Tenez, j'étais à l'émission Tour de piste de La Première Chaîne avec Josée Blanchette et Paul Cauchon ce soir.
Une table ronde sur les blogues dans laquelle on apprend que le chroniqueur Médias du Devoir aime la littérature érotique et que le blogue de Joblo a déjà eu les morpions.
Je voulais ploguer ma phrase: "Vous avez le droit de garder le silence. Tout ce que vous direz pourrait être blogué contre vous".
Mais bon, j'ai oublié.
En revanche, je vous rends hommage, chers précieux lecteurs de ce blogue!
Il était 21h07 hier soir lorsque je revenais de l’épicerie et, ayant allumé la radio tout à fait par hasard, je suis tombée sur l’émission.
Quelqu’un t’a déjà dit que tu as une voix très, comment dire…radiophonique? Très suave à tout le moins. Ce fût très agréable de vous écouter.
Je crois pour ma part que la blogosphère a franchi des limites que ne le feront jamais les médias traditionnels. Au-delà même d’un réseau de nouvelles en direct 24/24, le blogue nous donne accès au coeur de l’information via les tripes du blogueur. De plus, le réseau s’avère est plus représentatif de la vie elle-même, i.e. crue, variable, instable, évolutive.
Je vous remercie et vous lève mon chapeau!
Question niaiseuse,ou question de niaiseux chosi mais bon,moi je me demande ce que veux dire « la premiere chaine ».J’imagine qu’ils veulent dire par la que c’est la plus vieille.Tant qu’a moi ca pourrait etre aussi la premiere chaine a partir du 0 sur la télécommande (jamais rien vu au 1).Le 1 ca doit etre juste pour faire 31 pis 14! T’as-tu déja entendu quelqu’un dire c’était super bon hier au 1? C’est comme en France; France1,France2,France3,(france 4??).Disons aussi que si c’est >LA< premiere chaine,c'est qui la deuxieme? TVA? Si tva est deuxieme aucune gloire a etre premiere! lol Bref Média-Man pourrais-tu m'éclairer,question un jour peut-etre de dirigé un copain, incidieusement, sur la mauvaise route,pour ensuite m'obstiner sans trop de "conviction" dans l'espoir qu'il me propose de parier tout ses jetons! Le con! lol
Geneviève a raison, mais une petite partie de sa réaction m’interpelle particulièrement :
« Au-delà même d’un réseau de nouvelles en direct 24/24 »
Si certains blogues sont incontournables et fort intéressants, le danger que peut par contre représenter la blogosphère dans son ensemble est qu’il est facile d’y véhiculer n’importe quelle connerie et faire ainsi circuler des fausses rumeurs. Plus efficacement et immensément plus rapidement que les médias « traditionnels » quand ils ne vérifient pas leurs sources et veulent être les premiers sur un scoop.
Il y a aussi une multitude de gens qui se cachent sur leur blogue derrière une fausse identité et s’inventent une vie virtuelle plus passionnante que la leur. Au fur et à mesure que leur blogue gagne en popularité, ils y perdent en lucidité, confondant ce qu’ils sont vraiment et leur profil de blogueur.
Bien sûr, je ne parle là ni de vous, ni des journalistes ou personnalités du monde artistique qui ont des blogues « sérieux ». Et je vous rassure, je ne parle pas de moi non plus 😉
Mais les blogues, c’est aussi ça. Des « pros », mais aussi une multitude d’internautes qui ont l’illusion de le devenir grâce à la tribune que leur offre leur blogue, y véhiculent souvent des platitudes personnelles ou des grosses bêtises, nuisant malheureusement à la crédibilité de ce moyen de communication.
Geneviève a aussi raison sur un autre point : vous avez une belle voix, très « radiophonique ».
J’avoue que mon propos mérite une petite précision…je n’avais pas encore pris mon 2e café!!
Il est utile de préciser que je ne consulte pas les blogues qui racontent n’importe quoi.
Je me fie à ce que je crois être de bons blogues (tel que celui-ci) et me content des références qui m’y sont offerts.
Et au-delà d’un réseau de nouvelles en direct 24/24, il y a les personnes qui donnent de leur cru sur une blogue. C’est ce que j’aime, l’authenticité à 100%.
« Je me fie à ce que je crois être de bons blogues (tel que celui-ci) et me contentE des références qui m’y sont offertEs. » Dieu merci, c’est vendredi!!!!
Il était aussi question de la fermeture du théâtre Lachapelle, dans cette émission, un lieu de diffusion soutenant et (risquant) beaucoup au niveau de l’art émergeant, mais qu’elle est l’importance d’un tel sujet à comparer des états d’âmes de bloggeur d’humeur, hein ? Ça n’attire pas le même « rating » ?
Voir, un hebdomadaire culturel, dans le sens de 7 Jhoûrs ? J’ose espérer que non, il y a des trajectoires qui peuvent se corriger, pendant qu’il est encore temps…
C’est quoi, alors, le mandat d’un journaliste dans un hebdomadaire culturel ?
M. Rousseau, j’espère en lisant votre message, que vous ne me critiquez pas personnellement en me disant que je devrais m’intéresser sérieusement au sort du Théâtre La Chapelle?
Si c’est le cas, j’aimerais expliquer ici la nature de mon travail.
Je critique et je chronique sur les Médias.
Pas le théâtre, pas le patinage artistique, pas l’actualité internationale, pas les échecs, pas les chiens écrasés.
Les Médias.
Comme tout le monde, je n’ai que 24 heures dans une journée, et même si je trouve triste le sort du Théâtre La Chapelle, mon opinion n’a rien de plus originale que celle d’un autre. Ce n’est pas mon domaine, désolé.
J’observe toute cette histoire comme un simple citoyen. Et je ne commencerai certainement pas aujourd’hui à commettre des opinions sur toutes sortes de sujets que je maîtrise mal.
J’ai la prétention d’être un peu compétent lorsqu’il est question des médias. Pour le reste, je laisse la place à mes collègues.
Aussi, je vous suggère d’aller partager vos points de vue sur le Théâtre La Chapelle sur l’article en brève consacré à l’histoire dans le Voir de cette semaine:
http://www.voir.ca/artsdelascene/artsdelascene.aspx?iIDArticle=45728
Bonne journée!
« …M. Rousseau, j’espère en lisant votre message, que vous ne me critiquez pas personnellement… »
Je questionne seulement le fait de vouloir être toujours dans le buzz, le flash, le trafic de « cliquomane-qui-veulent-avoir-les-billets-gratisse » à tout prix versus un traitement plus approfondis de problématiques touchant à la médiatisation de l’art.
Oui, touchant à la médiatisation ! Expliquez-moi comment les pires insignifiances, les anecdotes portant sur les pires guidounes médiatiques et clowns du show-bizz puissent faire l’objet d’un traitement sur un portail culturel, même sarcastiquement, alors que des institutions comme Lachapelle ne bénéficient que de (très) rares entrefilets ! Parce que Voir, s’en est un média.
Pourquoi des tribunes existent-elles sur ce site pour à peu près n’importe quoi, les médias, la chanson pop ou alterno-ado, la mode, mais pour les arts de la scène, nada !
Ça ne correspond pas assez à la clientèle cible ?
Les intérêt de la génération fondatrice de ce magazine ne correspondent plus au plan de marketing ? Pourtant,les billets des spectacles des annonceurs, dans vos pages, c’est en (très) grande partie nous qui les achetons…
Quel est le rapport entre le marketing, la publicité, et la liberté de couverture dans les médias, actuellement, Monsieur Proulx ?
C’est un scandale, le retrait du financement pour les troupes de danse, (entre autres)le Studio 303 et Lachapelle sur le bord du gouffre, ça devrais faire le covert-page, la une, c’est un affront de la droite néo-libéralisante à la création.
Cette couverture timide, molle d’un enjeux aussi important est profondément inquiétante et symptomatique d’un pernicieux glissement de la part de médias se voulant alternatifs ! Médias, je le répète, mééé-diii-aaas…
Oui, j’avais déjà lu les entrefilets. Mais je m’attend plus de mon journal préféré que je dévore avidement depuis le début.
Je me permets de répondre ici, même si je me mèle de ce qui ne me regarde pas, mais :
1. Les « cliquomanes-qui-veulent-avoir-les-billets-gratisses » ne viennent généralement pas sur ces blogues puisqu’ils ne leur rapportent rien ! Merci donc d’avoir un peu plus de respect pour les lecteurs qui s’intéressent vraiment à ce qui vous emmerde peut-être, c’est-à-dire les médias, la chanson pop ou alterno-ado ou, entre autres, le cinéma !
2. Vous voulez un blogue qui parle exclusivement de ces sujets que tout le monde boude parce que « ça ne correspond pas assez à la clientèle cible ? » Créez-en un ! Le blogue de Steve Proulx et ceux des autres journalistes du Voir intéressent de nombreux visiteurs du site par leurs sujets et leur qualité. Et j’imagine qu’ils vous intéressent aussi. Vous n’êtes pas maso, n’est-ce pas ? Vous ne cliqueriez pas ici si ça ne vous intéressait pas au moins un peu.
3. Les blogueurs écrivent librement sur des sujets dont ils ne pourraient pas forcément parler dans leurs articles. C’est un mode de communication moins figé qui peut ne pas vous plaire, mais de grâce, n’imposez pas aux blogueurs VOS sujets alors que c’est LEUR espace. Si vous préférez parler de La Chapelle plutôt que des blogues, sujet qui au passage intéresse immensément plus les lecteurs d’un blogue qui porte sur les MÉDIAS, pourquoi ne pas chercher une tribune plus adéquate ?
1. -J’aime le cinéma, la bonne pop et bien d’autres, alors merci de ce peut-être…
2.- Un sujet que tout le monde boude, laissez moi rire ! Les arts de la scènes sont très variés, et de ce fait rejoignent une vaste clientèle. Pour le blog, c’est déjà fait, j’en ai un sur le jazz, et un sur le théâtre. J’estime le blog de Monsieur Proulx, je parle ici d’une problématique médiatique, pas de l’individu, qui fait très, très bien son travail, au demeurant. Ne pas confondre, svp.
On peut encore discuter de problématiques médiatiques sans tomber dans l’antagonisme primaire, au Québec, je pense…
Je parle justement de média et de blog !
3. Je ne m’étend que très rarement dans les blogs non-modérés, justement parce que tout s’y antagonise si rapidement, d’ailleurs, je regrette déjà…
Entéka
Eh bien, monsieur Proulx, je vais commencer par le sujet que l’on ne s’attendrait pas à vous voir aborder ici, pour commencer.
Bon, peut-être qu’on vous parle ici davantage en tant que responsable éditorial d’un journal indépendant que par souci d’aborder le sujet particulier de cette entrée (les blogues) et celui de toutes vos intervention virtuelles (les médias et leur impact).
D’après moi, cette polémique pourrait avoir sa raison d’être N’IMPORTE OÙ puisqu’on peut facilement engueulé n’importe quel blogueur, relié à n’importe quel média, sur le déclin de la culture qui n’est pas télégénique, au Québec.
Je ne dis pas que l’on ne soulève pas un sujet d’importance capitale, au contraire! Je dis simplement que ce n’est pas compatible avec la vocation du Voir de faire ce que la SRC ou Télé-Québec devrait faire pour respecter leur MANDAT!
Un journal indépendant doit répondre à des impératifs économiques s’il veut simplement SURVIVRE et attiré son lectorat chaque semaine. C’est ce qui assure son indépendance.
Voyez-vous, si Voir se mettait à faire des campagnes messianiques à chaque fois qu’une institution culturelle est menacée à Montréal ou au Québec, elle finirait logiquement par subir le même sort que les sujets abordés!
J’ai fais la promotion de bien des « médias alternatifs » dans le passé pour une radio communautaire et je peux vous dire qu’ils faisaient à l’époque des pieds et des mains pour intéresser le public aux scandales qui vous préoccupent (autant que moi), mais ils sont pratiquement tous morts ou bien se contentent toujours de la même clique de disciples.
J’ai essayé de donner un « spin » à des périodiques alternatifs de ce type et je peux vous dire que leur travail est exemplaire.
Toutefois, vous rappelez-vous de « Temps fou » et « Virtualités »? Lisez-vous « Possible », « Liberté » et « Spirale »?
Les premiers sont morts « alternativement » et les seconds se contentent de subventions.
Bref, ne demandez pas au Voir de se suicider, merci!
Bon, maintenant que je me suis mêlé de ce qui me regarde (étant donné que j’apprécie ce qui se fait sur ce blogue et dans ce journal davantage que ce qui ne s’y fait pas, plus ou pas assez), je vais ajouter mon grain de sel sur le sujet abordé: les blogues.
Personnellement, je ne suis amateur de blogues que par hasard. Mais je suis intrigué par les médias depuis toujours.
Toutefois, je le suis consciemment depuis que j’ai « rencontré » Marshall McLuhan.
On ne dira jamais assez à quel point cet homme est un génie de la communication!
Bref, tout ça pour dire que s’il faut vraiment parler de « blogues » et essayer de définir ce que c’est: il faudrait dire que c’est un SAVANT mélange de tous les médias en un seul, mis au profit du monde entier. Rien de moins!
Mais, là, on ne réinvente pas le bouton à quatre trous en disant ça…
Par contre, il est important de rajouter une chose essentielle. Internet est un média qui s’apparente à un réseau de communication semblable à un truc vital dans nos vies: le téléphone.
Personnellement, le média qui me fascine le plus, c’est ce bon vieux téléphone.
Le téléphone considéré comme indicateur majeur de développement démocratique, selon l’ONU. Un média qui encourage le nomadisme partout sur la planète et provoque la migration de la main d’oeuvre par le biais de ses réseaux conventionels, satellitaires et cellulaires. Un appareil qui permet littéralement de « voyager sans bouger », comme dirait Jamiroquai.
Et comme je le disais à l’époque où je travaillais dans les sondages: le téléphone est un « truc » qui permet de devenir « intime à distance ».
Alors, cela étant dit, on peut conclure en disant que le blogue est un « téléphone public ». lol
Mais pas n’importe quel téléphone public: un téléphone qui fait entrer le monde dans une sphère d’influence particulière, la bloguosphère.
Si le téléphone cellulaire amène l’intimité dans les lieux publics, le blogue fait le contraire, tout simplement!
Voilà! CQFD!
« Il y a aussi une multitude de gens qui se cachent sur leur blogue derrière une fausse identité et s’inventent une vie virtuelle plus passionnante que la leur. »
Eh oui! Ça s’appelle de la fiction et ça ne date pas d’hier… 😉 D’ailleurs, il y a quelques siècles, on adressait au roman les mêmes reproches que ceux que vous faites présentement.
Parlant de fiction, de blogues et de littérature érotique, Anne Archet est la plus connue mais j’ai aussi découvert récemment deux blogues québécois, tout aussi intéressants.
Celui de Victoria W. (http://victoria-w.blogspot.com) très « witty » explore le multimédia et celui d’Albertine Bouquet (http://desir_obscur.livejournal.com) cru et drôle diffuse aussi un podcast.
« …Un journal indépendant doit répondre à des impératifs économiques… »
Je pense qu’il est possible de quitter le niveau pré-papier, coup de gueule rapidement beurré, la critique de un 1.5 feuillet, et aborder de façon accessible, conviviale et intéressante pour tous la problématique du glissement de la couverture médiatique des arts « non télégéniques ». Et ce sans nécessairement emprunter au plus bas dénominateur commun. J’ai une très grand confiance en l’intelligence des gens, malgré tout, pourvu qu’on s’y adresse.
Ce qui arrive à Lachapelle n’est pas un cas isolé, mais c’est ce qui risque d’arriver à plusieurs compagnies, centres bientôt. C’est une tendance très nette, et la problématique de l’engagement des médias alternatifs et publics est un très grave problème. Tu ne peux pas faire vivre un journal, un média à coup de pubs payées en très grande partie par ces « arts non-télégéniques », empocher l’argent, puis te retourner et contourner les problématiques les concernant et rester en zone de confort ultra « people ». Il y a un jute milieu, entre la mièvrerie et le journal ultra alterno et aride qui rebute tout le monde et ferme ses portes. « No taxation without représentation », certes, mais l’inverse aussi est vrai. Imaginez un magazine portant sur la coopération internationale qui accepterais toutes les pubs et le fric d’organisations caritatives, mais qui ne couvrirais qu’en entrefilet les problématiques plus subversives du développement pour se livrer à des reportages quasi-touristiques, parlant de la dernière visite de Justin MachinLake, de la bonne bouffe dans tel restaurant d’Afrique, et de la dernière tendance mode en Éthiopie…
Là, je ne parle pas de Monsieur Proulx en particulier, que j’aime bien et qui est très bon, je le rappelle, mais d’une problématique globale. Puis oui, les télés publiques ne remplissent pas leur mandat, et pas à peu près. Nous sommes donc devant un courant global.
Suite prochain post
Alors, je repose la question : Quel est le rapport entre le marketing, la publicité, et la liberté de couverture dans les médias, actuellement, Monsieur Proulx ? Si St-Pierre ou autre, très brillant critique, décide de faire une analyse approfondie de 10 feuillets, qu’est-ce qui arrive ?
Monsieur Rousseau, vous me faites penser à Jean-Jacques. Ce qui n’est ni un compliment ni une insulte.
Simplement, le mythe du média alternatif est aussi risible que celui du « bon sauvage ».
Tout d’abord, le média indépendant n’est pas nécessairement alternatif. À moins qu’on le considère comme une alternative à ce qui existe sous le même format. Mais peut-on comparer Voir au Devoir, au Journal de Montréal et à La Presse à cause du papier?
Je ne crois pas. On doit le comparer au ICI. Et rappeler que le ICI est une excroissance valable d’un empire médiatique qui peut profiter de ses assises financières convergentes pour COUVRIR l’actualité culturelle.
Voir ne bénéficie pas de ce type de « soutien ». Mais ce qu’il perd en soutien financier, il le gagne en indépendance.
Pourtant, les deux survivent grâce aux mêmes annonceurs ou presque.
Cela étant dit, monsieur Rousseau, ce que vous ne semblez pas saisir, c’est que Voir ne peut pas assumer le rôle que des médias étatiques devraient prendre en main plus sérieusement. Alors, pourquoi ne pas les apostropher directement ou publiquement?
De plus, ce que les gens qui pensent comme vous ne comprennent jamais, c’est simple: vous refusez de soutenir ce qui existe en essayant d’imposer à un média offert « gratuitement » la vocation déjà assumer par des périodiques de qualité et aussi profonds que vous le désirez lorsqu’il s’agit d’aborder la culture que vous chérissez, comme bien des gens.
Mais vous refusez d’admettre une chose, malheureusement.
Vous ne voulez PAS payer le PRIX de cette couverture médiatique plus critique de la culture!
Ce qui me fait profondément chier, d’ailleurs, ce sont tous ces bien-pensants qui refusent de dépenser afin d’appuyer financièrement des initiatives EXISTANTES, qui tirent le diable par la queue pour subsister!
Le Couac se meurt avec 1200 abonnés, le savez-vous? Les articles de Urbania, Spirales et Liberté, les lisez-vous?
Le bon journalisme culturel a un prix!
Certes, mais je me demmande sur quoi vous vous basez pour faire cette affirmation. « Vous ne voulez PAS payer le PRIX… »
Refuser d’appuyer des initiatives exsitantes ? Franchement, je pense dépenser à moi seul probablement beaucoup, beaucoup plus en billets, magazines, abonnements ou achats direct que la moyenne. Vous n’avez qu’à reguarder le nombre de pièces, de spectacles dans mon profil, et vous verrez. Dites-vous que c’est la même chose pour le reste. Avant de présumer, prenez le temps de me connaître un peu…
Ceci détourne le propos de ma question. Le kouak et tutti quanti, c’est bien, mais ce ne sont pas eux qui tiennent le gros du crachoir actuellement. Je n’ai jamais dis que Voir, et autres semblables, devaient mettre leur tête sur le billot, se sacrifiant en jouant les messies de l’absolu. Mais je pense qu’il y a un juste milieu. Comment un média peut-il demeurer populaire, rassembleur, INDÉPENDANT, cohérent face à ceux qui lui procurent revenus, dans un compromis acceptable entre le propos « people » et la marginalité , tout en restant viable dans le contexte économique actuel, face auquel il ne faut surtout pas se raconter d’histoire. Ceci peut même englober la question du mode de financement, du non respect de leur mandat par la télé publique, et une éventuelle redistribution des fonds mal utilisés, si vous voulez.
Moi je ne veux pas d’une lutte d’égo typique des blogs, jusqu’à l’habituel atteinte du point Goodwin, je veux parler de:
Quel est le rapport entre le marketing, la publicité, et la liberté de couverture dans les médias, actuellement.
Sur ce, c’est suffisant, je quitte ce tread et retourne à mon habituelle réserve face aux blogs non-modérés, une vrai belle journée dehors, vivement sur le Mont Royal.
Cordiales et respectueuses salutations à tous les amateurs de culture de ce site !
Cessons un moment l’enflure de mots. Je suis en train de tenter de répondre à la question d’Yves Rousseau, que je trouve tout à fait pertinente!
Eh bien!
Monsieur Rousseau, vous invoquez le « point Goodwin » alors que ni vous ni moi n’avons parlé de « nazisme ».
Ensuite, lorsque dans une conversation on invoque le beau temps ou l’intervention providentielle d’une autorité compétente; c’est qu’on méprise son interlocuteur ou qu’on refuse d’argumenter plus avant. Et ce, tout en lui refusant « subtilement » l’opportunité de clarifier sa penseé.
Cela étant dit, monsieur Proulx, avec tout le respect que je vous dois, j’aimerais ajoutez ceci avant d’aller « cultiver mon jarin ».
Au lieu de voir dans cet échange une « enflure de mots », j’y vois plutôt le signe que la culture déclenche encore les passions sur le web.
Vous travaillez pour un hebdo culturel, alors n’est-ce pas un bon signe?
D’ailleurs, j’ai attendu une journée complète avant de réagir à votre entrée parce que je croyais que ça allait déboucher sur une discussion tournant autour de l’érotisme (sous prétexte de parler de cul en public).
Mais si j’ai malencontreusement insulté monsieur Rousseau qui, en allant se promener ne fait que prouver à quel point l’attitude de l’auteur « des rêveries d’un promeneur solitaire » lui va bien; j’en suis curieusement désolé.
Toutefois, jamais je n’ai prétendu que mon point de vue était plus valable que celui de quelqu’un d’autre. Je le défend avec tout le bon sens et les « décès médiatiques » auquel j’ai assisté dans le passé.
Vous m’excuserez encore une fois, monsieur Proulx, mais je ne reconnais qu’à l’avenir de décider si j’ai raison ou tort sur un sujet. Et lorsque j’ai tort, je le reconnais volontier!
La question de monsieur Rousseau est pertinente, je veux bien, c’est la raison pour laquelle j’élaborais sur le sujet avant son départ!
Mais qu’on ne vienne pas me dire que ce que j’affirme n’est pas le reflet d’une triste réalité: nous méprisons notre propre culture et même ceux qui essaient de la défendre, au Québec.
Cela étant dit, je m’en retourne faire de la « littérature équitable »…
J’écrivais : « Il y a aussi une multitude de gens qui se cachent sur leur blogue derrière une fausse identité et s’inventent une vie virtuelle plus passionnante que la leur. »
Vous m’avez répondu : « Eh oui! Ça s’appelle de la fiction et ça ne date pas d’hier… 😉 D’ailleurs, il y a quelques siècles, on adressait au roman les mêmes reproches que ceux que vous faites présentement. »
Je pense que dans ce cas, nous ne parlons pas de la même chose… Je sais, pour en avoir connu un, qu’il y a des internautes si malheureux dans leur vie « normale » qu’ils s’en inventent une virtuelle. Et les blogues leur servent de journal intime dans lequel ils exposent non pas ce qu’ils vivent, mais ce qu’ils souhaiteraient vivre. Il s’agit ici non pas d’un jeu, mais d’un besoin maladif. Il arrive malheureusement que certains d’entre eux basculent dans cette vie virtuelle qu’ils idéalisent au point d’en arriver à y croire. Bien sûr, ces cas sont rares, mais ils existent aussi et forment une petite partie de la blogosphère. Et contrairement à ceux qui s’inventent une vie dans leur roman, les blogueurs dont je parle carburent à l’attention instantanée de leurs lecteurs.
Autre danger : les blogueurs anonymes qui ne vivent plus leur vie qu’en fonction de leur blogue… Quoi qu’ils fassent, ils écrivent déjà dans leur tête ce qu’ils s’empresseront de rédiger sur leur blogue en rentrant. Certains d’entre eux deviennent totalement dépendants de leur journal en ligne, y font de leur quotidien banal toute une aventure.
Quand on parle de blogues, il y a ceux des journalistes ici ou ailleurs, souvent très intéressants et professionnels, mais il y a aussi les autres, ceux des internautes anonymes qui prennent de plus en plus de place sur la toile.