BloguesChez Venise

Récolte : 4 d’un coup !

 

Vous vous rappelez ? Je lis que de la littérature québécoise et je m’en porte merveilleusement bien. Je lis local ! Certains me disent que je me prive des chef d’oeuvre venant d’ailleurs. Peut-être, je ne le nie pas. Mais je ne manque aucun chef d’oeuvre d’ici ! Quoiqu’il en soit, comment raisonner une personne qui se prend pour une missionnaire ? Si vous voulez vous y risquer … bonne chance !

Je vous présente des extraits avec un « Suite » aboutissant au Passe-Mot de Venise , un carnet littéraire né du désir des Correspondances d’Eastman de disposer d’un blogue. Finalement, à la première occasion, c’est à dire 6 mois plus tard (!), la direction m’a confiée le blogue. Faut dire qu’on voulait fermer le blogue 6 mois par année ! On le sait, ça ne se fait pas. C’est comme expulser des clients et ensuite les rappeler, comme si de rien n’était. Ouais …

Ici, Chez Venise, j’aimerais vous offrir un + , en ces jours où j’exposerai sous votre nez  ma récolte livresque. En fait, @Voir, les critiques littéraires cotent en étoiles, moi, je vais coter en coeur, ce que je n’ai jamais fait au Passe-Mot. J’irai jusqu’à 10. Sinon, ce n’est pas assez précis et donc par juste pour le travail de l’auteur et …. parce que… parce que …. j’ai un surplus de coeurs !

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Ce roman historique réédité (première édition : 1989) est une valeur sûre, tellement il aborde de sujets sans s’y perdre, grâce à l’habileté des auteurs. Peut-être pourrais-je ajouter, grâce à l’expérience car ils n’en sont pas à leur première parution.

C’est un roman qui plonge dans notre histoire, au 18e siècle, abordant la médecine au Québec. On y découvre, dans l’œuf, la suprématie des anglophones sur les francophones et celle de l’homme sur la femme à l’époque des premiers balbutiements de la médecine, ce qui implique la première école officielle qui l’enseigne. Suite ….

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Au départ, je croyais que Jean Lemieux était un nouvel auteur de polar, d’apprendre qu’il en est à sa troisième enquête m’a incitée à le choisir. Les deux premiers romans, On finit toujours par payer » (porté à l’écran sous le titre La peur de l’eau) et « La mort du chemin des Arsène »  se déroulaient aux Iles de la Madeleine, tandis que celui-ci à Québec.

J’ai trouvé la première partie assez lente mais plus mystérieuse que la deuxième. Dans la première, par intérêt pour la mère de la victime, un garçon de 12 ans mort à vélo, disparu, puis retrouvé dans la rivière 3 jours plus tard.. Pourquoi le chauffard serait revenu porter l’enfant dans la rivière ? Est-ce qu’il connait la mère et veut lui remettre le corps ? L’ambiance est diffuse, brumeuse, jusqu’à la motivation de l’agent de rouvrir ce dossier. J’ai fait connaissance avec l’inspecteur, aimant le regarder tirer sur une ficelle et une autre. Je qualifie cette première partie de polar ponctués d’accents graves de psychologie humaine. Ça m’a plu.

À partir de la deuxième partie, c’est-à-dire au moment où l’on connaît pour ainsi dire le nom du responsable de l’accident, le ton et le rythme changent. Suite …

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Deux écrivains qui s’écrivent, déjà, l’attente d’une vivacité du verbe y est. Alors imaginez deux pittoresques écrivains, Pierre Samson et Bertrand Laverdure, abhorrant l’ennui, qui s’écrivent, on s’attend à l’exaltation. Je le fus, exaltée, sans l’ombre d’un doute. Effort de concentration aidant, mon esprit est monté vers les sphères vertigineuses des mots, lancés haut par des acrobates de la langue, pour que je les regarde tomber en plein dans le mil.

Ils se sont donnés comme mission, guidé par l’éditrice, d’échanger sur le milieu littéraire. Ce fameux milieu, d’où s’élance la gauche et la droite sera arpenté par ces funambules, de long en large et de haut en bas. Suite …

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Le titre est à double sens, fait allusion également à la belle-famille. C’est l’histoire d’importants et ambitieux entrepreneurs, six frères tous mariés. Les belles-sœurs y joueront un rôle aussi important que les frères. Une entreprise de biscuits si florissante, si réputée, que les médias ont la famille dans leur mire. Leurs moindres gestes publics sont épiés. Une douzaine d’enfants, majoritairement en bas âge, agrémentent le tableau. Il est rare que les auteures s’attardent à ce point aux caractères des enfants, point que j’ai apprécié. Suite ….