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Un virage new age pour Sufjan Stevens
Musique

Un virage new age pour Sufjan Stevens

Sufjan Stevens renoue avec son beau-père Lowell Brams sur Aporia.

Dix ans après Music for Insomnia, un album drone expérimental assez impénétrable, les deux artistes proposent des nouvelles chansons un peu plus accessibles, créées dans l’esprit de la musique new age et de quelques compositeurs renommés comme John Carpenter, Wendy Carlos et Mike Oldfield. «Là où Insomnia trouble, Aporia charme», résume un communiqué de presse publié sur le site d’Asthmatic Kitty, étiquette cofondée par Stevens et Brams.

Créé à partir de jams électroniques, puis rehaussé par la présence de quelques proches collaborateurs de Stevens (dont James McAlister, Thomas Bartlett et Steve Moore), cet opus de 21 chansons a mis plusieurs années à être finalisé. «Vous savez ce qui arrive avec les jams: 90% sont absolument horribles, mais si vous avez de la chance, 10% sont magiques», explique Stevens.

Un premier extrait, The Unlimited, donne le ton avec ses textures atmosphériques intenses et ses synthés lumineux.

La relation entre les deux artistes va au-delà de la famille. Elle est non seulement professionnelle, mais aussi très amicale. Brams est entré la vie de Stevens alors qu’il n’avait que cinq ans, lorsqu’il a marié sa mère Carrie. C’est à lui que Stevens doit une partie de sa culture musicale, notamment sa découverte de The Beatles, Nick Drake, Bob Dylan et Mike Oldfield.

«Lowell me donnait des cassettes. Elles étaient à moi. Lorsque vous êtes dans une grande famille, tout est partagé. Avoir ces cassettes et un Walkman, qui me permettait de les écouter par moi-même, c’était énorme», révèle l’auteur-compositeur-interprète né à Detroit, qui a d’ailleurs offert un album rendant hommage à son beau-père et sa mère en 2015, intitulé Carrie & Lowell.

Leur relation se cimente une fois de plus sur Aporia, disponible le 27 mars prochain sous Asthmatic Kitty.

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