Deuxième entretien pour cette série d’entrevues qui regroupe quelques groupes québécois triés sur le tas ! Aujourd’hui, c’est Goodbye Sparta de Saguenay. Ce groupe a participé au concours En Route vers Heavy Montréal, question de se tailler une place sur le festival qui aura lieu cette fin de semaine. Avec son métalcore viril, le groupe n’a pu se hisser jusqu’à la scène pour pouvoir impressionner le public lui faisant face mais ce n’est que partie remise. Avec un soupçon d’humour, le batteur Mathieu et le chanteur Bruno répondent à mes questions !
Comme première question, c’est la plus pénible à répondre ! Vous devez nous parler de la genèse du groupe, comment les pièces se sont-elles modelées pour donner naissance à Goodbye Sparta ?
L’idée de former un band qui, au début, voulait s’inspirer des bands américains émergents du genre métalcore est venue de Sébastien. Par la suite, nous voulions avoir le contact du beau-frère de Mathieu, pour lui proposer le poste de batteur. Mathieu avait commencé à jouer de la batterie quelques mois auparavant mais il prenait des cours de batterie pour du blues. Il a vu une opportunité de faire partie d’un band donc il a plutôt offert ses services. Sébastien avait déjà David dans sa mire pour compléter le duo de guitares. Amis de longue date, le match était facile et du même coup, parfait ! Deux bassistes et un chanteur plus tard, la formation actuelle prend d’assaut le Québec !
Et que dire du choix face au nom du groupe, d’où vient l’idée ? Est-ce un pied de nez à la Spartan Race ou un clin d’œil à vos corps musclés et huilés lors de vos concerts?
Non, du tout ! La Spartan Race n’était pas aussi populaire quand on a choisi le nom en fait. On n’avait jamais entendu parler de ça, si on recule de 3 ans environ. En gros, l’idée vient de notre ancien chanteur. Nous avons décidé, après son départ, de garder le nom et d’élaborer un décor avec un univers entourant cette thématique. Ce qui s’est avéré un choix judicieux et qui apporte beaucoup d’impact visuel lors des spectacles. Quand j’y repense, nos corps musclés et huilés ne sont qu’une partie de l’équation. Nous misons sur une bonne dose d’énergie en show et une mise en scène qui prend de plus en plus de place dans nos spectacles. Les gens apprécient le côté visuel et la fougue avec laquelle nous leur balançons nos comptines rythmées et agressives !
Quelles sont les influences musicales directes du groupe ?
Je te dirais Killswitch Engage, Miss May I, Obey the Brave, Parkway Drive, Pantera, Metallica, Iron Maiden et Trivium. Les cinq membres écoutent des styles bien différents et ils ont tous évolué dans différents genres. Je te dirais qu’on essaie de faire de la place pour tous le genres et tous les goûts.
Donc, la musique de Goodbye Sparta pourrait plaire aux amateurs de quels groupes ?
Killswitch, Miss May I, Parkway Drive, Trivium. En fait, toute la nouvelle vague de bands métal ou métalcore des cinq dernières années.
Goodbye Sparta est une formation saguenéenne, est-ce que l’éloignement face aux grands centres comme Québec et Montréal semble être une épine dans la bottine face à l’expansion du groupe ou bien Goodbye Sparta est plutôt un projet de type passe-temps, comme un hobby ?
Non. C’est bien certain que tenter de percer la scène provinciale, c’est beaucoup plus compliqué que de jouer chez nous. Il faut avoir des contacts pour les salles, des endroits pour dormir car il ne faut pas se faire d’histoire ; on ne vit pas très riche avec notre paye de musicien quand on divise le chèque en cinq parts, moins les dépenses ! Quand tu adoptes une éthique professionnelle et que tu restes accessible aux autres, les opportunités arrivent par elles-mêmes. Même si le milieu est petit, il y a du monde qui s’enfle la tête ! En veux-tu, en v’la ! Il y en a encore trop à mon avis, Beaucoup de bands de l’extérieur nous ont offert des échanges de shows. Je dirais qu’une très belle entraide existe sur la scène métal dans la province, en général, pour offrir de la visibilité à tout le monde. Pour nous aider à élargir nos horizons, nous avons rejoint les rangs de Hellstorm Productions de Montréal. Nous restons quand même maîtres de nos décisions. Par contre Hellstorm nous apporte une belle visibilité et travaille conjointement avec nous pour promouvoir notre EP de 5 chansons, produit à 100% par le band. C’est un hobby sérieux. Tous les membres prennent le projet à cœur et on met tous les efforts pour que ça fonctionne à un niveau plus élevé. L’écriture et les pratiques sont aussi prises avec le plus grand des sérieux. Tous les musiciens rêvent de réussir mais nous devons tous travailler la semaine pour pouvoir nous transformer en des rockers à temps partiel, la fin de semaine. Qui ne rêve pas de dire : « Bye bye boss, je pars en tournée »
Sentez-vous que la scène saguenéenne se tient les coudes serrés de nos jours?
Oui car une belle complicité existe entre les groupes. Nous somme représentés par des gens qui tiennent la scène régionale à cœur. Les gens d’Ondes Chocs en font beaucoup. Ils couvrent tous les concerts et ils se déplacent dans plusieurs spectacles, même si c’est le même soir ! Les photographes nous fournissent des clichés très professionnels et ce, tout à fait gratuitement. Les commerces nous laissent afficher dans leur établissement. Même les radios font quelques fois la promo des événements. Tout le monde y met vraiment du sien. Les gens achètent nos démos et nos t-shirts de façon régulière lors des spectacles. Nous commençons à voir des gens dans la vie de tous les jours qui portent nos chandails. C’est toute qu’une fierté de voir notre logo se promener partout dans la ville !
Vous n’avez pas encore d’album, il n’y a qu’In the Name of God qui est disponible sur votre page Bandcamp. Comptez-vous remédier à cette situation avec un album complet en 2014 ou 2015?
Oui, l’album est composé. Il ne reste qu’à fignoler les pistes et immortaliser cet opus de 12 chansons. Il devrait être disponible en copie physique en 2015. Nous allons probablement faire quelques sorties de singles de temps en temps, question de garder les fans au courant de notre avancement.
Vous avez participé au concours En Route Vers Heavy Montréal. Que pouvez-vous nous dire face à votre participation ?
Une expérience qui, somme toute, nous a permis de nous améliorer en tant que groupe sur scène. Avec les commentaires constructifs que nous avons reçus des juges, nous y avons vu une opportunité de progresser rapidement. En plus, nous avons pu jouer devant une salle comble et gagner des nouveaux fans. On va retenter l’expérience l’an prochain pour pouvoir valider si les améliorations apportées à notre setlist ont porté fruit.
Il est évident qu’une participation face à ce festival était dans vos plans. Serez-vous présents en tant que festivaliers ?
Difficile de se prononcer à cause de nos horaires variables. Mais si nous n’y sommes pas de corps, nous y serons d’esprit. Nous mettons tous nos efforts dans l’enregistrement de notre album et sur notre participation à la finale provincial d’Envol et Macadam qui aura lieu à Québec du 4 au 6 septembre prochain.
Quels groupes sont indispensables à voir et entendre selon vous ?
Lamb of God, Three Days Grace, Voïvod, Protest the Hero, Whitechapel, Madball, Stick to your Guns, Bat Sabbath, Beheading of a King sans oublier les gagnants du concours : La Corriveau.
Toi Bruno, tu peux sûrement nous répondre à la question suivante : Qu’est-il arrivé à la formation XspandeX ? Il me semble qu’avec la popularité de Steel Panther, XspendX aurait pu jouer dans les mêmes plates-bandes musicales et s’entourer de groupies ?
Malheureusement, Xspend Mike a été appelé, dans les contrées du nord, derrière le Mur. Nous n’étions plus en mesure de continuer dû à son absence. Mais XspendX vivra toujours dans le cœur des vrais fans !
Et quels sont les projets du groupe pour terminer l’année 2014 ?
Le début de l’enregistrement de notre album. Gagner le concours pour jouer sur la programmation officielle d’Envol et Macadam le 4 septembre prochain.
Merci les coquins !
De rien mon lapin !
http://goodbyesparta.bandcamp.com/
Photo: Stéphane Tremblay de RFX