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Salomé Leclerc : trouver son équilibre
Musique

Salomé Leclerc : trouver son équilibre

Salomé Leclerc n’a jamais eu autant de fun à faire des shows que maintenant. À quelques semaines du premier anniversaire de son album Les choses extérieures, l’autrice-compositrice-interprète semble traverser l’un meilleurs moments de sa carrière, peut-être même de sa vie. Entretien avec l’artiste montréalaise, quelques minutes après un spectacle présenté au FME plus tôt ce mois-ci.

On soulignera bientôt l’anniversaire de la sortie de ton troisième album. L’accueil qu’on lui a réservé a été à la hauteur de tes attentes?

Ça s’est tellement bien passé! Je suis surtout contente que mon show soit aussi bien reçu, que ce soit dans les salles ou les festivals, à l’intérieur ou à l’extérieur. Un an après, l’engouement est toujours fort.

L’album t’a pris près de quatre ans à écrire, composer et enregistrer. Est-ce que la parution était une délivrance?  

Délivrance, oui, mais surtout l’occasion d’un renouveau. Pendant la production, je suis restée entre quatre murs. J’ai trouvé ça l’fun de faire ça, mais c’est d’autant plus agréable de revenir voir le monde après autant de temps.

Les textes de l’album sont très intimes. On y parle de rupture, d’émotions vives, de blessures. Quand tu retournes les chanter sur scène, te sens-tu encore investi par l’émotion brute qui t’a menée à les écrire?

Non, ça va. En fait, c’est la première fois que j’ai autant de fun à faire des shows. Est-ce que mon mood a changé? Ou est-ce que j’ai tout simplement pris plus de confiance? Sûrement un mélange des deux. Avant, mon plus gros défi, c’était les interventions, la communication avec le public. Tout ça me stressait. Mais, depuis un an, les choses se sont placées, posées. Je trouve beaucoup de plaisir à parler aux gens. J’imagine que ça vient équilibrer le côté plus deep des chansons.

Depuis le début de ta carrière, tu obtiens un beau succès critique et public. Malgré tout, tu es parfois perçue à tort comme une nouvelle venue. Te sens-tu un peu prise dans un entre-deux, entre la relève et les artistes plus établis?

Oui, je le sens encore. Et, d’une certaine façon, c’est normal, car je ne suis jamais passé dans les gros shows de variétés. Oui, je passe à Radio-Can et dans les radios indépendantes, mais je n’ai jamais joué dans les radios commerciales. Bref, je trouve ça tout à fait normal, cet entre-deux là, même si c’est loin de vouloir dire que je mets pas assez d’efforts ni de temps sur ma musique. Des fois, j’aimerais ça que mon bassin de fans soit plus grand, mais pour vrai, je peux vraiment pas me plaindre. Les gens ont toujours été au rendez-vous, et j’ai cette chance de ne jamais avoir fait de shows devant quatre personnes. Anyway, je sais que les gros succès viennent avec leurs désavantages, donc je me dis qu’au moins, je les ai pas, ces problèmes-là.

Retournes-tu bientôt écrire ou enregistrer?

Après un an, j’ai déjà envie d’écrire. Je sais pas trop quelle forme ça va prendre encore, mais j’ai juste envie d’essayer d’autre chose que ce que je fais d’habitude. Avant, je me permettais pas de travailler dans le vide. Tout ce que j’écrivais devait être en lien avec un album. Là, je veux pas me mettre cette pression-là. J’ai envie de faire n’importe quoi et, si jamais ça marche pas, je le garde pour moi, bien enfoui dans mon ordinateur.

As-tu envie de collaborer avec des gens en particulier?

Oui. La seule avec personne avec qui j’ai écrit, c’est Philippe B, et c’était y’a près de 10 ans pour une chanson de mon premier album. Ensuite, j’ai écrit deux albums de la même manière, c’est-à-dire seule. J’ai envie de renverser ça, de brasser les cartes. Je veux provoquer des rencontres, ouvrir des portes, déplacer des meubles.

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