BloguesChez Venise

Mon expérience à la Boutique Voir

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais mon environnement, je le regarde. Le virtuel également. Même les pubs, j’y jette un œil. En général, de la pub sur la Toile, c’est plutôt achalant : ça flashe, ça insiste, ça envahit. Dernièrement, je me suis arrêté à la pub @Voir des cartes prépayées. Ils appellent ça, la Boutique Voir. J’ai voulu savoir de quoi il en retourne.

Je n’étais pas complètement nouvelle avec le principe. Dernièrement, j’ai acheté une carte prépayée à une boulangerie de Cowansville  La Mie Bretonne, (aucun rapport avec le Voir). J’avais déboursé 90$ qui me donnait droit à 100$ de marchandise. Je bénéficie donc d’un rabais de 10%. Je peux étaler mes achats sur le laps de temps désiré. Le contraire d’une carte de crédit quoi ! Je paye à l’avance, au lieu de payer après.

@Voir, puisque c’est là que je me dirige, n’offre pas 10 % mais 25% ou 40% de rabais. Ça me semblait trop beau pour être vrai. Vous savez comment on est l’être humain, toujours peur de se faire avoir, surtout quand ça s’appelle « Boutique », ça sonne consommation. J’ai regardé plus attentivement les offres de restos, alimentation, sorties, mode, décoration, … Et puis, en plein dans le temps de Pâques est apparu sous mes yeux le nom d’une chocolaterie que je fréquente, Choco-là. En considérant que je voulais donner du chocolat à tous ceux que j’aime (!) et que je la fréquente l’été pour sa succulente crème glacée maison, ses brownies ou ses macarons, « c’est le moment d’essayer la carte prépayée » _ Attention, ce message n’est pas un publi-reportage ! _ J’avais vraiment le goût de l’expérimenter puisque cette offre fait partie de mon environnement visuel.

Je suis toujours nerveuse devant les nouvelles procédures, j’ai donc écouté attentivement la vidéo expliquant la procédure. Par l’Internet, avec ma carte de crédit, je me suis acheté une carte prépayée. J’ai déboursé 100 $ pour obtenir 140 $ de pouvoir d’achats chez Choco-là à Sherbrooke. Vous avez bien lu, l’offre était de 40%, au lieu de 25% … pas folle la fille ! Deux jours plus tard, j’ai reçu ma carte valant 140 $ par  courrier postal . Je n’en revenais pas – ce n’est toujours pas un publi-reportage ! – , j’attendais d’y croire tout à fait une fois ma transaction conclue. J’ai fait comme il était inscrit sur la lettre, j’ai appelé pour activer ma carte, le même geste que l’on fait lorsque l’on reçoit une nouvelle carte de crédit. J’ai été surprise d’entendre une « vraie » personne des bureaux @Voir. À noter que l’on peut également passer par l’internet pour activer notre carte. Je lui ai dit être enchantée du peu de temps d’attente pour recevoir la carte, le seul petit défaut étant que la lettre était adressée à une Denise Landry. Mon interlocuteur m’assura que ce devait être l’informatique qui avait « corrigé » mon prénom. « Je n’eus pas le droit à un « désolé madame », puisque c’était la faute à l’informatique. Vous avez remarquer, ainsi va la vie maintenant, les excuses de la part de commerces se font rares.

Nous arrivons au cœur de l’expérience, utiliser la carte prépayée. Je suis chez Choco-là, la veille de Pâques, je choisis chocolat par chocolat et ensuite je sors ma belle carte noire plastifiée pour payer. Deux mines atterrées la regardèrent, un vent de panique souffle de part et d’autre. Aucune des deux jeunes femmes qui m’avaient servie ne connaissait la procédure. C’était leur première fois. Il était bien entendu par question que je sorte une autre carte. Elles se résignèrent à sortir le mode d’emploi et, courageusement, se mirent à le lire. Je sentais la file s’agiter derrière moi, j’imaginais leur chocolat fondre entre leurs mains. À deux, elles réussirent à passer à travers l’épreuve, moi leur offrant un support moral indéfectible et pour terminer, des applaudissements.

J’ai acheté pas mal cette journée-là, on dirait que je me sentais riche avec ma carte ! Je vous avoue avoir été un peu ébranlée en voyant le montant de la facture s’élevant à 73 $ de chocolat raffiné (je tiens au « raffiné » en la circonstance). Je regrettais de m’être laissé entrainer devant la vitrine alléchante des chocolats. Puis je me mis à calculer. Ma facture indiquait qu’il me restait 66 $ à dépenser. Faites le calcul :  sur un billet de 100 $ sorti des mes poches, il me restait 66 $ ! Je n’avais pas dépensé autant qu’il y paraissait. Je conserve donc ma carte dans mon porte-monnaie, c’est de l’or en barre (euh …en admettant que l’or vaille 66$).

J’ai hâte à cet été, ma crème glacée ne me coûtera pas chère après le cinéma ! Non vraiment, j’ai fait un bon coup. Et je compte bien réitérer.

Vous, en profitez-vous de ce service ?