Amon Amarth: Analyse de l'album Berserker
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Amon Amarth: Analyse de l’album Berserker

Amon Amarth
Berserker
Metal Blade

En ce moment, la formation suédoise Amon Amarth est en tournée avec Slayer. Ils ont l’immense opportunité d’ouvrir sur la tournée finale des Américains et de plus, ils ont une opportunité en or de consolider leur place sur l’échiquier métallique.

Le scénario qu’est en train de vivre le groupe est primordial. Cette chance se veut inouïe et on leur souhaite le même scénario qu’en 2006 alors que le groupe ouvrait pour Children of Bodom. Lors de cette tournée, les Suédois avaient totalement éclipsé les Finlandais. Amon Amarth s’en était sorti grandement gagnant, leur popularité avait pris une nouvelle expansion et cette dernière ne cesse de croitre depuis ce temps.

Il est envisageable que le groupe laisse sa marque lors de cette tournée avec Slayer. Plus accessible que Cannibal Corpse, il reste que le public de Slayer n’a pas la réputation d’être facile. Avec la dimension viking que le groupe laisse paraitre dans l’imagerie, il se peut que l’attention se retourne vers eux, assez rapidement.

Surtout que c’est ce vendredi que Berserker, le nouvel album du groupe, sera lancé. Amon Amarth a décidé de se rendre aux États-Unis pour effectuer l’enregistrement de l’album, laissant de côté la Scandinavie. Produit par Jay Ruston, un as de la production qui se laisse aller les doigts avec des groupes comme Anthrax, Armored Saint ou Avatar, il est certain que le groupe désirait quelque chose de plus cristallin comme sonorité.

Avec aplomb, le groupe nous dirige vers une épopée de death metal mélodieux. Si Jomsviking se voulait un album conceptuel, il n’en est rien pour Berserker. Amon Amarth ne veut que faire avancer ses pièces métalliques, question de bien dominer les 57 minutes qui meublent l’album.

Amon Amarth vise le sommet avec cet album. Encore une fois, les guitares se veulent harmonieuses tout autant qu’acrimonieuses. La voix de Johan Hegg est toujours le point central du groupe. Il est celui qui nous guide à travers cette épopée grandiose.

Berserker est un album qui se veut solide, très solide.  De mon côté, il n’y a que la chanson Ironside qui me chicotte avec son refrain qui manque de pugnacité ainsi que pour la portion plus narrative qui semble un peu trop caricaturale.

Contrairement à ce qui se retrouvait sur Jomsviking, il n’y a pas un hymne à boire à la Raise Your Horns. Il n’y a pas un truc plus soyeux comme A Dream That Cannot Be. Amon Amarth a plutôt décidé de suivre une ligne directe qui allait mener la troupe du point A au point B, sans détour possible.

Et c’est tant mieux ainsi!

Après cette tournée avec Slayer, il y aura les dates européennes des festivals et la tournée nord-américaine par la suite. En décembre prochain, quand nous ferons notre retour face à l’année qui se terminera, nous aurons l’impression que ce sera celle d’Amon Amarth et que le groupe sera, probablement, fortement en demande pour se retrouver en tête d’affiche du Heavy Montréal 2020!

En passant, Amon Amarth sera à Montréal, le jeudi 10 octobre, au M Telus. Avec Arch Enemy, At the Gates et Grand Magus en ouverture, il ne reste que quelques dizaines de billets! C’est ICI pour les infos!

https://www.amonamarth.com/

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