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Dany Placard, juste un peu plus flyé que d'habitude
Musique

Dany Placard, juste un peu plus flyé que d’habitude

L’auteur-compositeur-interprète transgresse ingénieusement son registre folk rock sur J’connais rien à l’astronomie. À quelques jours de la sortie de la sortie de ce 8e album solo, il nous en propose un nouvel extrait en primeur.

Fortement inspiré du rock psychédélique de la fin des années 1960, Dany Placard s’amuse comme jamais sur cet opus, qui paraîtra le 31 janvier prochain sous Simone Records. Accompagné par Jonathan Bigras à la batterie, Marc-Olivier Tremblay Drapeau à la basse, Léandre Bourgeois aux claviers et Nicolas Beaudoin à la guitare, le chanteur, multi-instrumentiste et réalisateur nous présente la mordante Tu me manques, pièce qui poursuit dans la même veine hallucinée que les deux premiers extraits, Pulperie et Maman.

 

VOIR : Tu me manques, est un bon exemple de la liberté artistique qui prévaut sur ton nouvel album. C’est une pièce assez audacieuse, voire imprévisible. Parle-moi de son contexte de création. 

Dany Placard : Ma blonde reste à 10 heures de char de Montréal, ça valait ben une toune. Quand t’es rendu que tu t’ennuies au point de vomir dans le bain, c’est que tu t’ennuies en tabarnak.

J’connais rien à l’astronomie est probablement l’album le plus éclaté de ta carrière. Qu’est-ce qui t’a poussé vers ces zones rock psychédéliques et progressives?

Durant la dernière tournée française de Laura Sauvage qui durait 3 semaines, en embarquant dans le truck et jusqu’à la fin de la tournée, on a écouté toute la discographie de Pink Floyd. C’est pas mal comme ça que ça a commencé.

D’autres inspirations musicales?

Aussi du The Kinks et, dans les bands plus récents, je dirais King Gizzard. C’est toujours un peu tough ce genre de question. Je dirais que c’est principalement du Placard, mais juste un peu plus flyé que d’habitude.

Difficile de ne pas prêter attention au titre assez inusité. L’inspiration t’est venue d’une récente constatation sur le sujet?

Hahaha, ça fait un méchant bout que je sais que je connais rien à l’astronomie. À part la Grande Ourse, je peux rien nommer de ce qui se trouve au-dessus de ma tête quand il fait noir. C’est aussi un clin d’oeil à la chanson Astronomy Domine.

Tu te permets une grande liberté dans le traitement de ta voix. Beaucoup de narration, de notes plus aiguës… Que cherchais-tu à construire?

Je voulais faire différent tout simplement. Après 12 albums (NDLR : sa discographie complète incluant ses albums en groupe et en duo ainsi que la trame sonore de Bleu Tonnerre, qu’il a composée), je crois que c’est bon d’aller ailleurs. Ben pour moi en tout cas.

Qu’est-ce qui s’en vient de ton côté?

On va tourner le disque durant la prochaine année (notamment à Sherbrooke le 5 février, à Québec le 5 mars et à Saint-Casimir le 24 avril). J’ai quelques réalisations de prévues pis j’écris et compose pour un prochain disque qui va être un album en duo avec Julie Doiron.

Lancement de J’connais rien à l’astronomie – 29 janvier, Le Livart (Montréal)

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