TOP TEN ARTS VISUELS
L’Algèbre d’Ariane, élaborée par Stéphane Gilot, en collaboration avec Caroline Boileau de la Galerie Dare-dare. Une rencontre très féconde entre des artistes québécois et belges.
Diane Arbus au Musée des beaux-arts d’Ottawa. La photographie n’a pas besoin d’être esthétisante ou monumentale – comme on le voit de nos jours – pour émouvoir totalement son spectateur.
La seconde édition de la Biennale de Montréal, sous la direction de Peggy Gayle. Pour la place importante donnée à la relève québécoise.
La Cathédrale engloutie. Organisée par René Blouin en collaboration avec Lilian Rodriguez et Roger Bellemare. Blouin nous a encore démontré qu’il était une des forces centrales de l’art contemporain au Canada et que, à l’occasion, les galeries d’art pouvaient présenter des événements estivaux de grande qualité.
Une expérience de l’art du siècle. Au Musée d’art de Joliette. Un survol très réussi de l’art moderne élaboré par la conservatrice Anne-Marie Ninacs d’après une idée de la directrice du Musée, France Gascon.
Hitchcock et l’Art: coïncidences fatales. Au Musée des beaux-arts. Organisée par Guy Cogeval, directeur du musée, et Dominique Païni, directeur de la Cinémathèque française à Paris. Une prise de position pour une muséologie contemporaine où l’érudition est toujours soumise à l’intelligence du regard.
Dans le cadre de l’événement D’un Millénaire à l’autre. Les installations d’art public dans des parcs montréalais. Avant tout pour l’intervention – malheureusement éphémère – de Roberto Pellegrinuzzi. Mais aussi pour celles de BGL et de Gilles Bissonnet.
Parler de quelqu’un à soi-même, de Nicolas Renaud, chez Skol. Avec sa renversante lecture de L’Invention de la mort d’Hubert Aquin, et son autoportrait en mouvance, cet artiste a montré que l’art vidéo avait encore beaucoup à dire.
Pipilotti Rist. Au Musée des beaux-arts. Une des forces montantes de l’art contemporain qui sait parler de sujets très sérieux (l’amour, le sexe, la mort, l’enfer…) avec humour sans tomber dans l’ironie si à la mode. C’est le conservateur Stéphane Aquin qui a eu le flair de monter cette expo d’envergure internationale.
Quelque chose qu’on croit pouvoir tenir dans la main, de Claire Savoie, à la Galerie Skol. Une excitante relecture sonore du minimalisme. Une des grandes surprises de l’année.