BloguesVoix publique

Qui dénoncera qui cette fois?


 

Ce lundi, le quotidien Le Soleil publiait une mise au point et des excuses suite à la publication sur son site internet d’un texte d’«opinion» aux relents haineux et incitant, à mots à peine couverts, à la violence.

(*** Voir l’addendum au bas du billet pour mon analyse de la réaction du ministre Lessard).

Ce texte portait le titre «Pour en finir avec les grèves étudiantes». Entre autres choses, son auteur y exhortait les opposants à la grève étudiante à s’inspirer des «mouvements fascistes» des années 1920-1930 pour administrer «aux gauchistes» ce que l’auteur nomme «leur propre médecine».

 

 

Qualifiant cette grève de «ruineuse et antisociale», l’auteur propose en effet ses «moyens» pour y remédier: «il faut s’organiser pour reconquérir le terrain. Dans les années 1920 et 1930, c’est ce qu’on /sic/ fait les mouvements fascistes, en appliquant aux gauchistes leur propre médecine. Ceux-ci en ont gardé un souvenir si cuisant que, trois quarts de siècle plus tard, ils s’acharnent encore à démoniser cette réaction de salubrité politique. Les opposants aux grèves doivent donc cabaler, s’organiser pour franchir en masse les lignes de piquetage, apostropher les porteurs de carrés rouges où qu’ils les rencontrent, répondre à l’intimidation par le défi

De manière plus accessoire, l’auteur ajoute qu’il faudrait aussi que «les gens qui s’opposent aux points de vue véhiculés par les médias contrôlés par la gauche doivent se doter de leurs propres médias. On en retrouve une ébauche dans certaines radios populaires de la région de Québec et cela inquiète tellement nos gauchistes qu’ils essaient constamment de les discréditer en les qualifiant de radios-poubelles».

Le tout, conclut-il, pour «s’affranchir de la tyrannie des agitateurs de gauche».

***

On comprend pourquoi ce texte fut retiré après l’arrivée au journal de plusieurs plaintes.

(Le lien permanent pour lire cet article de Bernard Guay est ici.)

Quant aux circonstances entourant la publication originelle du texte sur le site internet, j’inviterais à la prudence. En ces temps où les médias et ceux qui y travaillent sont de plus en plus sous pression pour «produire» ou «reproduire» le plus rapidement possible, qui sait si une simple erreur humaine y est, ou non, pour quelque chose?

***

Qui est l’auteur de ce texte? La question est importante.

Ah oui? L’auteur du texte?

Son nom est Bernard Guay.

Au bas de son texte, il s’identifie comme «politicologue de formation et spécialiste du financement des organismes publics. Il est également un militant anti-grèves de longue date».

Or, ce n’est pas tout à fait tout…

Le vrai problème ici est que «politicologue» ou pas, M. Guay est surtout à la Direction générale de la fiscalité du ministère des Affaires municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire, mieux connu sous l’acronyme MAMROT. Soit au ministère dirigé par Laurent Lessard.

M. Guay, cette fois sous toutes réserves, serait aussi fonctionnaire depuis bien avant l’arrivée du gouvernement Charest.

Pour la petite histoire médiatique, cette information essentielle – passée inaperçue – fut postée récemment en premier lieu sur un site (1) qui semble peu connu des grands médias:

Il restait néanmoins que l’identité de ce monsieur y était indiquée au conditionnel en ces termes «il semblerait que Bernard Guay occupe un poste de Directeur Général de la fiscalité du Ministère des Affaires Municipales, des Régions et de l’Occupation du Territoire (…)». Pour du «conditionnel», disons que sa précision méritait vérification.

Et donc, en fin de journée, ce lundi, j’ai rejoint l’attachée de presse du ministre concerné, laquelle me confirma rapidement l’information.

Une fois l’information vérifiée, je l’ai ensuite postée sur Twitter tout en y indiquant également le lien vers le site où cette donnée, quoiqu’au conditionnel, avait été avancée en premier lieu.

Pour ce qui est de Bernard Guay, sa situation serait présentement sous étude au ministère. On comprend facilement pourquoi…

De fait, au-delà des codes d’éthique et de déontologie, on comprendra aisément que si un fonctionnaire a bel et bien signé de tels mots et les a envoyés à un quotidien pour parution, une telle «situation» est à sa face même aussi injustifiable qu’intenable.

Dans les derniers jours, autant la ministre de l’Éducation que le premier ministre, ont tenté de diviser le mouvement étudiant pour mieux l’affaiblir.

Ils l’on fait, entre autres manières, en exigeant de la CLASSE qu’elle «condamne» tout acte de violence ou de vandalisme (même s’ils ne sont pas de sa responsabilité…).

Et ce, encore, même si dans les faits, la CLASSE, la FEUQ et la FECQ partagent la même position sur le sujet. Soit de dénoncer et se dissocier de tels actes tout en refusant de les condamner avant que les tribunaux ne le fassent eux-mêmes.

Mais comme la stratégie du gouvernement est de diviser et de polariser toujours plus l’opinion publique – un cas patent de «wedge politics» comme je l’expliquais ici – ce simple fait ne semble avoir guère d’importance.

Or, si cette information s’avère, que diront et que feront maintenant le premier ministre et la ministre de l’Éducation?

Que feront-ils face au cas de ce texte signé par un haut-fonctionnaire appelant à s’inspirer des «mouvements fascistes» d’avant la Deuxième Guerre mondiale pour mieux combattre ceux qui appuient la grève et pour s’«affranchir» de ce qu’il appelle «la tyrannie des agitateurs de gauche»?…

Et, qu’en fera le ministre dont relève au travail l’auteur de ces mots?

 

 

Si, tout au moins, les mots ont encore un sens…

Le gouvernement tolérera-t-il de la part d’un haut-fonctionnaire un appel aussi clair à s’inspirer des «mouvements fascistes» qui ont préparé une des périodes les plus noires de l’histoire humaine?

***

(1) Ce même site dénommé «Québec Facho-Watch» aurait aussi récupéré ce qui semble être la version du texte parue originellement sur le site du journal:

Notons aussi que ce site annonçait pour le 17 avril, une «manifestation» contre la parution du texte de Bernard Guay.

(*) Traduction de l’affiche ci-haut: «Avertissement: fascisme! Pensée libre strictement interdite»…

***

ADDENDUM:

Questionné par les journalistes ce mardi quant aux révélations contenues dans ce billet, le ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, a répété à plusieurs reprises que Bernard Guay – nul autre que le directeur de la fiscalité au ministère et auteur du texte d’opinion ci-haut exhortant à s’inspirer des «mouvements fascistes» des années 20-30 – a qualifié ces propos d’«inappropriés». Il a aussi précisé que M. Guay avait été «rencontré» par le sous-ministre et qu’il avait reçu des «sanctions administratives», dont le ministre a refusé de donner le détail.

Le ministre a aussi ajouté que M. Guay «vit avec ça maintenant, et cela l’amène à réfléchir»… Ce dont, considérant la virulence des propos tenus dans son texte d’«opinion», a de quoi laisser franchement songeur.

Or, la gravité des propos est telle qu’il aurait été nettement plus approprié pour le ministre d’informer les citoyens des «mesures» prises. Question de juger si elles sont proportionnelles à la faute commise, après tout, par un haut-fonctionnaire d’expérience au gouvernement du Québec.

De savoir que des idées pro-fascistes sont véhiculées par une personne en si haut lieu de responsabilité au gouvernement est troublant. Très troublant.

En fait, c’est plus que troublant. Ceci tombe dans le domaine de l’inacceptable.

Occuper un poste de haut-fonctionnaire dans un gouvernement exige non seulement un devoir de réserve, mais dans ce cas-ci, on entre sur un tout autre terrain – celui de la propagation d’idées haineuses. Exhorter les citoyens d’une démocratie à s’inspirer des mouvements fascistes des années 20-30, c’est tenir des propos qui peuvent inciter à la haine, l’intimidation et possiblement, la violence.

Comment un gouvernement, quel qu’il soit, peut-il se contenter d’appliquer des «sanctions administratives»? La question non seulement se pose, mais elle devra être posée et reposée jusqu’à ce qu’une réponse intelligible soit donnée aux citoyens, lesquels sont également les contribuables qui paient pour avoir une fonction publique neutre et professionnelle.

Si le même fonctionnaire avait exhorté les citoyens à s’inspirer des mouvements fascistes d’avant la guerre contre, disons, les femmes, les personnes noires ou toute autre communauté identifiable, se contenterait-on de «mesures administratives»?

 

 

Commentaires

Les commentaires sont fermés.
73 commentaires

Je suis soufflée. Je trouve dangereux que le texte de Bernard Guay ait un ton posé, calme, presque serein pour tenir un propos extrémiste appelant la rébellion. Ça a quelque chose d’hallucinant. Une bombe enveloppée soigneusement dans du papier kraft. Dépassée par le ton employé, quand on apprend la fonction du monsieur … c’est carrément apeurant.

Les mots employés sont clairs pour prétendre que les gauchistes sont des méchants : « On en retrouve une ébauche » (de médias de droite) « dans certaines radios populaires de la région de Québec et cela inquiète tellement nos gauchistes qu’ils essaient constamment de les discréditer en les qualifiant de radios-poubelles ».

Et pour terminer en « beauté » son plaidoyer : « Elle est difficile, la route qui permettra de s’affranchir de la tyrannie des agitateurs de gauche. Contrairement à ces derniers, dont la priorité est d’attiser le mécontentement pour se hisser au pouvoir, les gens de droite s’intéressent d’abord à leurs devoirs professionnels, scolaires et familiaux, et ensuite seulement à la lutte politique. Il faudra pourtant qu’ils y viennent, s’ils veulent éviter que les activistes de gauche leur imposent des conflits perpétuels ».

Pour cet homme, les « À droite » ont de la droiture et sont bons, purs, et blancs. Les gauches, des fauteurs de troubles, des mauvais, des noirs. Bonjour la nuance !

De quelque camp qu’il soit, un fou furieux sera d’abord et avant tout un fou furieux.

En voici un dû pour une retraite hâtive.

tu banalises ce qui pourtant est un courant de pensée populaire et contagieux.

c’est dangereux ce que tu fais, claude.

Je «banalise»?

Si vous ne savez ni lire une courte phrase, ni comprendre le sens de quelques mots pourtant très faciles à comprendre, pour n’en braire qu’une ânerie méprisante pour apparemment tenter de faire l’«intéressant», ça c’est très consternant.

Ce qui est vraiment «dangereux» ici, c’est des provocateurs que seule la provocation pour la provocation ne paraît intéresser. Votre carte de visite depuis votre toute première incartade sur ce site à titre de «chasseur d’épais».

Vous ennuyez-vous à ce point qu’il vous faut vous acharner à déformer les propos des autres, à continuellement chercher à travestir un débat se voulant sérieux en lançant n’importe laquelle bêtise? Probablement pour voir si ça va pêter avec plein de flammèches et un gros boum?

À l’école secondaire que vous fréquentez, la direction et les profs doivent avoir follement hâte de vous voir enfin passer au cégep. Et que leur problème soit refilé à d’autres.

La démocratie est aujourd’hui menacée de l’intérieur par des dérives qu’elle engendre elle-même. Le populisme de gauche ou de droite peut-être éventuellement l’être.

Le juridique qui surdétermine le politique comme le recours aux tribunaux pour avoir accès à sa formation universitaire. L’agir politique se bute à l’individualité juridique de l’un. Il peut aussi avoir une dérive de l’individualiste juridique que dans la problématique de la laïcité, la gestion des armes à feu, à l a limite même l’existence du syndicat comme rêve les Eric Duhaime et les plus populiste de la CAQ

@claude

oui tu banalises.

es-tu au courant des cotes d’écoute des radios populistes de québec, où l’on peut régulièrement entendre les mêmes imprécations que celles que tu attribues ici à un fou?

tu réagis de la même manière lorsque l’on rapporte les propos populaires d’un quelconque raciste anglophone. un fou isolé. tous des fous isolés. des milliers de fous isolés. ça ne prend pas, claude. pas avec moi, du moins.

p.s. pourquoi encore une fois ramener à notre mémoire un avatar que tu as toi-même fait disparaître?

Et dire que le «fou est celui qui a tout perdu sauf la raison», pour citer G.K. Chesterton,
explique peut-être dans une certaine mesure le succès d’estime de quelques uns avant leurs grande déconfiture.

J’ai très peur quand je vois avec quelle facilité certains endossent les habits noirs du fascisme, appelant à la «bastonnade», l’arrestation de journalistes, applaudissant au tir d’explosifs sur une foule qui scandait, une seconde avant, «on reste pacifiques!»

À partir du moment que le problème c’est le gauchiste, l’étranger, le BS ou que sais-je, à partir du moment que le problème c’est l’autre, quelle est la solution? Cette simple logique du fscisme doit être démontée, pas instrumentalisée par des politiciens en fin de règne.

J’ai lu ce texte alors qu’il était publié dans Le Soleil. J’étais complément stupéfait. J’ai twitté, facebooké, pour tenter d’alerter. Silence radio dans les grands médias, les Martineau de ce monde continuant de déshumaniser les jeunes. Pourtant cette histoire est bien plus grave qu’un pot de peinture lancé sur une porte. Combien sont-ils parmi ceux qui nous gouvernent qui partagent de telles idées, où, du moins, le même sentiment, le même imaginaire face à la contestation sociale ? Comment ce texte a-t-il pu passé les mailles du filet alors que les références sont évidentes ? Une telle apologie du fascisme mérite-t-elle une enquête policière sur l’auteur de ces lignes ? Pourquoi le gouvernement ne condamne pas ? J’ai tant de réponses qui restent pour l’instant sans réponse.

Et pourquoi ce silence chez ceux qui normalement sont à l’affût du moindre scandale ? Qui ne dit mot consent ?

Merci d’avoir enfin révéler au grand jour cette inquiétante dérive.

Est-ce que JJCharest et la ministre Beauchamp condamne le geste posé par un des haut-fonctionnaires du gouvernement du Québec?
Il serait important que le PLQ qui forme le « présent » gouvernement se dissocie et condamne Bernard Guay comme il demande à la CLASSE de condamner les bris de vitres dont elle ne connaît pas les auteurs.

M. Lachaine demande « Est-ce que JJCharest et la ministre Beauchamp condamne le geste posé par un des haut-fonctionnaires du gouvernement du Québec? »

J’ajoute : Le PM et mme Beauchamp doivent tenir une conférence de presse à laquelle en présence de monsieur Bernard Guay qui offrira des excuses pour de tels propos.

Deux poids, deux mesures. Les étudiants vs les warriors!!!!
Jacques Chagnon, le ministre de la Sécurité publique, et John Ciaccia du Parti Libéral du Québec ont négocié avec des Warriors masqués à OKA et le 12 août 1990, ils participent à une cérémonie de signature d’un accord controversé avec des représentants Mohawks armés et masqués.

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201006/20/01-4291871-crise-doka-lentente-qui-ne-fut-jamais-signee.php

Très intéressante remarque. On voit qu’on nous sert des arguments pour la forme … et qu’on est dans la rhétorique … malhonete …

J’invite les internautes a donner une résonnance a ce fait et a l’utiliser dans leur argumentation quand un internaute évoque qu’on négocie pas avec un tel pis un autre pour ceci ou cela.

Erreur d’aiguillage, Monsieur Desbois?

Il est ici question d’un haut-fonctionnaire du nom de Bernard Guay qui n’a apparemment pas toute sa tête, et qui serait «fonctionnaire depuis bien avant l’arrivée du gouvernement Charest» selon ce que note Mme Legault.

Fonctionnaire depuis quand précisément? L’histoire ne le dit pas.

Et cela n’a aucune importance.

Comme l’exprime mon commentaire (hier à 23h52): «De quelque camp qu’il soit, un fou furieux sera d’abord et avant tout un fou furieux.» Clair et net.

« Il est ici question d’un haut-fonctionnaire du nom de Bernard Guay qui n’a apparemment pas toute sa tête »

Je pense qu’on doit pas perdre de vue le contexte … et les responsabilités du politique quand a cette crise et le fait qu’il perd son temps dans la rhétorique plutot que de prendre ses responsabilité. Le commentaire revient sur un arugment utiliser pour freiner les discussions et faire de la petite politique.

Concernant les propos …

Des propos dures j’en entend depuis quelques temps ( ici ca va bien sur plus loin )

La semaine dernière un professeur évquait qu’on se devait de donner une lecon aux étudiants. Il était invité de manière surréalistes a comenter comment sortir de la crise a RDI.

meme sur voir …

http://voir.ca/josee-legault/2012/04/15/lart-de-la-division/

16 avril 2012 · 17h36

On trouve en commentaire

 »
De plus, la CLASSE est un mouvement radical, et Nadeau-Dubois n’est que la marionnette des syndicats et groupuscules anarchistes de tout acabit.

C’est une organisation terroriste et on ne négocie pas avec les terroristes.
La ministre fait bien de ne pas céder au chantage de ces hystériques manipulés par les syndicaleux. »

Et donc

« Erreur d’aiguillage, Monsieur Desbois? »

Moi je trouve qu’il est a la bonne place le comentaire ca nous rappelle le contexte … et un gouvernement qui fait dans la rhétorique et qui est reponsable du climat pourri …

Tout comme ici …

« Pourquoi ne pas laisser tomber ce débat ésotérique sur les mots «distancié» et «condamné» »

http://www.cyberpresse.ca/debats/chroniques/michele-ouimet/201204/17/01-4516038-twilight-zone.php

Ce qui est fascinant c’est que ce même gouvernement et les militants du partis libérals évoquent tout le temps qu’on peut pas discuter ceci ou cela car ca diviserait les québecois ( constitution, souveraineté, charte, langue, laicité, etc …)

et nous voila dans une crise sociales depuis 10 semaines qui divise profondement les citoyens …

Il attend quoi le premier ministre pour devenir l’homme d’état qu’il n’a jamais été …

C’est a se demander, en regard du texte d’Alain Dubuc en autre, s’il n’y a pas un courant de pensée au parti libéral qui pense tirer avantage politiquement de cette agitation sociale en vue d’une éventuelle campagne … ca aussi ca serait juste dément …

Quand d’un côté on passe aux actes, condamner est une tentative de division. Mais quand d’un autre on publie un texte de supputation, ah là, c’est haineux !
Deux poids, deux mesures! Vous avez toujours votre propre loi devant ce qui appuie votre idéologie.
Bravo ! Bel appel à la paix !

Dire d’un pro-fasciste qu’il est « fou » est une insulte envers toutes les personnes qui aouffrent de troubles mentaux. Cherchons d’autres insultes que des noms de maladie, SVP, pour désigner les personnes immorales.

Ça c’est pas mal…

Ainsi quelqu’un souffrant de troubles mentaux évidents (que le quelqu’un en question soit pro-fasciste ou pro-autre-chose) ne saurait malgré tout (pour des motifs politiquement corrects?) être qualifié de «fou» car ce serait là une insulte envers ces autres personnes souffrant également de troubles mentaux, mais pour des raisons possiblement différentes qu’une lubie pro-facisme ou pro-autre-chose?

Qualifier le haut-fonctionnaire dont il est ici question de «fou» n’est pas une insulte mais le constat d’une évidence.

(Et puis Le Petit Robert ne s’objecte nullement à l’emploi du mot «fou» pour constater un évident déséquilibre mental, peu importe la raison!)

(À en avoir parfois l’impression de visiter une maison de fous lorsque je m’aventure ici…)

Grand merci a Josee Legault de reperer et d expliquer la gravite de ce texte de Bernard Guay.
Un haut fonctionnaire admirateur du  » fascisme  » .
Qu en pensent ils, les electeurs du PLQ de la region de Montreal ?

Ce texte (et les discours des radio-poubelles) de Bernard Guay est terriblement dangereux. et il est irresponsable de la part du Soleil (groupe GESCA) de l’avoir publié.

Surtout dans le contexte où, justement cette semaine, il est encore question d’Anders Behring Breivik.

C’est à cela que les Guay de ce monde aspire ?

Et le pire on donne du temps d’ antenne à un certain maire Gendron qui nous vomis constamment ce genre de doctrine!

Pour ma part, je dénonce l’hypocrisie et le mensonge du gouvernement, tactiques qui essaient de diviser les étudiants et fait gagner du temps:  »
C’est avec dégoût que je vois et j’entends le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, se livrer dans les médias depuis deux jours à des tactiques hypocrites et mensongères pour justifier d’écarter la CLASSE et ses porte-parole d’une hypothétique « commission » sur le financement des universités. L’attitude de Jean Charest est en elle-même porteuse et provocatrice de violence. Que nous continuions de la tolérer, après qu’elle se soit manifestée tant de fois depuis 9 ans (corruption dans la construction, financement des partis politiques, mascarade de la commission Bastarache, gaz de schiste, exploitation des ressources naturelles, surtaxe santé inéquitablement répartie, favoritisme, manipulation) en dit long sur notre passivité collective. » Lire la suite: http://sisyphe.org/spip.php?article4175

Quelle stratégie extraordinaire. On commence par faire, du haut de sa position importante, une déclaration incendiaire et assassine. Puis quand les vagues sont un peu trop fortes, on passe aux excuses.

Le problème c’est que le monstre est toujours sur place, désormais muet, mais toujours agissant.

Ce ne sont pas des excuses qu’il faut. Il faut le limoger l’affreux. Les citoyens ne peuvent endurer qu’un tel personnage puisse continuer à influencer un ministre qui décide des politiques nationales pour lesquelles chaque citoyen est assujetti.

Si l’information est fondée, comment un tel personnage peut encore participer à des réunions de travail ayant comme objectif de mieux gérer l’État ? S’il ne veut pas être complice, le ministre doit exiger la démission du fasciste. Rien de moins.

«La haine rend non seulement aveugle et sourd mais incroyablement bête.»
[Konrad Lorenz]

À lire les commentaires, on dirait que des gens banalisent ce geste.

Pourtant:
Il a été posé par une personne de pouvoir.
Il incite à la violence.
Rejette implicitement la démocratie et la pluralité des points de vues.
Souhaite éliminer la possibilité de discussion.

Plus encore, l’auteur (homme de pouvoir, ne l’oublions pas) puise son inspiration du mouvement politique responsable du pire massacre organisé de l’humanité!

Il est dangereux et c’est encore plus dangereux de lui donner une tribune!

Le discours de cet excité n’ est que la résonnance amplifiée de nos militants du Réseau Libââârté Québec , de nos Richard Martineau , Eric Duhaime et Joanne Marcotte . La résonnance amplifiée de l’anti-syndicalisme notoire d’un empire médiatique du nom de Quebecor. La résonnance amplifiée de la mentalité libertarienne qui s’empare de plus en plus des conservateurs de droite en Amérique du Nord, Harper, les républicains américains et le merveilleux monde des affaires.

Ce type est sûrement une grande gueule qui a laissé aller son cœur en oubliant son côté rationnel ! Un malade mental ? Pas sûr ! En tout cas un fanatique de droite qui dit publiquement ce que beaucoup de libertariens doivent penser en silence et en privé !

C’ est clair comme de l’eau de roche que la grève des étudiants donne a nos petits fascistes en herbe l’occasion de crier au loup et de diaboliser tout ce qui est de gauche et de centre-gauche ! Surtout en ce moment ou le PQ devance la CAQ et le PLQ dans les sondages !

De la propagande comme il s’en fait depuis la première guerre mondiale ! Noam Chomsky n’aura jamais été aussi à jour qu’en ce moment !

Fascisme ou pas ?

Le boycott des étudiants coûte cher à la société : policiers en sur nombre, vandalismes : frais aux propriétaires, perturbation de la circulation (métro, routes, ponts): heures perdues. Sans études pointues , je peux quand même avancer que c’est beaucoup pour mes impôts et mes taxes municipales à venir à un certain moment d’une façon au l’autre. Qu’on me dise le contraire si je me trompe.

Les manifestations actuelles en date du 17 avril 2012 ont une espérance de « gains » entre conclusions possibles :
a) nous perdons notre session et nous en serons heureux (nous savions que cela pouvait se produire et nous assumons

b) nous gagnons le gel des frais ou la gratuité et nous en serons très heureux (nous savions que cela pouvait se produire et nous jubilons)

Peut importe l’issus entre a) ou b) la perturbation sociale , les entorses à la démocratie et à la justice sociale (violation de certaines lois) , la perte d’une session est un drame en soi. Mettre l’enjeu entre GAGNER le gel et / ou la gratuité ET PERDRE une session, donne la chair de poule. Nous sommes rendus loin des objectifs initiaux de la contestation. (C’est vrai que les enjeux changeaient d’une journée à l’autre). Maintenant, l’enjeu est de BATTRE (sans jeu de mot) le GOUVERNEMENT avec un agenda caché, et des leaders qui ne sont même pas capable de répondre à une question. (la cassette du vrai politicien pour camoufler la transparence et pouvoir gagner sous de fausses représentations.) Si la vérité était dite en pleine transparence ce conflit serait déjà réglé ou ne serions en pleine révolution, Camoufler, demi-vérités , c’est l’apanage des faibles.

Sans rigueur intellectuelle à tous les niveaux mène à l’état de chose que nous connaissons actuellement. Peut-on appeler cela de la MATURITÉ SOCIALE ?

Que VERTS ou BLANCS utilisent les mêmes moyens OU méthodes que les ROUGES pourquoi crierions-nous aux loups ? Heureusement que VERTS ou BLANCS ne le font pas, nous sérions en révolution, mais ils devraient le faire pas pour faire une révolution mais pour démontrer que des idées ça se respectent et qu’il n’y a pas qu’une seule GANG la terre. Il y a les NOUS ! , pis les « idiots qui n’entendent pas, qui n’écoutent pas et qui en finale ne comprennent rien » : les AUTRES.

Il faudrait donc que les AUTRES commencent à monopoliser les rues, les médias, les animateurs, les présentateurs à créer aussi une feuille de chou pour imposer leur point de vue et leurs choix.

Vite des élections (c’est un vote secret) c’est encore plus démocratique et les agendas seront clairs.

Paul-W Parent

Qu’ appelez-vous de la maturité sociale ?

Alors qu’ un gouvernement qui nous joue dans le dos depuis des lustres dans les magouilles entre petits amis décide de faire payer la  » juste part  » a des étudiants avec une augmentation de 75 % faudrait que nous , citoyens matures et responsables , ont se tasse du côté obscur pour donner une leçon de démocratie et de maturité politique aux jeunes écervelés ?

Remettre les voleurs au Parlement a la prochaine élection pour donner une leçon aux terroristes en herbes de la CLASSE ?

Vous appelez-ca de la maturité sociale vous ???

…deja je trouve que la qualitè des etudes au Quebec sont au limite de la culture et visent plus à former des consummateurs et des ‘functionnaires », plus que des citoyen…
l’endettement effrenè, la raretè d’une ouverture culturelle abordant le present à la lumiere du passè et un analyse rigeureuse, les media que bercent le peuple comme un idiot, l’universitè comme proprietè privè…
…et apres, quand quelc’un ose mettre en discussion, avec une fatigue incroyable, il se prends aussi en plein face la mediocritè de qui est derangè dans son p’tit jardin, son p’tit travail, son p’tit confort que vise à mantenir avec la fastidieuse logorrhée dialectique…
Nuda nomina habemus….

EXCELLENT TRAVAIL DE JOURNALISME ET POLITOLOGUE DE VOTRE PART !!

Cet individu, s’il fût engagé avant l’arrivée du gouvernement Charest, notre premier ministre va peut-être dire que c’est encore la faute de Pauline Marois…il en est bien capable.

En fait, il semble travailler dans le ministère depuis 15-20 ans, voire plus.

Je suis parfaitement d’accord avec vous, M. Perrier.

Si le mot fou défrise certains, je suggère alliéné. Ça balaie large et ramasse tout.

Il est évident que ce diplômé d’université n’a pas lu les bons livres d’histoire. Je suggère un long voyage organisé avec tuteur, en Europe, dans tous les pays occupés par ses amis fascistes, de 1938 à 1945.

Ah! ça oui. Les fascistes savaient comment causer aux communistes et autres socialistes mauvais teint. Ils leurs disaienr même deux mots : Quin Toué! Et c’était la fin de la conversation. Il est vrai que les fascistes, les nazis n’étaient pas renommés pour leur vaste culture générale, littéraire ou politique. Le vol au ras des pâquerettes était leur spécialité. Voler plus haut leur donnait le vertige et les effrayait.

Un autre à qui on devrait frotter les oreilles est le chef de pupitre au Soleil qui a laissé passer pareil horeur. Pas de jugement, pas de culture générale à la hauteur de ses devoirs et obligations. Un autre ignorantissime à un poste stratégique.

Ça va mal à shop!

Bernard Guay est un personnage connu dans le petit monde de l’extrême droite au Québec.

Au début des années 90, il écrivait dans la défunte revue des Cahiers de Jeune Nation qui est disponible pour consultation aux archives. Dépôt légal oblige.

Pierrot

Ce gouvernement fantoche Liberal n’est pas à un scandale près; John James n’a-t-il pas clamé en 2003 ce slogan  » Nous sommes prêts !  » ?

Prêt au scandale de l’infiltration du crime organisé dans l’État: pillage de combien de milliards de $, pourrons-nous jamais le savoir ?

Prêt au scandale du pillage de la Caisse de dépôt et placement du Qc: $40 milliards dont $10 milliards engouffrés dans les poches de récipiendaires secrets dans des transactions de la CDPQ en achats de titres soi-disant risqués et « non pas » frauduleux (le papier commercial).

Prêt au scandale de la braderie des ressources naturelles – le Plan Nord: des milliards de $ dérobés par les entreprises étrangères qui exporteront nos richesses minières pour une bouchée de pain.

Prêt au scandale de la destruction programmée de l’identité québécoise notamment par l’OLF devenue l’OLA, office protégeant et promouvant la langue anglaise au Québec

Pour mon analyse de la réaction du ministre des Affaires municipales, voir l’addendum à la fin du billet ci-haut.

1

Ce qu’on voit ici est ce que les amateurs d’Histoire ont pu voir et lire ailleurs. Certains croyaient le Québec immunisé parce que nous sommes spontanément gentils. Quelqu’un ici parlait de calinours mais pour une autre raison.

Décrivons la chose: Quelqu’un voit comme période idéale, méthode de gouvernement et de contrôle de la population (et des étudiants), la manière d’être d’une époque dans un lieu particulier que toute personne sensée décrit actuellement comme hallucinante. Idéologie d’autrefois qui a contaminée des millions de personnes. Et qu’il a fallu éradiquer en la combattant avec d’autres millions de personnes.

20 millions de morts en URSS. 10 million de conscrits aux USA. Conflit mondial qui a provoqué 60 millions de mort.

Cette personne est-elle seule?

Excité pour des raisons personnelles, familiales, judiciaires, médicales?

Ce qu’un bon catholique pourrait comprendre et pardonner: il ne sait tout simplement pas ce qu’il dit.

Mais si on lit un peu, s’informe largement, on découvre que ne n’est pas un phénomène isolé. Mais il est difficile d’en dire l’ampleur. Ou d’en prédire le futur.

Si nous nous rapportons dans le passé, nous nous souvenons que monsieur H était seul. Il était un ex-soldat, agent d’influence des services secrets de l’armée. Et l’Histoire venait encore une fois d’accoucher d’une de ses horreurs dont elles elle ne se prive pas.

Nous ne sommes pas en guerre. Quoique, en haut lieu, on prenne plaisir à jouer avec le feu en nous faisant goûter au sang ici et là.

Et il y a la crise de 2008 dont les effets se font encore sentir en Europe mais dont on nous dit, comme monsieur Charest lors de sa réélection, qu’elle ne nous atteindra pas. Le Québec et le Canada étant immunisés.

Il faut étudier la chose.

On remarque de plus en plus que le mot DROITE devient une sorte d’emblème.

Aussi surprenant que ça puisse paraître, il ne s’agit pas d’un débat idéologique, d’une conversation de café où chacun, de bonne volonté, échange ses vues. Prenant ici ou là, corrigeant ses erreurs et, affectueusement, faisant remarque à son interlocuteur ses errances, comme font les gens de bonne compagnie.

Certains, ici de droite, se sentent attaqués par ceux qui pensent autrement. Physiquement. Attaqué, pas seulement menacé, ce qui serait déjà grave mais, attaqué, par la seule présence de gens pensant différemment d’eux. Et qu’on désigne comme la gauche. Qui serait partout. Effrayante. Dangereuse.

Cette gauche, on la voit dans le gouvernement de monsieur Charest (?), dans toutes les tv, les radios, les journaux.

Et elle se manifesterait de la part des journalistes qui font leur métier par des questions sur le F-35 par exemple. Qu’on voit comme une volonté d’outrage à nos chefs.

Nous pensons que nous vivons en démocratie et que nos chefs, nos élites nous doivent des comptes. Vivant dans un pays libre, nous avons le droit de poser des questions et d’obtenir des réponses. Et si quelqu’un doit avoir peur d’un autre, ce ne devrait pas être la population mais les partis politiques qu’elle met au pouvoir. Et qui s’ils la mécontent risque le chômage.

Nous pensions que l’époque des rois et de l’Église avec leurs vérités absolues faisait parti d’un lointain passé.

Et cette révérence s’étend au-delà de nos chefs provisoires mais aussi des riches qui doivent êtres hors d’atteinte. Sans cesse plus riches avec l’$ de tous.

Cette nouvelle religion que l’on appelle droite semble s’étendre. Et comme les croyants des mondes anciens ou des nations barbares et non encore civilisés, leurs adeptes pensent violemment. Sont remplis d’émotions et de sentiments. Incapables de réfléchir lentement.

Le phénomène peut sembler bizarre pour des gens civilisés ayant l’habitude de la conversation mais il faut le reconnaître. Comme un spécialiste ferait le diagnostic d’une maladie.

Et elle devient de plus en plus virulente. Pas encore une épidémie. Mais ceux qui ont sont atteint présente des symptômes inquiétants.

On pourrait penser qu’une grève étudiante (sauf pour les personnes impliquées) est plus… heu! je ne dirai pas amusante (le terme ne serait pas apprécie par les personnes impliquées) mais intéressante à observer. De même que les réactions de nos élites. Mais ce n’est pas une opération pour le cancer, non!?

Et les meneurs si inquiétants pour certains sont les futures élites du pays: ministres libéraux, directeur de la Chambre de Commerce.

Si on n’est pas étudiant pauvre comptant ses sous, ou ses parents qui voient la fin de la période scolaire avec inquiétude (diplôme ou pas diplôme telle est la question!) ou le propriétaire du comptoir de crème glacée qui pensait engager ses nièces…

Que cette nouvelle, ce fait divers, mette un citoyen dans un tel état est surprenant. Et qu’il ne soit pas le seul.

Nous qui ne sommes plus jeunes avons vu d’autres manifestations bruyantes. On dirait qu’on ne supporte plus le bruit.

Et si on ne supporte plus le bruit, on se dit de droite?

Et on réagit ainsi pour d’autres sujets, bien plus graves. Comme si on se sentait assiégé.

Problème de Q,I. ?

Et ne pensez pas que cette allergie provient seulement d’ici.

Je me souviens avoir vu sur CBC un texte racontant une intervention de notre cher président.. heu! premier ministre fédéral. Il disait que c’était le rôle de son parti maintenant qu’il avait le pouvoir de réparer les dommages fait au Canada par la gauche.

Le mot «gauche» utilisé par lui ressemblait presque à terroriste!

Autrefois, en pleine guerre froide, on aurait parlé de communiste!

Il y a une nouvelle guerre froide ici et nous n’en avons pas été informé?

Quel dommage? Quelle gauche? Quel parti de gauche a dirigé le Canada? J’ai beau essayer de penser, je n’y arrive pas. Les Libéraux de messiers Martin, Chrétien ou Trudeau? Les progressistes-conservateur de monsieur Mulrony?

Tous de bons capitalistes et amis des financiers et de la grande industrie.

Si le symptôme de cette maladie atteint même ceux qui nous dirigent et leur fait voir un monde parallèle nous sommes, en tant que simple citoyen dans la …

Je cherche mon mot!

Un commentaire qui vous semblera peut-être futile quant au fond de votre propos, mais j’aime beaucoup votre style, votre façon d’écrire.

Votre texte est d’une rare lucidité et du genre d’analyse qui manque cruellement à l’actualité ambiante.

« Votre texte est d’une rare lucidité  »

« En effet. »

La lucidite ca serait de voir que le texte dans le fond interpelle Venise et Josee … les blogueurs, chroniqueurs et journalistes :

« cette révérence s’étend au-delà de nos chefs provisoires  »

Regardez comment nos journalistes se comportent avec le pouvoir …

-Ceux-ci se pretent au jeu des question pas de reponse … de bon coeur … sans hausser le ton … et si un journaliste tente d’etre plus insistant que les autres en conference de presse la meute semble plus interesse a ce que celui-ci la ferme pour passer a leur propre question … probablement sur si le politicien pense qu’il serait quel fruit s’il etait un fruit …

-Ils vont donner du monsieur ici, du monsieur ministre la … venerer des fonctions …

ex: si l’ex premier ministre bougonne ( qui est-il ?) en entrevue car on lui pose une question a laquelle il veut pas repondre on passe a autre chose … faut etre poli le monsieur a ete premier ministre …

-Les mots et maux dans le devoir nous montre que des fois un politicien parle et on dirait qu’il fait un ACV …. personne pour lui dire en direct que ca n’a juste pas de sens ?

-Lisez le texte de normand Baillargeon concernant les mots dans la greve …

« Un projet de mémoire pour quelqu’un, au retour en classe, peut-être? »

Je suis le seul a penser qu’apres 10 semaines de greve et dans le climat social actuel l’affirmation du blogueur frole etre deconnecte du reel ?

Meme entre eux les journalistes sont fin fin fin …

Lisez bien les textes dans la presse depuis 2 semaines …

Un des textes de Alain Dubuc semblait presque un appel aux militants liberaux a tenir bon car c’etait bon dans les sondages et peut etre pour une eventuelle campagne …

Est-ce que les journalistes attaquent de front ces manipulations … ben non ils vont peut etre faire un petit texte poli … donner du Alain ici , du Andre la … du je suis en desaccord tres tres profond avec ceci ou cela … vous etes un peu malhonnete ici je trouve et on imagine la blogeuse frondant les sourcils …

Et ca c’est pas quand le journaliste parle pas novlangue …

Le plus risible serait que cet homme soit défendu par son syndicat… Lui qui les aime tellement! 😉

Il y a une tendance inquiétante en ce moment vers la radicalisation et la polarisation des idées (vers les extrêmes). La discussion, le débat et le compromis semblent être des concepts totalement inconnus pour une majorité de personnes. Il suffit de lire les commentaires sur certains blogs. Il y a une sorte de psychose paranoïaque collective qui mène souvent à la théorie du complot (toujours chez l’autre camp, bien sûr). On démonise l’autre pour justifier sa position radicale et sa haine. Par exemple, certaines personnes aux idées de droite diront:  » les grèvistes étudiants et les associations étudiantes sont les marionnettes « brainwashées » des syndicats, des médias gauchistes ou même de …l’Union des Artistes » (je ne l’invente pas, je l’ai vu dans un commentaire sur un article de Richard Martineau!). De droite à gauche comme de gauche à droite, le piège est là. Donc au lieu de réfléchir ou prendre le temps de se demander pourquoi des gens pourraient penser différemment, on les démonise et discrédite pour se donner le droit de les frapper ou les anéantir. Bon, ce mécanisme psychologique est certainement un classique mais quand on le retrouve dans la classe politique, ça devient toujours inquiétant.

Ce professeur qui evoquait qu’il fallait donner une lecon a RDI

Puis Andre Pratte avec son vocable de patte molle a ceux en desaccord avec lui …

Ce qui ressemble a de la diffamation sur un autre texte ou un internaute dit clairement que la CLASSE est une organisation terroriste .

Le texte du fonctionnaire dans le soleil …

Et puis

« Le débat s’est rapidement échauffé après que Christian Dufour ait qualifié le propos de Gabriel Nadeau-Dubois de «discours d’abuseur, de batteur de femmes». .
 »

http://fr.canoe.ca/infos/quebeccanada/education/archives/2012/04/20120417-214902.html

nadeau-dubois est tout simplement excellent.

jeune, vif, calme, intelligent. il ne s’est pas contredit une fois depuis deux mois. il aura réussit à éviter tous les pièges.

faut dire que c’est plus facile, quand la cause est juste.

@Henry Dickson

Beau texte …….mais hélas bien réel !

 » Pour dompter le troupeau ( le peuple ) il y’ a la fabrication du consentement par les médias et les relations publiques  »

 » En s’ organisant le troupeau dérouté ( le peuple ) devient plus qu’ un spectateur ce qui dérange lénormément les spécialistes  »

 » l’ art de la fabrication du consentement consiste aussi a montée la population contre les grévistes  »

Propagande , médias et démocratie
Noam Chomsky et Robert W. McChesney

Petit livre très intéressant qui rejoint parfaitement ce que nous vivons depuis quelques années avec la montée de la droite libertarienne !

Bernard Guay veut que les opposants à la grève utilisent les mêmes méthodes que les grèvistes. Donc les grèvistes sont fachos… Merci pour la démonstration.

@ M. Gauthier, Je crois pas que vous êtes au courant des méthodes employées par les fascistes des années 20-30 face à leurs adversaires pour émettre un tel commentaire absurde… Je vous invite à mesurer la portée de vos propos…

Noam Chomsky, George Orwell, même combat.

George Orwell n’a pas écrit que 1984, oeuvre incontrounable. Il a aussi écrit Les animaux de la ferme, où on apprend que si tous sont égaux, il y en a qui sont plus égaux que d’autres. Nous y sommes depuis longtemps.

En démocratie, les ignorants ont voix au chapitre. Ce droit permet de les identifier et de les crucifier sur la place publique à l’aide d’arguments percutants et confondants. C’est ce qui se passe ici, sur ce forum.

Il y’ a aussi Henri Laborit dont  » La Grille  » et  » L’éloge de la fuite  » traitant entre autres des hiérarchies dominantes et de leurs emprises sur la masse !

Ces ouvrages font en sorte que nous devenons des membres du troupeau plus conscients et moins manipulables ! C’ est déjà ça de pris ! Même si nous demeurons dans le troupeau ! Bèèèèèèè !

Je crois que votre addendum mérite un plein billet. C’est la plus grande des fautes de ne pas reconnaître sa faute.

« Mesures administratives » quand celles-ci sont gardées sous silence, comme si ce n’était pas de nos affaires, aussi bien dit : rien pantoute.

C’est maintenant au ministre Lessard de respecter les principes de la responsabilité ministérielle. Sa pleutrerie nous oblige à lui faire remarquer qu’il n’a plus les qualités nécessaires pour exercer ses fonctions. Il devrait donc démissionner.

Si le haut-fonctionnaire n’est pas remercié immédiatement, le ministre Lessard doit partir car on ne peut plus lui faire confiance.

Comme Bernard Guay évoque les tactiques fascistes de l’Allemagne des années 30-40, nous devrions peut-être faire remarquer que des évènements comme la nuit de Crystal ont des organisés par Hitler et ses lieutenants eux-mêmes, n’hésitant pas provoquer des incidents devant servir les visées des nazis. Ainsi, les étudiants sont-ils victimes d’actes de provocations pouvant devenir des prétextes à la violence de l’État et de la police. Les fascistes comme ce Guay connaissent bien la recette.

«La politique, ce n’est pas de résoudre les problèmes, c’est de faire taire ceux qui les posent.»
[Henri Queuille]

Bon, quesse qui a encore fait Charest aujourd’hui?
Le vlimeux.

L’inflationniste verbal Charest qui adore jeter de l’huile sur le feu a commis un lapsus lors de la période des questions sans réponses en nommant Madame Marois Madame la Ministre pour ensuite dire qu’elle avait une colonne vertébrale en guimauve face aux refus des étudiants à dénoncer la violence.

La première fois ils sont venus chercher les communistes,
et je n’ai rien dit car je n’étais pas communiste.

Puis ils sont venus chercher les syndicalistes,
et je n’ai rien dit car je n’étais pas un syndicaliste.

Puis ils sont venus pour les Juifs,
et je n’ai rien dit car je n’étais pas un Juif.

Puis ils sont venus pour moi
et il n’y avais plus personne pour parler pour moi.
-Martin Niemöller

Je me souviens.

La radio privée haineuse de Québec écoutée le matin entre toasts et café semble en inspirer plusieurs à Québec.

Il y a un courant conservateur à Québec qu’il prenne chez certains un biais fasciste n’est pas impossible. Il y a une droite libertarienne qui prends une place non négligeable dans la capitale trouvant même le gouvernement Charest trop à gauche n’ayant pas sabré par exemple les garderies publiques ou l’assurance médicament.
La présence à Québec comme au Québec de la droite politique, du PLQ et de la CAQ, il y a de quoi nourrir une droite québécoise substantielle qui rêve d’écraser tout au moins le mouvement étudiant et de le tenir pour un mouvement de gamins et de gamines qu’il faut mettre au pas.

Et oui Québec est la capitale aussi de la droite économique ou autrement traditionaliste. Du côté traditionaliste il y a du bon mais lorsque la droite plurielle qui n’est pas à sens unique est tenté par le mouvement de Mussolini.

2

Je remarque un petit détail dans l’argumentaire de certaines personnes: on parle de polarisation des partis.

Il y a des idées différentes, des opinions divergeantes. Parce qu’il arrive que l’on ne voit pas une situation de pareille façon. Niveau social, éducation, instruction, culture, expérience, âge, Q.I.

Connerie. Principe de Peter.

Mais du point de vue scientifique, pour un phénomène donné, 2 observations ou diagnostics contraires ne peuvent être vrais. Un est donc erronné, faux.

C’est alors le temps de s’asseoir devant un expresso et de regarder les solutions disponibles et d’en discuter. Peut-être que celle-ci fait parti du sac à dos de la droite ou de celui de la gauche?

Je n’ai aucune gêne (et aucun scrupule) à emprunter (même sans le leur demander) une idée de la gauche ou de la droite. Me disant que la vérité appartient à tout le monde et à personne et qu’il n’y a pas de monopole de la pensée.

Nous parlions d’un problème à résoudre. Et nous étions en train d’en discuter devant un bon café. Ou une bière Guinness.

Peut-être qu’il n’y a rien à faire?

Ou peut-être que la situation n’est pas si grave et qu’il y pire. Et que ce pire vire à l’abominable ou peut le faire: pensons à la corruption et de ce que quelques trop brèves enquêtes nous en révèlent en soulevant la roche. Bien vite, on la referme.

À quand remontent les derniers reportages de fond sur ce sujet?

Depuis ce temps, nous avons eu droit à des enquêtes sur le scandale terrible des bracelets et colliers en purs noisetiers. J’en tremble encore.

Mes dernières années sur Terre en resteront marquées à jamais.

Il me semble que l’attention de tous devrait être rivés sur nos élites et leur (futur) dossier judiciaire.

Ce que je remarque au sujet de cette «polarisation», mais c’est peut-être seulement mon point de vue biaisée… est qu’il ne s’agit pas seulement d’opinions diverses dont on va discuter mais de mouvements d’humeur, tous du même côté.

Il y a un côté, toujours le même, qui va au-delà de l’humeur dans le furieux.

On y est intolérant. Dogmatique. Borné.

Le tout vire au stupide. Et comme si ce n’était pas assez, on y est parano.

Nommez-le!

Par contre, je trouve les gauchistes ou ceux qui renvendiquent le terme, bien gentils. Ils me rappelles les jolies adolescentes brillantes de mon secondaire qui voulaient toutes refaire le monde. On était en plein féminisme!

Mais avec politesse. Tout en gardant leurs bonnes manières. Je n’ai pas connu de féministes radicales avec des ciseaux… (Pour plus d’information, voir les documents d’époque.)

Je remarque donc 2 comportements différents.

Suis-je le seul à faire cette observation? Je l’ai dit: je peux avoir tort.

Je ne connais pas tous les Droitistes et ne sait pas tout ce qu’ils disent mais si je diagnostique de l’intolérance et, pour certains, un goût immodéré pour les solutions radicales, mêmes violentes, ces manifestations sont (presque) toutes du même bord.

On est presque dans la secte. Et on y est carrément du côté des Ottawayens.

Encore là, n’ayant pas tout vu, je …

Ce qui n’a pas toujous été le cas ici.

J’ai connu une époque où les syndicats parlaient de renverser le gouvernement et de détruire le système. Monsieur Bourassa envoya 3 (?) chefs syndicalistes méditer dans ses donjons. Ils firent un retour sur eux-mêmes et tout ce beau monde redevint amis comme cochons.

J’ai connu une époque où des marxistes-léninistes-trotskystes-maoïstes-cheguévaristes-polpotistes disaient… sans faire grand chose.

Certains de ces radicaux sont aujourd’hui éditorialistes dans la Presse

Et un certain PKP

Certains esprits curieux se demadent peut-être avant leur sommeil: mais que veut donc dire ce K?

Il est là pour Karl (Marx) ben oui!

Monsieur PKP, alors fils de famille de monsieur P, faisait sa crise de croissance et, avant de mépriser le prolétariat, méprisait les bourgeois. Lors de ses études universitaires, ce grand homme alors tout petit, devint marxiste.Ce qui fit bien souffrir son pauvre (figure de style) père qu’il insultait dans les dîners de famille. Il rompit même (brièvement) les ponts pour se réfugier sinon en commune mais du moins en appartement, avec un autre révolutionnaire, le fils de l’éditeur de la Presse du temps.

Mondou Seigneur Jésus!

« Ou peut-être que la situation n’est pas si grave et qu’il y pire. »

effectivement. le siphon grossièrement tissé depuis presque dix ans est pire.

l’affaire des « frais de scolarité » aura été la goutte qui aura fait débordé le vase. les étudiants sont à la fois intelligents et pauvres. combinaison coriace s’il en est une, surtout qu’ils ont raison…

la suite, demande-t-on? trois scénarios, en ordre de préférence: la rue, l’urne ou la ruine.

Josée Legault dit: « De savoir que des idées pro-fascistes sont véhiculées par une personne en si haut lieu de responsabilité au gouvernement est troublant. Très troublant.

En fait, c’est plus que troublant. Ceci tombe dans le domaine de l’inacceptable. »

En effet. Et on est en droit de se demander s’il ne s’agit pas là d’une mentalité régnant dans l’ensemble du gouvernement.

À voir la façon dont les choses se sont passées cette semaine, surtout en Outaouais, on voit le fascisme s’installer au Québec. Phénomène encouragé par les radios poubelles et plusieurs médias dits « modérés ».

Dans quelques années, on se demandera comment on en est arrivé là.

Confidentiel – Confidentiel – Confidentiel – Confidentiel – Confidentiel
______________________________________________________

Ministère des Affaires Municipales,
Québec, Québec

17 avril 2012

__________________________________________________________

À qui de droit,

Voici l’énoncé des « mesures administratives » recommandées, faisant office de réprimandes et ayant pour but ramener à l’ordre notre employé, M. Bernard Guay.

– M. Guay est suspendu avec solde jusqu’au lundi 7 mai 2012.

– M. Gay ne pourra plus porter de chemises brunes, grises ou noires sur les lieux de travail: par ailleurs, L’empois sur ses cols de chemise ne sera plus toléré.

*Les bottes en cuir noir ne seront plus tolérées, elles non plus, sur les lieux de travail.

– M. Guay, est aussi sommé de ramener chez lui ces quelques articles:

-Buste de Benito Mussolini.

-Photo souvenir d’Adolf Hitler, commémorant les Jeux de Berlin de 1936.

-Poupée bobblehead à l’effigie de M. Francisco Franco.

-Cadre à l’effigie de M. Adrien Arcand.

Enfin, l’employé est invité à voir dans cette démarche du ministère une simple volonté de neutralité des institutions québécoises.

Jamais le ministère ne remettrait en question la posture idéologique de son employé ou la valeur esthétique de ces oeuvres, voire même leur portée universelle; c’est simplement qu’elles sont encore trop fortement associés à quelques chapitres malheureux de l’histoire et risquent, en ce sens, de heurter la perception de la population de manière très défavorable.

Un risque que ne souhaite pas prendre le ministère.

La réponse est encore plus surréel que la la lettre publiée! Suspendu avec solde! Il travaillait avec une chemise brune et des signes fascistes dans son bureau, mais qu’est-ce que c’est que ça!!!!

Je trouve les idées véhiculés dans le texte de M. Guay scandaleuse et dangereuse. Par contre, la liberté d’expression est un droit constitutionnel de la plus haute importance et je la défendrai aussi farouchement que la démocratie. Si le ministère, représenté par un ministre élu, a décidé que M. Guay avait été assez puni pour ses propos on ne peut plus douteux, c’est sa prérogative professionnel. C’était une gaffe, une gaffe monumentale, mais comme M. Guay est un fonctionnaire, il n’est qu’un employé du gouvernement. Le gouvernement se tire ainsi dans le pied parce que nous pourrons, une fois les élections venus, pouvoir questionner leur positionnement politique vis à vis les mesures prises à l’endroit de M. Guay. Dans un contexte de bras de fer comme celui que l’on vit présentement entre le gouvernement Charest et les étudiants en grèves secondés de leurs partisans, le gouvernement ne pouvait montrer de faiblesse pour rester fidèle à la ligne très dure qu’ils ont décidé d’emprunter. M. Guay, par ses propos, a soufflé sur les braises encore ardente du mouvement gréviste, réveillant la peur d’un spectre fasciste et, par la même occasion, confirmant au public que ces idéaux sont encore bien vivants et qu’ils dorment bien au chaud au creux du sein du gouvernement. Si le gouvernement avait voulu le démentir, il l’aurait fait. Les manifestants qui scandent des slogans laissant plané le doute de politique fasciste au sein même du gouvernement se voient donner raison. Les Nazis n’ont pas négocié avec les juifs. Comment se fait-il qu’au XXI ème siècle, le siècle de l’information et des communications instantanés, nous en sommes réduits à bouder chacun dans notre coin en attendant que l’autre s’excuse en premier. C’est d’un ridicule profond qui me donne honte. Comme un parent qui demande au plus vieux des deux enfants de faire les premiers pas parce qu’il est supposé être plus mature, je lance ce message au gouvernement du Québec: D’admettre d’avoir eu tort, d’avoir été dépassé par l’ampleur du mouvement, d’avoir agi par peur plus que par raison et de s’excuser auprès de tous les gens qui ont été arrêtés alors qu’ils étaient pacifique, de tous les policiers qui ont du appliquer ce régime de terreur et de répression, mais surtout, auprès de la population qui l’a élu, pour son manque de leadeurship qui nous a amené dans ce bourbier où il n’y aura que des perdants à la fin et qui aura donné naissance aux premières voix publiques pro-fascistes au Québec de puis longtemps. M. Guay sentait que le climat politique était parfait et comme une vielle limace baveuse, il est sorti de son marécage pour laisser sa marque visqueuse sur un conflit qui commence sérieusement à sentir vraiment mauvais.

Si j’étais bon en dessin je ferais une caricature. Je dessinerais Charest avec l’habit d’Hitler, sans doute avec une petite moustache appropriée. Il y aurait aussi évidemment Lessard, lui en Mussolini. Peut-être également la ministre de l’Éducation en « Louve SS », etc.

Tout ce beau monde assis autour d’une table. Et au bout de cette table, en simple troufion, le soldat Guay, comparaissant, comme devant un comité de discipline. Puis une bulle faisant parler un Charest fâché déclarant : «Imbécile ! On t’avait pas dit d’utiliser ton vrai nom !»

Si un « artiste » veut s’y mettre qu’il y aille gaiment … 😉

Bernard Guay, un néo-fasciste actif depuis les années ’90 au sein de l’organisation « Jeune Nation »

avril 18
2012

Rappel: Récemment, un texte faisant l’apologie du fascisme publié par un certain Bernard Guay attirait notre attention. Une enquête de Québec Facho-Watch a révélé que cet individu a un poste de haut-fonctionnaire dans le cabinet du ministre Lessard. Ses prises de positions ouvertement fascistes contreviennent totalement avec le code d’éthique de la fonction publique. Suite à nos protestations, des sanctions de nature inconnue furent prises contre M. Guay.

Aujourd’hui, l’enquête de Québec Facho-Watch révèle que Bernard Guay n’est pas seulement un sympathisant fasciste : il est un militant néo-fasciste violent, anti-avortement et catholique intégriste actif, et ce depuis le début des années ’90.

Des sanctions « de nature inconnue » ne sont pas suffisantes. Nous sommes face à une situation alarmante : un militant ouvertement néo-fasciste occupe un poste de haut-fonctionnaire dans notre gouvernement. Québec Facho-Watch exige sa démission et son retrait immédiat de toutes fonctions gouvernementales. Ce ne sont pas simplement ses propos qui sont scandaleux, c’est l’individu lui-même !

Bernard Guay et le Cercle Jeune Nation

Dans les faits, Bernard Guay militait pour un organisation néo-fasciste du nom de « Jeune Nation ». Il a publié plusieurs textes dans leur organe de propagande, les Cahiers de Jeune Nation. Ces textes sont disponibles aux Archives Nationales (les numéros de janvier 1995, mars 1994 et septembre 1994). L’équipe de Québec Facho-Watch a récupéré des photocopies pour vous (voir en fin d’article).

Les Cahiers de Jeune Nation étaient la publication officielle du Cercle Jeune Nation, organisation catholique intégriste et néo-fasciste fondée en 1986 et qui essayait de regrouper les différents sections de l’extrême-droite Québecoise dans les années 90. Ils se sont inspirés du mouvement de leurs camarades européens du même nom, qui fut un mouvement ouvertement néo-fasciste et pétainiste (le Maréchal Pétain fut le chef d’État de la France sous Adolf Hitler).

Parmi les membres les plus influents du Cercle Jeune Nation on retrouve plusieurs militants néo-fascistes tel que Francois Dumas (président-fondateur), Gilbert Gendron (co-fondateur). Est bien connu dans le mouvement anti-raciste), Rock Tousignant (co-fondateur), Jean-Claude Dupuis (Lepéniste, éditeur des Cahiers et actif dans l’Action Nationale), Pierre Trepannier (pro-fasciste) et … Bernard Guay !

On compte parmi leurs collaborateurs des militants néo-fascistes comme Thomas Molnar (raciste et éditeur d’un magazine pro-fasciste).

En 1994, Jeune Nation a publié un texte nommé « Pour une étude scientifique du fascisme » qui s’est ensuite transformé en véritable plate-forme politique. Dans l’édition de Janvier 1995 des Cahiers de Jeune Nation, ils publient les idées du théoricien nazi Oswald Spengler ainsi que de Francis Parker Yockey, un néo-nazi auteur de livres anti-sémites. Leurs opinions ne font aucun doute, ils furent même expulsés de la Société Saint-Jean Baptiste après avoir tenté de les récupérer avec leurs idées fascistes.

Jeune Nation a travaillé avec plusieurs groupes racistes dont « SOS Génocide », « Mouvement pour une immigration restreinte et francophone », « Citizens for Foreign Aid Reform », « Campagne Québec-Vie », et même le « England National Front » !

Le Cercle Jeune Nation était également proche de l’organisation « Ralliement Provincial des Parents de Quebec » (RPPQ), un regroupement néo-fasciste, raciste, anti-sémite, anti-choix, pro-franquiste et pétainistes ! Jeune Nation et le RPPQ ont d’ailleurs organisé plusieurs conférences du théoricien néo-fasciste Arnaud de Lassus en 1988.

Leurs chevaux de batailles furent le catholicisme intégriste, la lutte contre l’avortement, l’antisémitisme, les idées néo-fascistes, le nationalisme ethnique et l’opposition à l’immigration. Ce n’est pas une surprise d’apprendre que Jeune Nation avait tendance à imaginer des conspirations gauchistes partout, ce qui déteint encore aujourd’hui dans les discours de Bernard Guay ainsi que dans ses conférences.

Suite à sa récente apologie du fascisme dans le journal Le Soleil, il est indéniable que Bernard Guay a toujours les mêmes opinions ouvertement néo-fascistes qu’il a depuis maintenant une vingtaine d’années.

Les textes de Bernard Guay dans le journal fasciste « Les Cahiers de Jeune Nation »

Voici les publications signées Bernard Guay dans les Cahiers de Jeune Nation (Archives Nationales – numéros de janvier 1995, mars 1994 et septembre 1994).

Monsieur Guay parle « d’attirer les groupes armés vers le projet national » et ce militant néo-fasciste prend exemple sur l’Allemagne et le Japon pour appuyer ses théories de nationalisme ethnique.

Dans « Si vis pacem para bellum », Bernard Guay s’attaque à la notion des droits. Il considère que le droit d’exister « s’acquiert par une lutte constante pour la vie. » Il y place les autochtones, allophones et anglophones comme des adversaires dont les droits sont en opposition à ceux des francophones. Ce serait donc par la loi du plus fort qu’un peuple prend le dessus sur les autres. Pour lui, « un seul peuple peut exercer une souveraineté complète sur un territoire donné. » La mise en ghettos (ou réserves) et le génocide des autochtones sont ainsi justifiés

Toujours selon lui, « une indépendance acquise au prix du sang ferait craquer ces épais sédiments pacifistes qui menacent d’étouffer notre instinct de survie nationale ». Il va encore plus loin en déclarant que « ce qui assure la survie d’un peuple, ce n’est pas le droit mais la force ».

N’oublions pas que Monsieur Guay occupe un poste de haut-fonctionnaire, à la direction, au sein du Ministère des Affaires Municipales, Régions et Occupation du Territoire (MAMROT), dont l’un des volets concerne la question autochtone. Il prône un nationalisme ethnique instauré par les armes et dans le sang!

Ces propos sont inadmissibles et doivent être condamnés sur-le-champ. Le gouvernement fait en ce moment même pression sur les étudiants pour qu’ils condamnent la violence dans leur camp, mais ferme les yeux sur celle beaucoup plus grande exercée par certains fonctionnaires, que ce soit des personnages tels Bernard Guay ou des « agents de la paix ». Pourtant, un haut-fonctionnaire bafoue ouvertement les valeurs fondamentales de la démocratie qu’il est lui-même supposé représenter par l’exercice de ses fonctions, en faisant l’apologie de la violence en toute impunité. Bernard Guay doit être démis de ses fonctions immédiatement.

http://www.fachowatch.com/bernard-guay-un-neo-fasciste-actif-depuis-les-annees-90-au-sein-de-lorganisation-jeune-nation/

Questionné ce matin par un journaliste, le ministre des Affaires municipales a répondu que ce que fait M. Guay en dehors de son travail est du domaine «privé».
Or, pour la suite des choses, avec les écrits tout juste postés sur le site mentionné ci-haut, j’ai placé ce matin un autre appel au ministère pour vérifier si oui, ou non, le signataire de ceux-ci était bien le même Bernard Guay. En attente de la réponse.

18h00: Encore en attente d’une réponse. Nouvelle tentative, demain…

La réponse de ce Ministre est très révélatrice de sa notion de la démocratie. Je crois que la propagande haineuse est un crime (Ici, ce haut-fonctionnaire en appelle à la violence contre les « gauchistes » = *Tous ceux qui critiquent le système actuel*). Or, depuis quand la commission d’un crime est du domaine privé?

Si de telles activités étaient vraiment du domaine privé, on pourrait effectivement se demander jusqu’où cela est répréhensible….

Le problème, c’est que de tels textes (celui publié sur cyberpresse et celui publié sur « Jeune nation » il y a longtemps si on parle de la même personne) sont écrits dans le but d’être diffusés et lus publiquement. On sort donc, par définition, du domaine privé…..

Je me demande même si on n’assiste pas à une banalisation de dicours aussi dangereux qu’inacceptables…..?

Cet encouragement de M. Guay à la brutalité fasciste par des civils contre les manifestants de gauche semble parfois être à la veille de porter fruit.

Voici une capture d’écran tirée d’un blogue libertarien (plutôt de droite « dure », pour rester poli), où un internaute habitué du site menace pratiquement un internaute de gauche.

http://brontopixel.com/upload_image/8dbab57eb6a7da5bff2b036a0451ea1d.jpg

Çà merite un TABARNAC, et , un rire, y en a qui se prennent vraiment au sérieux.

Tans pis.

Moi j’làcherai pas, J,Ai pas peur, j’ai confiance en moi et en mes propres idées.

Syl