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Uncle Acid and the Deadbeats et Graveyard : Retour sur le concert de Montréal ( 29 mars 2019)
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Uncle Acid and the Deadbeats et Graveyard : Retour sur le concert de Montréal ( 29 mars 2019)

La saison des concerts est vraiment commencée. Elle a pris son véritable envol cette semaine avec la visite de Lucifer mardi et elle a continué son ascension avec la visite de la caravane d’Uncle Acid and the Deadbeats et des Suédois de Graveyard.

Oui, la saison est entamée et elle se veut velu sous le nez car le rock de moustachu était à l’honneur cette semaine. Si Uncle Acid and the Deadbeats en était à sa troisième visite à Montréal, c’était le baptême de feu pour Graveyard.

Tournée en mode « double tête d’affiche », chaque formation a pu profiter du même temps de scène, à quelques minutes près. Uncle Acid and the Deadbeats a pris d’assaut la scène du Corona avec l’aisance d’une formation de vétérans. Si sur album le son du groupe frise le lo-fi, en spectacle la livraison sonore se veut beaucoup plus musclée. Le sentiment de satisfaction est palpable et le public se veut comblé par les Anglais qui ont passé au tamis l’inventaire musical du mononc’ Acidulé.

Le Corona est rempli mais nous pouvons tout de même circuler. Il est intéressant de voir que le public présent est plutôt éclaté. Lorsque je fais un comparatif avec la visite initiale au Ritz PDB, la clientèle se voulait masculine à 90% mais vendredi soir, le pourcentage se voulait changé étant donné l’omniprésence de la gent féminine.

L’éclairage était plutôt velouté. En maximisant sur les couleurs mauves, bleues et rouges, les effets de lumière accompagnaient à merveille les projections qui se retrouvaient derrière le groupe. Images horrifiques des années ’70 et autres kaléidoscopes psychédéliques se fondaient à merveille aux titres comme Mt. Abraxas, Mind Crawler, Waiting for Blood et Death’s Door.

Après les 80 minutes accordées au groupe, je sentais que j’en aurais pris pour une tournée additionnelle. Uncle Acid ne m’avait pas laissé bredouille mais je sens que ma soif n’était pas entièrement étanchée. Après tout, c’était vendredi soir!

Ma seule inquiétude était de savoir si Graveyard allait pouvoir rivaliser, autant au niveau sonore que prestance scénique, après ce raz-de-marée de hard rock moustachu. La parcelle bluesée de Graveyard se veut un point dominant chez le groupe mais il était évident que les Suédois allaient nous offrir une bonne quantité de pièces plus musclées, question de terminer la soirée avec aplomb.

Un fond de scène plus artistique est apparu lorsque l’immense drap blanc d’Uncle Acid est descendu. Graveyard ne proposera pas d’images en format vidéo mais plutôt un concert selon les standards classiques.

Le groupe s’est installé sur scène et nous a englobés dans cette sphère musicale réconfortante. Le ton bluesé est chaleureux, la voix de renard de Joakim Nilsson chatouille nos oreilles et la basse de Truls Mörck nous masse les mollets. Toutes mes appréhensions tombent grâce à des interprétations sophistiquées de Walk On, Please Don’t, Hisingen Blues et An Industry of Murder.

Vautré à la droite du groupe, je pouvais analyser les prouesses du batteur et du bassiste tout en voyant, du coin de l’œil, l’interprétation passionnée de Nilsson, au chant et à la guitare. Devant nous, un peu plus vers le centre, une bande de jeunes femmes fredonnent toutes les paroles hurlées par Nilsson. Elles ne sont pas au Corona pour accompagner le copain qui rocke et elles n’ont pas gagné de billets à CHOM, grâce à un concours où tu devais savoir qui est l’interprète de Livin’ on a Prayer.

Non, elles y étaient car elles carburent au rock de moustachu! Et ça, c’est une excellente nouvelle!

Après une sortie de scène de quelques secondes à peine, Graveyard a repris position pour ce qui s’avérait un rappel de quelques chansons. C’est à ce moment que le mouvement de foule s’est mis en branle. Les participants devaient reprendre la longue marche vers le métro ou retourner à la bagnole, pour un retour à la maison.

Derrière mon volant, j’ai mis le moteur en marche. CHOM jouait et je pouvais entendre The Damn Truth. Est-ce que l’animateur allait revenir en ondes en faisant un tirage pour une paire de billets pour Baroness?

« Excellente question! » me dis-je, tout en me flattant la moustache avec douceur…

www.facebook.com/graveyardofficial/

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      Photos : Mihaela Petrescu