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BloguesLe blogue de Valérie Thérien

Retour sur Pierre Lapointe aux Francos

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photo Victor Diaz Lamich

 

Hier soir aux Francos, Pierre Lapointe présentait pour la toute première fois en Amérique du nord (c’est lui qui le dit!) son spectacle Paris tristesse, autour de l’album du même nom lancé dans l’Hexagone en 2014 puis ici en février dernier. Il s’agissait logiquement d’un spectacle en solo au piano, dans les murs de la magnifique Maison symphonique.

Je suis une très grande fan de l’oeuvre de Pierre Lapointe et je l’aime beaucoup en solo; j’y ai bien sûr trouvé mon compte hier soir.

Je paraphrase, mais il a débuté le concert en disant à la blague que l’album rassemblait ses pièces dépressives, mais qu’au moins c’est bien plus glamour être dépressif à Paris! Ce moment était pas mal à l’image de la soirée: l’interprétation de pièces magnifiques qui décrivent avec tant de justesse les sentiments humains, entrecoupées d’anecdotes savoureuses – comme celle de la genèse de S’il te plaît, pièce écrite pour l’actrice Monia Chokri mais qu’il a finalement décidé de garder pour lui parce qu’elle est trop bonne, aha! – teintées de l’égocentrisme hilarant qu’on lui connaît.

Quoiqu’il n’ait pas donné sa meilleure performance vocale hier soir,  il n’a pas manqué de faire valoir ses talents de pianiste et il y a eu de belles surprises. Premièrement, de le voir reprendre à nouveau sur scène Moi Elsie, une si belle chanson écrite par le grand Richard Desjardins. Quelque chose me piquait définitivement dans l’oeil. Grand plaisir aussi de l’entendre jouer De glace, qui ne se retrouve pas sur Paris tristesse, mais qui est l’une des mes préférées. Et une autre larme.

Il y a eu de beaux moments en rappel aussi. C’était toute une image que de voir le chanteur juché tout au fond de la salle aux côtés de l’organiste en résidence de l’OSM Jean-Willy Kunz, à se lancer dans une vivante interprétation de La chanson de Bilbao. Puis, un duo à la guitare avec Félix Dyotte pour Comme ils disent d’Aznavour.

De retour à son piano, la soirée s’est terminée de belle façon. Le chanteur y est allé d’une autre anecdote (longue histoire, mais il y avait beaucoup d’alcool, un chauffeur de taxi haïtien et un itinérant) sur son amour-haine pour sa chanson la plus connue (2 X 2 rassemblés), qu’il a appris à réapprivoiser.

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Gros pouce en l’air aussi à la formation française Fauve, qui a enflammé le Métropolis mardi dernier. Mon amie Antonine l’aventurière a réussi à nous faufiler en avant de la scène et j’ai pu voir de près toute l’énergie qui se dégage du MC et des cinq musiciens. Ce n’est pas pour rien que le public québécois aime Fauve et en redemande. C’est un très bon show!