Une nouvelle salle consacrée à la cinématographie indépendante
Cinéma

Une nouvelle salle consacrée à la cinématographie indépendante

Les cinéphiles de Montréal ont un nouveau lieu où apprécier le septième art, le Cinéma du Musée, qui a pris ses quartiers dans l’auditorium Maxwell-Cummings du Musée des beaux-arts de Montréal, complètement rénové et adaptée pour une expérience cinématographique de haute qualité.

Il était clair qu’il y avait une réelle demande pour de nouveaux espaces consacrés au cinéma à Montréal après la fermeture de plusieurs lieux emblématiques comme Le Parisien, en 2007, ou l’Excentris, en 2016. L’union entre le MBAM et le Cinéma Beaubien sonne un regain d’espoir pour le milieu. «Il y a moins de salles et plus de films qui sortent à chaque semaine. On avait besoin d’offrir plus d’écrans pour que les films puissent respirer un peu et trouver plus de temps-écran pour rencontrer les cinéphiles», déclare le président-directeur général du Cinéma Beaubien et du Cinéma du Parc, Mario Fortin.

«J’allais dire que ça comble un besoin, mais ça ne le comble pas, ça fait mettre un peu de baume sur un manque. Il faudrait encore plusieurs autres salles», ajoute-t-il. Ce souhait trouvera peut-être un écho dans le futur, mais on ne peut s’empêcher de relever l’ouverture du petit nouveau du Mile-End, le Cinéma Moderne, dont les propriétaires ont osé prendre le risque de construire une salle de cinéma.

Plus qu’un cinéma

Dans la mission du Cinéma du Musée d’offrir une programmation construite autour de films d’art et essai en primeur, autant locaux qu’internationaux, il y a une volonté d’accessibilité dans le choix de rendre disponible des oeuvres en version sous-titrée en français, ce qui est rare à Montréal.

Il y a ce désir de rejoindre tous les cinéphiles de la grande métropole. «Les films français et les films québécois vont être présentés avec des sous-titres anglais et vice-versa. Si un film est dans une autre langue, on va essayer le plus possible d’avoir les deux versions disponibles à différentes heures, explique le directeur de la programmation Jean-François Lamarche. Étant donné qu’on est situés au centre de la ville, la clientèle est un mélange de gens anglophones et francophones, et le musée s’adresse aux deux communautés dans leurs expositions permanentes.»

La programmation régulière du Cinéma du Musée, qui deviendra de plus en plus précise au fil des prochains mois, sera pensée pour garder une certaine complémentarité avec celle du MBAM. «Par hasard, dans les derniers mois, deux films sur des peintres sont sortis en salle. Il y a eu Rodin et Gauguin, précise Mario Fortin. C’est naturel que des films comme ceux-là soient présentés ici. Et il y a une grande offre de films sur l’art.»

Selon Jean-François Lamarche, l’apprivoisement de ce nouvel espace va donner lieu à toutes sortes d’explorations comme des classes de maître ou des avant-premières. «On a aussi l’intention d’avoir des projections pour le jeune public, car le musée est ouvert à celui-ci souvent dans le jour avec différents ateliers», dévoile-t-il.

Une expérience bonifiée

Avec ses 291 places, la salle du Cinéma du Musée est l’une des deux plus grandes salles du cinéma indépendant à Montréal. Les travaux effectués à l’ancien auditorium (grâce à une généreuse donation anonyme) ont permis d’augmenter considérablement la qualité sonore et visuelle des projections.

«On a agrandi l’écran, on a changé toute la chaîne sonore pour installer du Dolby 7.1 donc on a une qualité vraiment parfaite pour une salle de cinéma et pour le type de films qu’on présente», explique Mario Fortin. La cabine de projection est aussi munie d’un Smart Laser de Barco qui garantit une lumière stable et une belle image sur une vingtaine d’années.

Les Journées de la culture qui se tiennent ce week-end seront l’occasion pour les amateurs de découvrir cette nouvelle salle, ainsi que le film Have You Seen My Movie du réalisateur et artiste visuel canadien Paul Anton Smith, en primeur et exclusivité montréalaise.

«Il nous apparaît important d’ouvrir le Cinéma du Musée au public avec un film pouvant souligner l’importance de la dimension collective lorsque nous allons voir du cinéma, s’exprime Jean-François Lamarche par voie de communiqué. Avec ce film unique à mi-chemin entre l’essai cinématographique et le documentaire, on veut rappeler aux gens toute la magie qui opère lorsqu’on est plongé dans le noir, ensemble, pour vivre une expérience qui pourrait changer nos vies.»

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