, au contraire! C'est à nous qu'il faut s'en prendre, à nous d'avoir été incapables, jusqu'à maintenant, d'alerter le public. Quand je disais que peu de gens comprennent notre conflit, j'aurais pu dire, aussi, que peu savent que nous sommes en conflit. Ne trouvent-ils pas le Journal chaque matin à leur porte ou dans leur restaurant préféré?
Par ce blogue et par d'autres actions à venir, nous allons tenter de remédier à cette situation et renverser la vapeur.
Mais n'est-il pas ironique de savoir que le Journal de Montréal lui-même n'en parle absolument pas? ni aucun des médias entre les mains de la famille Péladeau? On décrète un lockout sans même avertir la population, ou simplement ses lecteurs.
Ça me laisse songeur quand Québecor vient parler de sa convergence, songeur…
Moi,ce qui me laisse songeur,
c’est le silence de plomb des journalistes de cette boite.
Il me fait penser à celui,encore plus assourdissant,
de ceux de Radio-Canada à propos de
la suspension de la journaliste Christine Saint-Pierre.
Madame Saint-Pierre réintègrera ses fonctions le
15 novembre,nous dit-on.
Le 15 novembre,ça me rappelle quelque chose,pas vous?
Ah oui,c’est bien le trentième anniversaire de la
première victoire du PQ,en 1976,ça!!
Quoi?Et le droit de réserve???
En toute logique,je suggère donc que soient suspendus,
jusqu’aux prochaines élections,tous les journalistes
et la direction de Radio-Canada pour non respect du
droit de réserve.
On lira la suite dans « Le Journal de Montréal »,
ou ailleurs,si la direction de ce journal continue
de confondre droit de réserve et censure.