Je viens de me rendre compte que Christian fait son propre café, qu'il presse dans une Bodum, dans un coin de son bureau. J'y ai goûté hier, et il est pas mal du tout.
Hier, j’ai aussi accompagné Olivier à l’émission de radio d’Isabelle Maréchal, chez qui il tient une chronique musique toutes les semaines. Il parlait cette fois-ci de l’artiste Philémon chante. J’écoute en boucle sa musique depuis ce matin. Sa voix m’atteint d’une manière incroyable, moi qui ne m’y connais pas beaucoup en musique. Derrière la vitre du studio d’enregistrement, où l’on m’avait forcée de me tenir à l’écart parce que je fouinais trop, je m’imaginais les milliers et milliers de personnes écoutant l’émission en direct. «Ça, t’y penses pas», m’a dit Olivier en sortant de la cabine. Tant mieux pour lui, parce que moi, ça m’échappe.
À la demande d’Olivier, je tiens à vous faire part que nous comptons partir une entreprise de poutine à l’étranger. C’est une chose qui a déjà été faite par un Québécois au Japon, et il y fait fureur. Nous irions donc ouvrir des kiosques à Barcelone, pour faire compétition aux samossas qui se vendent comme des petits pains à la sortie des boîtes de nuit. Nous travaillons en ce moment sur ce projet auquel nous croyons fermement.
En avant-midi, Tristan m’a chargée de trier son courrier. Je me suis installée à la table de bois où était assis le formidable Aznavour il y a quelques semaines, de passage dans les bureaux du Voir. J’y ai déballé les quelques trentaines de livres venant de différentes maisons d’édition, de maisons de presse et de galeries d’art. «On reçoit de tout», m’a assuré Tristan: témoignages d’une fille dans «Occupation double», documentaires sur les Ovnis, traductions d’œuvres ayant reçu le prix Nobel de la paix. Certains auteurs avaient même joint à leur livre une note adressée à Tristan, lui priant d’y jeter un coup d’œil. Je me rends compte à quel point nous avons tous besoin de nous faire entendre. Comme moi, dans ce blog que je juge parfois inutile, mais qui, je l’espère, égaiera un peu votre journée. Blâmez-en la jeunesse, qui s’intéresse à l’inutile et en fait une passion (pour citer mon admirable professeur de création littéraire Robert Lalonde).
On appelle aussi les alpinistes » conquérants de l’inutile » !… C’est une discipline qui affiche gaillardement son bicentenaire !…Peut-être parce que les limites de « l’utile » n’ont jamais été définies … et que, quelque part, cette notion n’est pas …utile !…