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Six oeuvres québécoises sélectionnées à la Berlinale
Cinéma

Six oeuvres québécoises sélectionnées à la Berlinale

C’est à 6000 kilomètres de Montréal et du 20 février au 1er mars à Berlin que seront présentés quelques-uns des films ou séries les plus attendus de l’année au Québec. Les Allemands, sans prendre la pleine mesure de leur chance, verront les nouveaux Philippe Falardeau, Anaïs Barbeau-Lavalette et François Létourneau avant nous.

My Salinger Year

La 70e Berlinale revêt des airs de FCVQ ou de FNC parce que, cette année, c’est «notre» Philippe Falardeau qui ouvre les festivités. Neuf ans après avoir ému à Locarno et à Namur avec son Monsieur Lazhar, le réalisateur refait équipe avec le compositeur Martin Léon (auteur d’un des albums les plus marquants des années 2010!) à l’occasion de cette production irlando-québécoise qui mise néanmoins sur une histoire en tout point américaine. Articulé autour du mythe encore grandissant de J.D. Salinger, écrivain énigmatique terré dans le secret de son chalet dans le bois, le film raconte le parcours d’une aspirante poète qui se voit forcée de répondre au courrier des admirateurs de l’auteur culte pour payer son loyer.

Sigourney Weaver dans My Salinger Year (Source: CTVM)

 

La déesse des mouches à feu

On peut dresser un paquet de parallèles entre la Catherine de Geneviève Pettersen et Christiane F., l’ado berlinoise tombée dans l’enfer de la drogue, entre autres choses. Bientôt, d’ailleurs, son homologue de Chicoutimi-Nord ira la rejoindre à l’ombre de son mur qui n’existe plus! Propulsé au rang d’oeuvre québécoise de référence dans le temps de le dire, notamment par le biais d’une adaptation théâtrale au Quat’Sous, le récit initialement paru aux éditions Le Quartanier sera porté à l’écran par Anaïs Barbeau-Lavalette – elle-même autrice à succès. Au générique: nulle autre que Caroline Néron, un retour au jeu qui porte des promesses de rédemption. 

La déesse des mouche à feu (Source: CTVM)

 

The Twentieth Century

Ce film-là, au moins, on a l’a vu. On l’a adoré, aussi. Tous les ingrédients d’un futur film culte y sont: des effets spéciaux phalliques un peu douteux aux références historiques obscures en passant par ce casting non-genré qui, franchement, nous enchante. Brillant à tellement de points de vue, le premier long-métrage de Matthew Rankin a déjà connu un vif succès sur le circuit des festivals, récoltant des prix au TIFF comme au FNC. Autant dire que ça augure fort bien pour ce document plutôt inclassable qui dépeint le royaume de la feuille d’érable de fort étrange façon. 

// À lire aussi: notre entrevue avec Matthew Rankin

 

C’est comme ça que je t’aime

Écrire qu’on a hâte de voir la nouvelle série de François Létourneau tiendrait, vous l’aurez saisi, du gigantesque euphémisme. Entré dans la légende avec Les Invincibles et Série Noire, l’auteur («on est des scénaristes!» – réplique marquante de ladite série) et comédien s’apprête à lever le voile sur un nouveau thriller comique sis dans le Sainte-Foy des années 1970. Marilyn Castonguay, Patrice Robitaille et Karine Gonthier-Hyndman l’accompagnent dans l’aventure. 

// À lire aussi: Comment Sainte-Foy inspire les artistes, en bien et en mal

 

Le mal du siècle

Il n’y a pas qu’aux Oscars que les courts-métrages québécois attirent l’attention des bonzes de l’industrie. À la fois présenté en première internationale et en compétition officielle, ce film d’animation de Catherine Lepage laisse déjà à voir une série de mignons personnages habilement dessinés, comme tracés au crayon de plomb, mais sur ce qui nous semble être une toile de peintre. 

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Vie d’un grand réalisateur

De tous les dossiers soumis pour le marché de Coproduction de la Berlinale, seuls 35 sont acceptés. L’Agapiton Philippe Lesage figure à la liste des heureux élus pour son nouveau long-métrage de fiction qui succède à Les Démons et Genèse. Si on ignore encore tout de la distribution de ce nouveau film dont la fiche IMDB n’avait même pas encore été créée au moment d’écrire ces quelques lignes, on sait, néanmoins, que l’histoire est celle d’un ado (Jeff, 16 ans) qui en vient à loger à la même demeure qu’un cinéaste qu’il idolâtre. Un genre de huis clos, c’est du moins ce qu’on déduit du synopsis, ponctué de dynamiques toxiques et d’intrigues romantiques. 

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