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Sacred Reich : Bête dormante, à l'éveil brutal
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Sacred Reich : Bête dormante, à l’éveil brutal

Heal, le dernier album de Sacred Reich est sorti il y a 23 ans. Je me souviens d’avoir commandé le CD au Club Maison Columbia, de l’avoir reçu et écouté à quelques reprises pour ensuite le placer dans mon étagère de CD où il ramasse la poussière depuis plus de deux décennies.

Cet album se voulait mollasson, pour être bien franc. En 2019, Sacred Reich effectue un retour sur album avec Awakening. Après avoir donné de nombreux concerts depuis 2006, il semble que l’inspiration soit revenue pour le groupe. Sacred Reich a surfé pendant une dizaine d’années sur le vieux stock mais on dirait que le groupe ait encore quelque chose à dire.

Avec le retour du batteur Dave McClain, on comprend que les percussions sont solides pour Sacred Reich. Avec son départ de Machine Head, McClain pouvait se remettre totalement aux services du groupe.

À la guitare, la formation avait besoin de sang neuf. C’est avec Joey Radziwill que Sacred Reich retrouve une certaine vitalité car ce jeune homme de 23 ans amène un soupçon de fraicheur et de dynamisme.

Mais est-ce que Awakening est à la hauteur de nos attentes? Surtout après plus de 20 ans d’attente! L’amateur de la sonorité thrash du groupe qui se retrouvait sur Ignorance et American Way risque de se ronger les ongles d’orteils…

Celui qui a carburé amplement avec Independent et Heal sera probablement plus souriant face à ce nouvel album car Awakening n’est pas un album de thrash metal en tant que tel. C’est beaucoup plus un album de heavy metal avec quelques touches de thrash.

Avec ses 8 chansons en 32 minutes, je suis vraiment resté sur mon appétit. Surtout que la très grande majorité des chansons ne viennent aucunement m’interpeller. Il n’y a que Divide and Conquer, Revolution et Manifest Reality qui possèdent un certain potentiel face à ce que je considère comme étant le son Sacred Reich. Étant fanatique de la période Ignorance et American Way, j’estime que le reste du matériel sur cet album manque de cette vigueur essentielle, surtout en cette période où les nouveaux groupes de thrash ont une faim insatiable.

D’écouter une chanson de « cloche à vache » comme Death Valley me confirme que je perds mon temps solidement en l’écoutant. La pièce titre me fait comprendre que cette pièce aurait pu se retrouver sur St-Anger de Metallica si elle n’avait pas eu de solo et Something to Believe pourrait être une chanson de Godsmack avec sa cadence sensuelle…

Par contre, si le groupe revient en concert, je serai présent!

www.facebook.com/sacredreichofficial

Photo: Metal Blade Records