Travis : The Man Who

Travis : The Man Who

Oubliez Oasis. Leur quatrième disque, Standing on the Shoulder of Giants, n’a rien cassé. Ne pensez pas non plus à Stereophonics ou à Richard Ashcroft, qui, malgré tous leurs efforts, n’ont pas su créer de vagues de ce côté-ci de l’Atlantique. En fait, la véritable bombe à venir d’Angleterre s’appelle Travis, et elle pourrait bien réussir là où plusieurs se sont cassé les dents. 2000 aura été une année faste pour les quatre gars de Glasgow, qui ont amorcé avec force leur percée en Amérique du Nord. Tout d’abord, avec leur deuxième album, The Man Who, lancé en février, qui est un petit bijou de folk-rock. Ensuite, par leurs nombreux spectacles en sol nord-américain, dont un à Montréal, en septembre dernier, où le grand charisme du chanteur et guitariste Fran Healy leur a permis de gagner de plus en plus de fans.

Cependant, il s’en est trouvé plus d’un pour reprocher au groupe de refaire le coup de Radiohead. Puisque Travis s’est adjoint Nigel Godrich, réalisateur d’OK Computer, il était normal que certaines chansons ressemblent un peu à cet album (surtout l’atmosphérique As You Are), mais on découvre sur The Man Who le talent indéniable d’auteur-compositeur de Healy. Sans maniérisme, le chanteur cause des choses de la vie avec une simplicité qui touche en plein coeur. Des exemples, il y en a plusieurs: The Fear, Writing to Reach You, Driftwood et la très belle Luv, des morceaux qui accrochent tous inévitablement. Et que dire de la chanson cachée, Blue Flashing Light, qui montre un Travis capable de s’intéresser à des préoccupations sociales tels que l’isolement ou la violence.

Travis prépare en ce moment son troisième album, qui devrait être lancé au printemps prochain. On attend la suite avec impatience…