Aujourd’hui, je me concentre sur quelques sorties du label Century Media. Cette compagnie a toujours été sous le signe de la qualité et avec cette série de critiques, tu risques de t’en rendre compte… si ce n’est déjà fait!
Marduk
Frontschwein
Century Media
Le black métal « mitraillette » à son meilleur est celui produit par Marduk. Il n’y a jamais vraiment eu de répit de la part des Suédois et cet album est encore une preuve additionnelle que le groupe anéantit tout ce qui se met devant son passage. Tel un tank qui s’élance, Marduk aplatit avec vigueur.
Et non, cet album ne fait pas l’éloge du nazisme, loin de là! Comme bien des formations, Marduk aime proposer des albums « concepts » et Frontschwein en est un qui traite de la Deuxième Guerre Mondiale.
La formation est stable depuis quelques temps, il n’y a qu’au niveau des percussions qu’un changement est survenu car Lars Broddesson n’est plus avec le groupe, en théorie. C’est Fredrik Widigs de Rage Nucléaire qui bat les peaux pour Marduk maintenant.
Tel qu’annoncé plus haut, cet album pullule d’hymnes qui mettent en valeur le black métal cadencé comme le ferait une semonce de kalachnikov. Marduk n’a jamais donné dans la subtilité musicale et sur Frontschwein, l’agression prend de l’ampleur.
Il n’y a que The Blond Beast et 503 qui se veulent plus « harmonieuses » car le reste de l’album n’est qu’un attentat face à tes oreilles virginales.
Vous êtes avertis… Marduk n’est pas pour tous les canaux auditifs…
Le clip pour la pièce titre est disponible en bas.
Insomnium
Shadows of The Dying Sun
Century Media
C’est après les avoir vus avec Dark Tranquillity que j’ai vraiment pris le temps de redécouvrir ce nouvel album d’Insomnium. J’ai été grandement impressionné par la prestation du groupe aux Foufounes, je me demandais même pourquoi je n’avais pas porté autant attention à leur dernière galette. À la base, il est passé dans ma série d’albums sans que je m’y attarde vraiment.
Leur death métal mélodiquement mélancolique m’a carrément rentré dedans lors de leur concert en début d’année. Avec une nouvelle chance, je viens de me rendre compte que je suis passé par-dessus un excellent disque en 2014.
Cette rondelle musicale se veut parfaite sous bien des facettes. Apaisantes, les pièces possèdent quand même un certain côté punitif tout en ayant la facette mélancolique du genre. Ce n’est jamais trop guttural ou trop racoleur, la balance se veut parfaite.
Insomnium s’ouvre les veines, directement sur le banc de neige, avec cet album! C’est juste, tout simplement, parfait!
Pour un extrait, c’est juste ICI!
The Haunted
Exit Wounds
Century Media
Un retour réussi! Ce n’est pas que le groupe n’était plus actif, c’est seulement qu’il y a eu quelques changements au niveau des membres mais surtout, au niveau de la sonorité du groupe!
Peter Dolving, chanteur, n’est plus avec le groupe. C’est Marco Aro, qui avait chanté jadis avec le groupe, qui reprend du service. Au niveau des guitares, un nouveau venu du nom d’Ola Englund prend la place d’Anders Bjorler qui préfère se concentrer uniquement sur At the Gates… mais qui lui en voudrait, quand même? Parlant d’At the Gates, Adrian Erlandsson est de retour aux percussions avec le groupe. J’imagine qu’il lui restait quelques heures de libre entre son temps avec Paradise Lost, Vallenfyre et At the Gates!
Un sentier qui nous ramène aux sources pour ce qui est de la sonorité aussi. Si les trois derniers albums m’avaient complétement emmerdé par leur caractère trop moelleux, je ne peux que me réjouir de cette facette plus thrash métal d’Exit Wounds.
C’est impétueux et farouche. Le fanatique de Lamb of God y trouverait même un certain profit étant donné que la précision métallique entre en collision avec la rapidité de l’exécution, la hargne musicale et l’écœurement vociféré aux voix.
Plus qu’efficace comme renaissance!
Pour un extrait, c’est juste ICI!
Dark Fortress
Venereal Dawn
Century Media
Généralement, l’Allemagne n’est pas reconnue pour son black métal. C’est surtout pour le power métal ou le métal traditionnel que l’on peut identifier ce pays. Avec Dark Fortress, on retrouve un groupe qui se lance la tête dans les ronces avec un black métal mélodieux.
Dans les mêmes régions musicales que Dimmu Borgir, Naglfar ou Keep of Kalessin, ce groupe se promène aisément. Très découpées, les chansons du groupe demeurent variées et se donnent même la peine de respirer grandement tout au long de Venereal Dawn.
Ce n’est pas un métal noirci qui se veut inaccessible. Dès que la pièce titre embarque, on ressent que le groupe adore alterner avec les tempos. Par la suite, l’exercice se poursuit tout au long de l’album.
La hantise se laisse gagner sur les 9 chansons de l’album. Venereal Dawn n’est jamais excessif dans sa livraison, il y a toujours une bonne dose d’assoupissement qui permet aux chansons de prendre de l’expansion et offre au groupe d’explorer musicalement.
Dark Fortress est ce genre de groupes de black métal qui plait aux gens qui n’aiment pas le black métal…
Pour un extrait, c’est juste ICI!
Vallenfyre
Splinters
Century Media
Lors de la mort d’un proche, chacun y va de sa façon personnelle pour noyer sa peine. Que ce soit l’alcool, le jeu, le sport, un voyage ou un excès impossible à catégoriser, chacun y va de sa technique personnelle. Pour ce qui est de Greg Makintosh de Paradise Lost, le décès de son père lui a donné la force de former un groupe en parallèle du nom de Vallenfyre.
Avec des relents de death/doom métal suédois de la vielle école, le premier album du groupe avait surpris avec son attaque juteuse. Les riffs étaient lourds, gras et punitifs. Un deuxième album suit donc le premier mais cette fois-ci, on sent que la fraicheur du premier laisse place à quelque chose de plus prévisible.
C’est écoutable tout de même mais le précédent possédait de meilleurs coups tandis que celui-ci semble plus chaotique. Lorsque Vallenfyre applique les coups les plus vifs, comme sur Instinct Slaughter et Savages Arise, on sent que le groupe déchire encore. C’est en mode doom que le tout devient trop alourdissant. Sur Bereft ou Aghast, je sens que mon intérêt diminue.
Mettons que j’aurais enlevé une dizaine de minutes et le tout aurait été plus convaincant!
Pour un extrait, c’est juste ICI!