Morbid Angel: Analyse du surprenant Kingdoms Disdained
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Morbid Angel: Analyse du surprenant Kingdoms Disdained

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Kingdoms Disdained
Silver Lining Music

Impossible de le cacher mais cet album était attendu avec la brique bien haute et le fanal bien brûlant. Un peu à l’image de la couverture de l’album qui semble avoir été, ma foi, le travail de fin de session d’un élève au cours d’initiation au logiciel Photoshop. Après l’immense flop qu’a été Illud Divinum Insanus, les attentes étaient pratiquement inexistantes face à cette nouveauté de Morbid Angel.

On se disait que même si Morbid Angel sortait un album avec un boitier qui serait vide, ce serait déjà mieux que l’imbuvable Illud Divinum Insanus. Vous voyez le genre?

Mais il faut prendre en considération certains faits. Morbid Angel version 2017 n’a plus rien à voir avec la formation qui a offert l’album précédent. Maintenant, le groupe est de retour avec Steve Tucker, celui qui se retrouvait sur Formulas Fatal to Flesh, Gateways to Annihilation et Heretic. David Vincent n’a plus rien, mais vraiment plus rien à voir, avec le groupe.

Un véritable retour aux sources du death métal est donc proposé sur ce nouvel album qui se veut, impétueux. C’est massif, rapide et grassouillet à souhait. J’aurais pris pratiquement n’importe quoi, question de boucher le trou béant laissé par la galette précédente mais quand on s’engouffre dans l’album, on en ressort conquis!

Le ton s’impose immédiatement avec Piles of Little Arms. Trey Azagthoth démontre qu’il manipule sa guitare de façon aussi féroce que par le passé et Tucker hurle, grogne et vocifère.

Le nouveau batteur Scott Fuller impressionne grâce à sa maitrise des doubles grosses-caisses et ses impulsions demeurent précises. Il épate grandement sur Garden of Disdain, Architect and Iconoclast et For No Master. J’espère que vous êtes des amateurs de percussions car sur cet album, elles sont toutes très audibles dans le mix!

Kingdoms Disdained est une production efficace proposée par un groupe que l’on croyait mort et enterré, après cette gaffe monumentale qu’était Illud Divinum Insanus. Cette cure de jouvence se voulait nécessaire et les résultats étalés sur cet album, le confirment. De plus, avec Erik Rutan aux commandes en studio, il était évident que l’aventure serait punitive! Par contre, son approche face à l’album se veut plus chirurgicale et moins organique que sur le dernier album de Cannibal Corpse.

Ne reste plus qu’à souhaiter que le groupe se ramène par ici, en 2018!

http://www.morbidangel.com/