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Jérôme 50 : le chilleur qui travaille fort
Musique

Jérôme 50 : le chilleur qui travaille fort

Au lieu d’arpenter les rues de Québec avec sa guitare, Jérôme 50 parcourt les festivals de la province cet été. Nous avons intercepté le grand chilleur dans les marches de la paroisse de Baie-Saint-Paul, à la toute fin d’un spectacle fort mémorable sur la toute nouvelle scène aquatique du Festif.

Comment as-tu trouvé ton premier show flottant? Tu avais l’air de jubiler!

C’était débile mental! Les Lay’s original, ce sont les chips de base, pis après, t’as des sortes comme cornichon à l’aneth. Mais là, c’te scène-là, c’était les chips au cornichon mélangés avec les chips au fromage cheddar vieilli de deux ans… édition Super Bowl! C’tait vraiment fucked up.

Une de tes meilleures expériences à vie?

Je CAPOTE. Des événements comme le Festif, c’est un appel au Québec pour qu’il vienne passer ses étés chez lui, pour qu’il se redécouvre! Quelqu’un de Montréal ou de Shawinigan qui vient au Festif, c’est sa porte d’entrée vers Baie-Saint-Paul. Pis, en général, ça vient avec un sentiment de liberté, celui de pas se mettre de manteau d’hiver sur le dos. Mon rêve, c’est que, l’été, les jeunes se promènent dans les festivals pis qu’ils aillent planter des arbres dans le Nord, cueillir des bleuets au Lac…

Jérôme 50 sur la scène flottante    crédit : Jay Kearney / Festif!

D’ailleurs, tu as sorti l’album parfait pour accompagner la saison chaude : Le camp de vacances de Jérôme 49, dans lequel tu revisites les ritournelles de camps de vacances les plus connues. Tu étais nostalgique de ton passé de moniteur?

Pas vraiment, car j’ai juste été moniteur deux étés, à 16-17 ans. Après, j’ai commencé à jouer de la musique dans rue. Ce que je voulais, c’était exposer ma perception du monde et de la vie à travers des mélodies connues de tous. C’est vraiment un flash, et j’ai hâte de voir la portée que ce projet-là va avoir dans 10 ans. Mon but, c’est d’écrire des chansons pour Céline Dion et Éric Lapointe, et je m’imagine déjà le moment où les gens qui vont entendre ces chansons-là vont fouiller ma discographie par après. Quand ils vont tomber sur cet album de camp de vacances, ils vont pogner un ostie de buzz!

Quand tu parles de ta «perception du monde et de la vie», j’imagine que tu fais référence à certains textes comme En banlieue de Québec ou La chasse au condo.  C’est un album assez politique finalement?

Ouais, c’est très politique, mais ludique en même temps. Je pense que le système a besoin de se faire brasser.

L’album est sorti moins d’un an après La hiérarchill, un album où tu faisais l’apologie de la nonchalance et de l’inaction sociale. Tu travailles beaucoup pour un chilleur, non?

Ouais, je suis assez bas dans la hiérarchill ces temps-ci. Je travaille trop fort! (rires) Mais c’t’album-là, c’tait vraiment juste pour tripper sur scène cet été. C’est pas un deuxième album officiel, c’t’une bulle. La vraie inspiration, c’est MØ, la chanteuse danoise qu’on entend sur Lean On de Major Lazer. Elle a sorti un album y’a 10 ans qui s’appelait A Piece of Music to Fuck to, un album qui parle de la déchéance de la jeunesse avec une signature électropunk. Maintenant, elle plait aux enfants, elle fait des chansons avec Justin Bieber, mais à ses débuts, elle faisait complètement autre chose. Je voulais faire un genre de truc subversif comme elle. Voici comment je vois la société, motherfuckers.

Bref, c’est un gros doigt d’honneur à la société?

Ouais, un doigt d’honneur… Mais avec beaucoup d’amour!

Le 17 août
au Sea Shack (Sainte-Anne-des-Monts)

Le 22 août
au Festival de la poutine (Drummondville)
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Le 14 novembre
au Ministère (Montréal)
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Le 22 novembre
à l’Impérial Bell (Québec)
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