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Sodom: Entretien avec Tom Angelripper
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Sodom: Entretien avec Tom Angelripper

Sodom n’a pas eu les mêmes opportunités que ses compatriotes de Kreator et de Destruction en ce qui concerne les présences de ce côté de l’Atlantique. Les albums se voulaient toujours intéressants, l’attente vis-à-vis le groupe en Amérique était palpable mais en vain, Sodom ne se présentait que rarement pour une tournée complète, chez nous. Avec une formation retapée, est-ce que le groupe reprendra les routes nord-américaines? Avec un mini-album du nom de Partisan, nous n’avons plus qu’à attendre pour voir si cet argument possède assez de poids pour ramener Sodom, en Amérique. Entretien avec Tom Angelripper, chanteur et bassiste du groupe.  

Bonjour Tom! Dans un premier temps, je dois admettre que j’étais plutôt surpris d’apprendre que tu avais pris la décision de changer tout le groupe, en 2018. Peux-tu nous parler de ce qui est arrivé avec Bernemann et Makka? 

Parfois, tu te dois de réagir et ce, sans perdre de temps. Ceci a été la décision la plus difficile de ma carrière. En fin de compte, nous avions différentes options à envisager sur la façon avec laquelle on pouvait continuer de faire rouler le groupe. De mon point de vue, on dirait que c’était un ralentissement des règles en vigueur pour Sodom. Un manque d’enthousiasme et un refus face à l’acceptation que je suis le leader du groupe. Je m’attendais aussi à beaucoup plus de créativité en plus d’une certaine représentation face à ce que le Sodom des années de sa fondation, représente. Il fallait retrouver ce sentiment en ce qui concerne l’historique de Sodom, le vieux son du groupe. Mais de toute façon, nous avons produit d’excellents albums et nous avons eu du bon temps autant en studio qu’en tournée.    

Frank Blackfire est de retour avec Sodom. Pour les gens de ma génération, il est d’une importance capitale dans l’héritage musical de Sodom. C’est lui qui a joué sur des albums comme Persecution Mania et Agent Orange, deux classiques pour nos oreilles. Peux-tu nous parler de son retour avec le groupe et comment le tout est survenu?

Après la séparation avec Bernemann et Makka, je suis entré en contact avec Frank Blackfire. Je voulais qu’il revienne avec le groupe. Je savais qu’il avait son propre projet solo et qu’il jouait avec Assassin. Il m’a dit que ses deux groupes n’étaient pas vraiment actifs. Il a décidé de se joindre à nous pour que l’on puisse commencer les répétitions pour le studio et pour les concerts. C’était fantastique de l’avoir à mes côtés de nouveau et ça se voulait une chance inouïe, pour lui, de reprendre place avec une formation qui roule au niveau international. Quand nous avons pratiqué Nuclear Winter, Sodomy & Lust, Christ Passion pour la première fois, j’étais très impressionné car la sonorité des guitares se voulaient identiques qu’à l’époque des albums comme  Persecution Mania et Agent Orange. Maintenant, lors de nos concerts, nous sommes capables de reproduire les chansons de cette époque avec cette touche d’antan! Frank Blackfire reste encore l’un des gars les plus cool que j’ai rencontrés.     

De plus, vous avez deux guitaristes maintenant. Est-ce qu’il y a une raison pour cet ajout?

Maintenant, avec deux guitaristes, nous sommes capables de proposer un plus large éventail de chansons. Avant, nous ne pouvions faire que le matériel qui était adapté pour une seule guitare. Même ma basse ne peut remplacer le véritable son d’une deuxième guitare. La sonorité en spectacle est devenue encore plus brutale et dynamique. Je pensais à l’ajout d’une seconde guitare depuis très longtemps. J’en avais parlé à Bernemann mais il n’était pas très chaud face à l’idée. Il m’a dit qu’il n’accepterait jamais d’avoir un deuxième guitariste à ses côtés.

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Sodom a lancé le mini-album Partisan, à la fin de 2018. On y retrouve deux nouvelles chansons en plus de Tired and Red, enregistrée en concert. Est-ce une façon de démontrer aux amateurs du groupe comment se débrouille cette version retapée de Sodom? 

Oui, c’est en plein ça. Nous voulions démontrer aux gens que nous étions toujours vivants et que nous avions décidé d’avancer au lieu de stagner. Malgré une année turbulente, Sodom est toujours vivant! Les nouvelles chansons montrent notre nouvelle direction musicale. C’était une bonne idée de le lancer pour pouvoir promouvoir notre tournée Headbangers Ball avec Exodus, Suicidal Angels et Death Angel, en Europe. Cette tournée a été fantastique et c’était l’occasion parfaite pour y présenter nos nouvelles pièces.

Peut-on s’attendre à un nouvel album bientôt? Même cette année?

Peut-être. Nous voulons nous attaquer à cette production mais sans s’imposer de délais précis. Aucune pression face à un échéancier. Nous ne parlons même pas de ça avec notre compagnie de disque. Mais si tout se place comme nous le souhaitons, nous pourrions avoir un album de prêt d’ici la fin de 2019. Au pire, au début de 2020. Nous sommes très occupés avec les spectacles et les tournées. Il est déjà prévu que nous prenions un peu plus de temps pour entamer l’écriture. Nous allons y voir!

Tu as été très occupé en 2018. Tu as reconstruit Sodom, lancé un nouveau mini-album, fait la tournée Headbangers Ball et tu as lancé un nouvel album de ton projet solo, Onkel Tom. Tu y proposes de bonnes chansons à boire! Ici, au Québec, les mordus de Sodom connaissent ce projet. Que peux-tu ajouter face à Onkel Tom et au fait que ce projet soit aussi populaire en Europe?

C’est difficile à expliquer… je te dirais que c’est une mixture de metal, de punk et de musique traditionnelle. Les paroles sont en allemand et malgré ce fait, je sais que les amateurs du Canada connaissent Onkel Tom. Surtout depuis l’avènement de Youtube, il n’y a plus vraiment de frontières! Nous faisons toujours quelques spectacles à chaque année. Je suis plutôt fier d’avoir été capable de lancer ce nouvel album du nom de Bier Ernst. Il contient 21 chansons!

J’étais au Rockfest de Montebello lorsque vous y avez joué, en 2016. Vous étiez sur scène en plein jour, il faisait tellement chaud. Sodom a été intense et les fans en ont profité. Que peux-tu nous dire au sujet de ce concert plutôt unique, étant donné que Sodom ne fait plus de tournées en Amérique?

C’était génial, rien de moins! Même si nous étions sous les effets du décalage horaire quand nous sommes arrivés sur le site, nous avons été capables de fonctionner. Tout était organisé à la perfection. Nous étions vraiment surpris par l’accueil de la foule et par la réaction des gens car ça faisait un bout que nous n’avions pas joué au Québec.   

En guise de dernière question, je me dois de te le demander mais est-ce possible de vous avoir de retour ici, en Amérique?  

En ce moment, nous sommes en pourparlers avec des agences de booking pour qu’ils nous ramènent, chez vous. Nous espérons revenir bientôt mais surtout, je me dois de remercier tous nos fans du Canada pour le support. Vous êtes loyaux et nous vous apprécions!

Merci Tom!

Santé!

http://www.sodomized.info/?l=en

Photo : Monsterpics