Connaissez-vous l'accisème? C'est un mot disparu de la langue française que l'aristocratie utilisait pour décrire le "plaisir de refuser ce que l'on désire".
Madame la Marquise décline l'invitation au bal du beau baron Machin Chouette? Accisème. Le vicomte Trucmuche refuse avec préciosité une revanche au croquet contre Sa Majesté? Accisème.
Avouez-le, j'ai l'air vachement cultivé, à vous causer ainsi d'accisème. Il n'en est rien. J'ai piqué le mot à Stéphan Bureau, qui lui-même l'a piqué à Jean d'Ormesson, illustre écrivain et membre de l'Académie française, interviewé dans le cadre de sa série Contact, l'encyclopédie de la création (Télé-Québec).
Contact, c'est le retour de Bureau dans ce qu'il fait de "moins pire" selon lui: les grandes entrevues. C'est aussi son projet le plus abouti.
Chaque semaine, un créateur du monde des lettres, de la scène, du cinéma, se livre au plaisir de la conversation. L'entretien nécessite deux jours de tournage, ce qui permet, forcément, de toucher l'essence même du processus de création.
La semaine dernière, l'ancien metteur en scène du Cirque du Soleil, Franco Dragone, s'interrogeait sur l'utilité du saltimbanque. Le 15 février, l'auteur de Monsieur Ibrahim, Éric-Emmanuel Schmitt, parlera de ses désillusions lorsqu'il a découvert qu'il ne deviendrait jamais roi d'Angleterre. Le 8 mars, Robert Lepage s'étendra sur son homosexualité et sur la maladie qui l'affecte, l'alopécie, un mal qui cause l'absence de système pileux. Jacques Attali, Mavis Gallant, Jean-Claude Carrière, Simone Veil et d'autres se livreront à Stéphan Bureau au cours de la saison.
Cette semaine, c'est Jean d'Ormesson. L'écrivain de 80 ans a même séché sa séance de l'Académie française pour l'occasion. Un éternel dandy méconnu ici, d'une grande générosité, un érudit cabotin. Une charmante rencontre.
Grâce à cette série, Télé-Québec souhaite enrôler les déserteurs de la télévision. Ceux qui, en raison de l'absence de contenu de qualité, ne s'arrêtent jamais devant le petit écran. Ils devraient trouver dans Contact de quoi se mettre sous la dent. Même qu'à mon avis, refuser d'y jeter un œil relève de l'accisème…
Jean d'Ormesson à Contact, l'encyclopédie de la création, le mercredi 8 février, 22h, à Télé-Québec.
ooo
DANS MA TÉLÉ…
Osama
Sous le régime des talibans, une jeune afghane se déguise en garçon pour trouver du boulot et aider sa famille.
Télé-Québec, le dimanche 5 février, 22h35
Toute une soirée avec Paul Anka
L'éternel crooner en spectacle au dernier Festival international de jazz de Montréal, où il revisite Nirvana, Van Halen, Oasis…
ARTV, le samedi 4 février, 21h
Mon hit à moi
Des stars du passé (Tiffany, Vanilla Ice, Flock of Seagulls) remontent sur scène et interprètent des succès de l'heure. Une deuxième chance offerte à des artistes oubliés. Sympathique.
Musimax, le lundi 6 février, 20h
Trafic.musique
Une brochette de gros noms. Des entrevues avec sir Paul McCartney et Keith Richard. Sur le plateau: Alain Souchon chante, Gorillaz se démasque, Louise Attaque, Cali et Sinead O'Connor présentent leur nouveaux albums.
TV5, le samedi 4 février, 19h30
La plûpart des bons films de répertoire internationaux passent à Télé-Québec. Ce sera un plaisir renouvelé de revoir « Osama » présenté il y a deux ans à l’ExCentris, j’ai vu ce film grâce aux billets gagnés aux premières enchères de Voir.ca auxquelles j’ai misé, ce fut le début d’un beau défi, en écrivant mes commentaires ou réactions sur le site, et çà continue.
Il ne restait plus de billets pour le spectacle de Paul Anka l’été dernier au Festival International de Jazz de Montréal, j’étais très déçu, j’aurais aimé voir sur scène le chanteur de mon enfance, même s’il n’interprête presque plus ses succès de jeunesse, tels: « Diana », « Put your head on my shoulder », « Lonely boy », « You are my destiny », c’est un chanteur d’origine canadienne qui a fait carrière aux USA, surtout à Las Vegas, son répertoire me fait penser à celui d’Adamo, si on s’en tient aux années 60-70, et là je ne manquerai l’occasion de regarder son spectacle présenté à ARTV semadi prochain.
L`émission Contact vient me chercher, c`est certain bien que je trouve monsieur Bureau tellement érudit que parfois, j`ai de la misère à comprendre tout ce qu`il dit ou ce qu`il essaie de dire!
L`entrevue qu`il a fait dernièrement avec René Angelil était loin d`être excellente et je me suis demandé si c`était Angélil ou monsieur Bureau qui s`était comme planté…..
Tant mieux qu`on puisse enfin sortir des télé-réalité, alléluia! La programmation présentée ci-haut que ce soit avec Contact, Osama ou Trafic, musique, on ne peut plus prétendre que la télé ne nous offre rien d`intéressant.
Et c`est bien tant mieux pour nous, la création télévisuelle est bien vivante.
Il nous avait un peu habitués à ce genre de rencontre. Le journaliste de T.V.A qui partît à Radio-Canada, qui revint à T.V.A. qui se nicha à Télé-Québec…Ouf…Pas facile à suivre le grand journaliste.
Ceci étant dit, nous nous devons d’admettre que le monsieur à un talent plus qu’indéniable pour les rencontres intimistes et personnelles. Car nous n’avons pas énormément de journalistes qui seraient capable d’amener Robert Lepage à parler de sa maladie du cuir chevelu, pas plus que de parler de la relation d’amitié éteinte que René Angelil éprouve face à Guy Cloutier.
Le journaliste réussit même l’exploit de faire parler Dragone des romanichels…
Maintenant, il ne lui reste plus qu’à apprendre comment arrêter de gesticuler autant pendant ses entrevues…
« Accisème » et « ascétisme » seraient-ils proches parents ?
Robert Lepage, Éric Emmanuel-Schmidt : deux personnages intéressants. Ça vaut la peine de jeter un oeil.
Toutefois, j’admets que Stéphane Bureau a tendance à m’énerver. Lors de son entrevue avec Paul Auster, diffusée à Radio-Canada, le journaliste coupait constamment la parole à l’écrivain, qui parle un Français très correct, mais d’un débit plutôt lent. Honnêtement, ça en devenait frustrant. Les « oui mais… oui mais… » ponctuaient l’entrevue avec la régularité d’un métronome et l’insupportabilité d’un moustique.
J’ai préféré de beaucoup l’entrevue que Marie-France Bazo avait mené avec le même auteur dans le cadre de Métropolis Bleu, en 2004.
Mais me voilà encore qui tergiverse, comme à mon habitude. Donc je tâcherai de ne pas omettre ce rendez-vous les mercredi à 22h, surtout que Télé-Québec présente le plus souvent des émission d’excellente qualité !
Jean D’ormesson est un merveilleux écrivain. C’est aussi le secrétaire de l’Académie Française, organisme de protection de la langue. M. D’Ormesson a causé un tsunami linguistique la semaine dernière en refusant la féminisation des noms. Il a aussi répliqué aux Québécois: « Achalez-moi pas avec ça » de façon très ironique, comme pour rire de nous. Décidément, nos cousins français semblent mépriser notre culture, nier notre existence, notre différence et exorciser nos bons coups. Si vous allez en France prochainement, vous remarquerez à quel point les Français sont fiers des mots anglais. Ils en mettent partout. Nous avons une loi ici pour empêcher cela. Nous résistons depuis des siècles à l’assimilation et malgré tout, le français vit. Non seulement, il vit, mais nous développons certains mots utiles que les Français se contentent de dire en anglais. Courriel est québécois, entre autres…les Français disent des mails…Quant à la féminisation des mots, elle découle de l’importance sans cesse grandissante de la place des femmes dans la société. L’Académie continuera-t-elle à nier cela ? Par contre, je ne suis pas d’accord avec la nouvelle orthographe et je pense qu’on fait bien de résister à cela. Bref, l’émission sera certainement intéressante, mais je vivrai l’accisème pour protester. Dommage, j’aime bien Stéphan Bureau, un merveilleux animateur-intervieweur.
Je ne ferai point d’accimène en n’écrivant pas mon état d’âme de votre article! Par contre, je vous propose la recette d’une émission pour érudit accessible! Car le Contact de TQ devient le Rencontre de TVA.
Ingrédients:
1/3 de Robert Guy Scully
1/3 de Denise Bombardier
1/3 de Stéphane Bureau
1 tournage relaxe
1 pincé d’humour
1 montage cahotique (structuré)
1 invité (peu connu pour TQ et trop connu pour TVA)
Vous prenez les trois (3) premiers ingrédients et vous placez dans un contenant hermétique afin d’en conserver toute l’essence. Vous agitez les ingrédients afin d’en faire une texture uniforme. Évitez les grumeaux! Vous laissez reposer.
Vous prenez les trois (3) prochains ingrédients et les mélangez dans un grand bol afin de pouvoir accueillir votre premier mélange.
Vous insérez le contenu du contenant hermétique dans le bol, mais progressivement afin de bien incorporer et que ça devienne une sauce onctueuse.
Ensuite vous séparez le mélange 1/3, 2/3.
Avec le premier tiers vous enregistrez une émission savoureuse en y ajoutant le dernier ingrédient plus audacieux afin de relevé le goût!
Avec les deux tiers vous enregistrez une émission a grande échelle et vous incorporer le dernier ingrédient plus connu comme sel poivre etc.
Par la suite vous avez une émission peue écoutée, mais très riche! De l’autre vous avez une émission très écoutés mais pauvre en calories intélectuelles.
Bon appétit
Jean d’Ormesson de l’Académie française semble plus vivable que Maurie Druon qui s’est égaré dernièrement par des propos offensants pour les québécois. Textuellement, je recopie ici pour la pertinence du sujet ce que j’ai lu dans la Presse du 6 janvier dernier.
Le secrétaire de l’Académie française Maurice Druon* apprécie notre « parler pittoresque », mais réprouve les « féminisations absurdes »de la langue telles que pratiquées chez nous, sous l’influence dit-il « des ligues féministes des Etats-Unis ». « Ce n’est pas au Québec que j’irais prendre des leçons de langue française », a-t-il ajouté avant d’imiter notre « parler pittoresque »: « Soyons pas niaiseux, faut pas m’achaler là-dessus ». Pardonnez-nous Monsieur Druon, mais ici à Entracte nous le sommes. Crétinisme et sexisme, ce sont-tu des synonynes m’sieur? Pour tout vous dire, on ne craint pas tant ici la féminisation de la langue que sa fossilisation par les momies de l’Académie française.
* Tous les postes occupés à l’Académie française sont nommés à vie (jusqu’à ce que mort s’ensuive) y compris ceux de Maurice Druon et Cie. Ça, c’est moi qui l’ai ajouté pour une meilleure compréhension de la chose.
– L’équipe des Arts + Septacles.
A tout le lectorat de Voir.ca veuillez bien excuser cette incartarde de ma part, mais c’est une crotte que j’ai sur le coeur depuis un bon moment. Fallait qu’ça sorte comme on dit.
Merci à Monsieur Stéphan Bureau pour ce mot nouveau « accisème » que j’ignorais tout à fait. Je le conserve précieusement au cas où j’en aurais besoin moi-même.
Vladimir d’Ormesson n’a pas l’humilité prolétarenne. Pour montrer qu’il fait fi des honneurs et des titres, il se contente de demander à ses interlocuteurs de l’appeler votre Transcendance. Excusez-moi du peu… Si tous ses collègues de l’Académie française avaient le même sens de l’humour que lui, il s’en trouveraient moins pour heurter les susceptibilités, tel ce Maurice Druon dont les propos n’avaient vraiment rien de transcendant quand il s’en est pris à notre manie de féminiser les termes en faisant fi des règles grammaticales, ou bien quand il s’est acharné sur notre parler patois poitevin. Avec l’insistance que montre l’Académie pour défendre le caractère inaliénable des vocables et des accords quand ils concernent le français, et le laxisme qu’elle manifeste par ailleurs concernant l’introduction de termes de la langue anglaise considérés positifs par snobisme plutôt qu’autrement, l’Académie fait l’autruche et contente tout le monde et son père du côté de l’hexagone. En effet, les termes anglais sont prisés des fractions élitistes de la société française qui y voient une marque de ce qui serait son rattrapage sur les économies anglo-saxonnes, tandis qu’elle peut prétendre aussi résister aux pressions de la mondialisation en standardisant à outrance ce moyen de communication qu’est la langue française. Cette duplicité ne trompe pourtant personne.
Quant à Stéphan Bureau, bien que l’on regrette son départ de la barre des nouvelles de Radio-Canada, il ne faut pas trop compter sur lui pour pousser les questions en profondeur. Il se fait généralement complaisant avec ses invités, trop peut-être, et il ne nous donne pas souvent l’occasion de connaître mieux des aspects plus polémiques de leurs visions.
Ah Stéphane Bureau… enfin de retour! Et cette fois, il est à la barre d’une émission qui le représente bien.
Je ne croyais presque plus à son »come-back » dans le monde des communications. La dernière fois que j’ai entendu une entrevue sur lui, c’est il y a presque un an. Lui et une autre illustre journaliste -dont le nom m’échappe pour le moment- discutaient des bienfaits de prendre une année sabatique sur les ondes de la radio de radio-Canada. C’est un bonheur de le savoir de retour, et il semble d’attaque pour livrer la marchandise.
Sa nouvelle émission semble plus refléter son genre journalistique. On pourrait dire plus simplement qu’il a l’air moins pogné. C’est sur, il est à Télé-Québec, ça doit aider. Et quand on a un CV comme le sien, on ne s’inquiète plus vraiment pour sa job.
En gros, un sympathique retour qui en ravira surement plus d’un!
Je fus surpris (agréablement?) de voir que notre chaîne nationale s’en permettait en cette nouvelle année en créant une émission du type talk show qui n’a pas nécessairement comme objectif de faire grimper les ventes des invités (comme Tout le monde en parle).
Le choix de l’animateur ne m’a pas surpris par contre. Quelqu’un d’humble et très invitant comme Stéphane Bureau ne pouvait que bien aller dans le contexte de l’émission. La saison semble rempli d’invité coloré et différent à plusieurs niveaux. Une émission qui saura plaire à beaucoup, mais attention à ceux qui tombent amoureux des talks show normaux… vous aurez la nausée..
Espérons que l’émission qui ce dit très ouvertement l’encyclopédie de la création saura tout au long de sa saison rester créative et ne tombera pas rapidement dans la facilité.
Le moins qu’on puisse dire, c’est que les artistes faisant partie de l’emission Trafic musique sont plutôt bons. Quand je pense que même Alain Souchon y sera présent, j’en jubile d’avance. Que l’on aime Souchon ou pas, tout ça ne met certainement pas en doute son variable talent de compositeur et interprète. C’est un des grands de la chanson française que je suis bien contente de pouvoir bientôt revoir sur TV5…
Musimax présente une émission qui met en vedette des groupes ou des artistes qui ont été très populaire jadis et qui sont aujourd’hui à peu près oubliés sauf de quelques fanatiques qui continuent d’entretenir un culte à ces idoles du passé . Vous souvenez-vous de l’émission Que sont devenus nos idoles ? Il y en a qui sont agents d’immeuble , quincaillier , professeur ou autre mais à chaque fois ils nous disaient regretter cette vie où ils étaient reconnus dans la rue et où ils avaient l’adulation des foules . Bien souvent il ne reste que ‘quelques vieux records 33 tours’ et des affiches jaunies .
Musimax redonne donc la chance à des vedettes comme le groupe de Vancouver Loverboy qui enregistra une chanson pour le film Footloose et d’autres aussi célèbre . Il serait par contre intéressant de refaire le même exercice avec des vedettes du Québec qui ont fait les beaux jours de Jeunese d’Aujourd’hui .
L’Afghanistan sous le régime totalitaire religieux des Talibans . Une jeune fille dont la mère a perdu son emploi doit se déguiser en garçon pour gagner sa vie . Elle défie la loi qui interdit à une femme de sortir sans être accompagnée d’un homme qui est soit son père , son mari ou son frère . Elle sera même obligée de faire son service militaire .
Tout le monde devrait avoir au moins un accisème, car sinon que serait notre vie…On ne peut toujours faire ce qui nous plaît, parfois il faut faire ce qu’il y a de mieux dans les circonstances. Ce n’est pas toujours facile mais c’est ce qui est la meilleure chose à faire pour tout ceux impliqués. Alors vive les accisèmes!!
Cette émission est la plus étrange que j’ai vu à Musimax depuis « Des gens pas ordinaires ». En fait, je n’en vois pas l’utilité, mais les américains ne sont pas connus pour être de ceux qui créent des émissions « utiles ». Bref, je zappais un soir et je suis tombée sur l’émission sur une chaîne américaine. J’ai accroché deux minutes parce que j’ai entendu les premières notes de « Ice ice baby », un tube que j’avais appris par coeur dans mon enfance. J’avais adoré Vanilla Ice, aller savoir pourquoi parce que je ne comprenais rien de l’anglais, mais bon ! En fait, ce show ne sert qu’à se rappeler de bons souvenirs ou bien rire encore un peu sur ce qu’on trouvait quétaine au départ. Les artistes n’y relancent pas une carrière, ne présentent pas un nouvel album. Peut-être sont-ils devenus vendeurs de voitures ou bien gérant d’un McDo. Mais le temps d’une chanson, LEUR tube vedette qui les a propulsé au sommet pour les pousser en bas dès leur arrivée, ils retrouvent un peu de leur flamme d’antan. Je trouve ça un peu vaseux comme concept. C’est aussi énervant que quelqu’un qui radote toujours la même histoire : on a envie de lui taper sur la tête et de crier : mais reviens-en ! Si j’étais une artiste finie, je n’aimerais pas qu’on me rappelle que je n’ai connu qu’un seul hit. Et surtout, je n’irais pas chanter ce même hit devant un public simplement curieux de voir si je suis encore capable de le chanter sans fausser.
Je dois dire que Stéphane Bureau est, comme indiqué dans l’abstract, à son meilleur lorsqu’il doit faire une entrevue avec des personnalités du monde intellectuel. C’est bien autre chose lorsqu’il s’agit de traiter d’un sujet chaud ou de démèler un scandale. Il est bien trop indulgent et ne cherche pas à déstabiliser son interlocuteur et à en tirer des informations qu’il ou elle n’aurait pas dit dans dautres circonstances. L’entrevue avec Angélil, franchement, je ne comprends toujours pas pourquoi ils ont passé ça à l’antenne. Après tout, ce n’est pas un Paul Arcand.
Bref, c’est vrai que ce sera un retour en force pour l’émission Contact avec Bureau à la barre. Il est excellent pour questionner quelqu’un qui veut parler.
J’avoue que, personnellement, j’aime bien Stéphan Bureau. Nuancé et posé, l’air toujours avenant, il nous offrait le meilleur du lecteur de nouvelles. Il savait se montrer sérieux sans pour autant afficher un ton ou un air accablé. Je crois que ce qui l’a achevé, c’est son allure un peu trop juvénile, laquelle compromet sa crédibilité auprès des chercheurs d’image.
Bureau n’est pas moins allumé pour autant. Je suis contente qu’il soit parvenu à actualiser son projet d’émission. D’emblée, on constate que les invités se démarquent. Occultant le milieu populaire pour se tourner vers des gens d’idées, des créateurs, monsieur Bureau trouve des interlocuteurs à sa mesure. Nul doute que de telles rencontres déboucheront sur des moments de télévisions fort intéressants.
Paul Anka, Paul McCartney , Alain Souchon , Flock ect….
Quelques belles soirées pour les boomers !
Premièrement , je suis un boomer et la plupart de ces artistes ( surtout McCartney ) font partie de ma culture musicale.
Paul Anka à fait un très bon disque de jazz , cette relecture des pièces de groupe rock est
original et très agréable à écouter.
Des entrevues avec McCartney et Richard , deux des plus populaires groupes rock de TOUT
les temps! Et Alain Souchon , un auteur compositeur majeur dans la francophonie . J’ai son
disque » La vie Théodore » que j’adore !!!!!
Et Flock , un groupe que j’ai beaucoup aimé avec son violoniste et ses riffs rock.
Alors la génération X et Y je vous invitent a regarder ces émissions et tripper sur de la bonne musique !! Amicalement bien entendu !
L’Académie Française, grande défenseresse de la langue française? Peut-être faudrait-il dire grand défenseur selon certains de ses membres. Même si on sait tous qu’une académie est de genre féminin. C’est que pour certains des dinosaures qui la composent, la féminisation de certains termes est une atteinte même à la langue. Qu’on ose féminiser certains termes comme docteur, premier ministre, maire quand une femme occupe le poste en question n’est ni plus ni moins que de la haute traîtrise pour certains d’entre eux. Et qui plus est, cette traîtrise provient majoritairement du Québec. Cette province qui n’est même pas un pays ayant une longue histoire française derrière elle. Une province qui dit « si j’aurais » et qui adopte un accent loin d’être européen. Pour un des académiciens loin d’être une star, l’Académie Française ne se laissera pas montrer le chemin à suivre par ces irréductibles québécois. La langue possède des règles et rien, mais rien, ne devrait les modifier. Pas même une époque qui n’est plus la même et où les femmes ont appris à ne plus être les inférieures. Pas même un désir de réfléter la réalité de son temps.
Alors qu’on se plaint que le français est de plus en plus délaissé au profit de l’anglais, certains s’acharnent à vouloir rendre la langue le plus inaccessible possible. Certains s’acharnent à retirer tout le plaisir de voir une langue évoluer. Il ne s’agit pas ici de modifier l’ortographe de mots existants. Il ne s’agit pas d’écrire chato au lieu de château. Il s’agit de reconnaître que la moitié de la population mondiale a le droit de se sentir reconnue. Il s’agit d’apprécier que les femmes, bien que minoritaire au sein de l’Académie, ne sont pas minoritaires en nombre dans le reste du monde. Il s’agit de reconnaître que même si l’Académie est toujours au XVIIIe siècle, la vie autour de l’Académie en est rendue au XXIe et a envie que sa langue reproduise ce qu’elle est.
M. Bureau, n’hésitez pas à poser ces questions.
J’aime bien l’émission de Stéphan Bureau, je trouve que ce concept lui va très bien. C’est fait pour lui, ce genre de télé. C’est sobre, discret, et ça va en profondeur. Les invités sont tous des personnages qui sont plus grands que nature. Des gens accomplis qui ont une vie souvent fascinante, ou en tout cas, différente.
J’ai bien hâte de voir l’émission avec Robert Lepage. C’est un homme que j’admire beaucoup et surtout il parle rarement de lui-même. Il laisse plutôt parler son talent. ALors de l’avoir ainsi en entrevue aussi longtemps, c’est une chance inespéré pour nous.
Le seul point négatif que j’ai à apporter ce n’est pas tellement concernant l’émission de M. Bureau, mais plutôt les pubs télé pour annoncer l’émission de la semaine. Comme la plupart des émissions de grandes écoutes à TVA, il en font tellement la promotion à coups de grandes pubs, qu’on finit par ne plus avoir le goût de l’écouter. On nous présente les mêmes deux ou trois extraits de l’émission à chaque 10 minutes de télé. On vient vite saturé. Alors TVA, svp, diminuez vos spots télé auto-promotionnels.
J’aime ce qui me nourrit particulièrement les livres et le théâtre mais j’avoue que depuis quelques années,la télévision me laisse sur ma faim.Bien sûr,j’arrive à trouver quelques émissions à me mettre sous la dent entre autre sur Télé-Québec,TV5 et ARTV mais une de plus à mon maigre menu télévisuel sera apprécié surtout si elle tient ses promesses d’en-trevue en profondeur.Je déclinerai donc pour l’instant le plaisir de l’accisème…en écoutant Contact et en espérant que M.Bureau nous fera vraiment pénétrer dans l’univers de ses invités autrement qu’en superficialité.J’ai raté la 1ère mais compte bien me reprendre pour les autres surtout celle avec Robert Lepage que j’admire beaucoup.Celle avec Jean d’Ormesson risque également d’être intéressante puisqu’elle nous introduira dans le macrocosme de la grande Académie française qui semble régner sur la vie intellectuelle française comme la royauté d’antan (royauté maudite?) et ces protocoles précieux et un tantinet figés dans le béton d’un conservatisme dépassé.Si j’admire la richesse de la langue française et ne dédaigne pas m’améliorer dans sa connaissance (spécialement en ajoutant de nouveaux mots à mon vocabulaire),il demeure pour moi essentiel qu’une langue reste « vivante » et en lien avec son siècle.En ce sens,la polémique créée par ce vieux bonze de Maurice Druon ne me fait ni chaud ni froid parce que sa position m’apparaît abusive et incongruente avec son époque.J’espère donc que M.D’Ormesson saura nous faire entendre un son de cloche plus approprié sinon ce sera à désespérer de cette institution vénérable. Par ailleurs,cette controverse à base de féminisation ne rappelle-t-elle pas la difficulté qu’ont connu ces pontifes à accepter qu’une femme siège parmi eux???
Je pense que notre télé intéresse beaucoup de gens et pas seulement dans le domaine de la téléréalité. Et Dieu merci, elle nous propose autre chose. Et cette autre chose n’est pas seulement Stéphane Bureau. C’est bien de dire que ce genre de télé peut amener à y faire adhérer des personnes qui ne s’intéressent pas du tout à la télévision autrement, mais je pense qu’il y a aussi d’autres émissions de télévision très intéressantes. De plus, faut-il nécessairement que tout le monde soit intéressé par la télévision? Il y a d’autres façons de passer les soirées que d’être assis chaque soir devant elle. Personnellement, je l’écoute. Mais je suis bien heureuse lorsque pendant la période des fêtes et celles des vacances d’été la télévision met fin à sa programmation régulière. Je m’en éloigne et cela me permet de me consacrer à autre chose.
Accisème; ce mot n’est pas dans le Larousse, évidemment.
Je présume que ce mot devait faire partie de la sémantique de l’aristocratie française d’une certaine époque.Je laisse aux linguistes et aux historiens, la tâche de nous en expliquer son origine.Audelà des mots il y a les êtres.
STEPHAN BUREAU, intellectuel et jounaliste à l’esprit libre et indépendant.
Intervieweur de grand talent. Discipline qui demande une grande concentration et une
mémoire sans faille. Quoi dire de plus sur cette série de Télé-Québec ?
Un peu d’humour; y a t-il un seul politicien qui refuserait le pouvoir par plaisir ?
Accisème……
J’ai pu voir le film Osama à sa sortie, pas longtemps après l’intervention de l’armée américaine en sol Afghan. Et franchement, lorsqu’on voit ce film, on ne peut qu’applaudir au ménage qu’ont fait les américains, les canadiens et autres occidentaux dans ce pays, gouverné alors par des gens pour qui les femmes sont des objets qui ne peuvent, évidemment, revendiquer aucun droit, incluant celui d’aboir un procès juste.
On ne peut pas croire qu’au 21e siècle, aux portes de l’Europe, on vivait encore de la sorte et surtout avec les mentalités décrites dans cet excellent film. Préparez-vous à vivre des moments de frustration, de stupeur et d’indignation, prouvant bien que la réalisatrice a livré la marchandise, le tout sur un ton parfois humoristique, mais la plupart du temps, dramatique.
Premièrement, ceux qui ne connaissent pas l’émission, disons que c’est comme si Bernard Derome partait sur un trip musique, parce que l’animateur, Guillaume Durand, a été lecteur de nouvelles longtemps sur France 5, je pense, à moins que ce ne soit France 2 ou 3, ou 2+3…
Sur le plateau, il y a une belle Gibson Les Paul Custom noire exposée comme une sculpture séparant la scène du boudoir pour interviews; ça commence bien, déjà ça attire le respect…
Mais, le fait d’armes de cette émission, un peu comme Taratata de Nagui, c’est de la musique live sans playback! Et les émissions françaises de divertissement ne sont jamais coupées au couteau dans le temps, que ce soit Patrick Sébastein, Michel Drucker, Nagui ou Durand, on défonce souvent le deux heures, c’est parfois même trop long. Si Jean-Marc Parent n’avait pas offert une image si unidimensionnelle, on en serait peut-être là aussi au Québec, défoncer dans le temps, mais aussi dans le contenu, des artistes connus aux petits nouveaux présentant leur premier album, du plaisir quoi! Parce que sur ces plateaux, le plaisir est palpable, ça crève l’écran; c’est difficile de l’apprécier à sa juste valeur parce qu’on connaît peu les invités, mais les 4 animateurs cités ont le don de faire oublier que c’est de la télé, la passion passe avant la technique. C’est plus brouillon que ce qui se fait en télé chez nous, imaginez comparé aux Amerloques, mais c’est encore mieux senti et ça surprend.
Ça surprend comme la performance de Cali; il s’est tellement défoncé lors de sa chanson, il est allé se choisir une fille chez les spectateurs et il te l’a « barouetté » que je me suis dit « ça y’est, un autre drogué ». Que nenni! En entrevue, en reprenant son souffle, on pouvait constater qu’il était très lucide, aucunement mécréant; oui, on peut JOUER le rock’n’roll, se vider les trippes sans pour autant s’en vider les veines. Ça m’a réconcilié avec l’authenticité, celle qui célèbre la vie et non celle qui tue telle hendrix et cie.
Une particularité évidente de notre belle et majestueuse langue française est cette nette différence de langage entre l’oral (le parlé) et l’écrit (le réflexif). Elle en a fait du « chemin littéral et de la route littéraire », cette chère langue, depuis ses tout débuts gaulois jusqu’à nos jours. Malmenée par la tradition orale (la majorité des gens ne savait pas écrire, ni lire jusquà récemment), la langue française s’est fait ciseler le portrait jusqu’en ses moindres détails par les puristes et les stylistes de la sacro-sainte académie française qui, selon Boileau,
devait illustrer et défendre la noble dame du langage national.
Il ne faut pas oublier qu’en Occident, la France, et principalement sous le règne de Louis XIV, représentait l’empire par excellence, quant à sa richesse, sa force, son armée et son despotisme. Pourrait-on comparer Louis XIV à un certain George W. Bush? Quelques siècles d’histoire les séparent à peine…
Bref, les intellectuels français ont modelé la langue écrite française, lui donnant une structure grammaticale et stylistique. Ils ont, au fil des années et décennies, créé et/ou rejeté un vocabulaire puisé à même le langage populaire ou populiste, aristocratique ou bourgeois, permettant ainsi un échantillonnage de mots élargi selon les classes sociales. Ils ont voulu codifié ces différents niveaux de langage et, comme dans tout pays respectueux de sa langue nationale, ces linguistes ont « mis en dictionnaire » un éventail de mots usuels, populaires, argotiques, sérieux, savants, scientifiques,etc. En ce sens, je trouve que le mot « accisème » aurait encore bien sa place dans notre société d’aujourd’hui tellement il m’apparaît actuel…
Mais laissons aux « tenanciers de la langue » le soin d’en disposer comme ils l’entendent. Le peuple en fera bien l’usage qu’il le juge selon la nécessité du moment.
La France, qui a aussi inventé « l’égalité, la fraternité et la liberté », se fait donc un plaisir intellectuel et hautain de nous tirer la langue…
Quoi que je trouve le commentaire généralisé de dire qu’il n’y a plus de contenu à la télévision, je dois par contre féliciter Stéphane Bureau pour son retour sur les ondes !
Autant par son »échangeur » sur TVA que par Contact mentionné par Monsieur Proulx dans son article, Monsieur Bureau emmène un vent de rafraichissement sur nos ondes !
Entrevue de longue durée, contenu léché en profondeur….Il est certes rassurant de voir qu’on priorise encore tant sur notre »Télé-Québec » que sur des réseaux de plus grande écoute; des entrevues de fond…. qui nous font grandir….certainement du moins réfléchir.
Je serai devant mon écran dans les prochaines semaines pour voir l’évolution des 2 émission de Monsieur Bureau.
L’entrevue de Stéphane Bureau avec Jean d’Ormesson était vraiment géniale. Les lieux physiques de l’entrevue, l’usage d’images d’archive, les mises en scène…et que dire du contenu. Un petit bijou d’entrevue qui cache des heures et des heures de préparation.
Bravo à l’équipe!