La revitalisation du quartier Saint-Roch

La revitalisation du quartier Saint-Roch

Le projet de revitalisation du quartier Saint-Roch a pris tout son sens cette année. L’élément le plus marquant aura été bien sûr le retrait du mail qui recouvrait une bonne partie de la rue Saint-Joseph. Les travaux, débutés en mars, viennent tout juste de s’achever. Maintenant, au lieu d’un mail à l’esthétique discutable construit en 1970, la rue Saint-Joseph réapparaît, pavée de briques, à sens unique. On veut en faire le coeur du quartier et, durant l’été, plusieurs activités y auront lieu.

L’église Saint-Roch, qu’on ne voyait plus, réapparaît elle aussi, retapée à l’intérieur comme à l’extérieur, un investissement de deux millions de dollars provenant de la Commission de la capitale, du ministère de la Culture et de la Ville de Québec. En son sous-sol, on trouve maintenant un centre de jour qui accueille les gens du quartier qui n’ont pas d’activité ainsi qu’une autre section qui héberge des organismes communautaires. Enfin, on a rafraîchi les façades des bâtisses qui étaient sous le mail et on a réaménagé le parvis de l’église. En tout, l’enlèvement du toit du mail et le réaménagement de la rue et du parvis de l’église représentent un investissement de quatre millions de dollars et demi qui, selon Claude Larose, membre du comité exécutif de la Ville de Québec et responsable du développement économique et urbain, est entièrement autofinancé par les économies faites du côté de l’entretien ménagé, de la sécurité et du chauffage du mail.

Mais il n’y a pas que le mail qui se soit transformé. Quelque 50 entreprises oeuvrant dans les domaines des nouvelles technologies, de l’information et du multimédia sont venues s’établir dans le quartier et 10 petites entreprises de restauration ont vu le jour. L’Université du Québec y a établi son siège social ainsi que Téléuniversité.

Par ailleurs, les lofts de la Couronne, au coin de la Couronne et Prince-Édouard, qui comptent 65 unités, ont été bâtis ainsi que 34 ateliers d’artistes sur la rue Sainte-Hélène, les Ateliers du roulement à bille, dont les artistes sont devenus propriétaires, grâce à un programme de la Ville visant à les garder dans le quartier en contrant la hausse éventuelle des loyers par l’achat de propriétés. La Ville de Québec aurait pu rapatrier des artistes de toutes disciplines venant même de Toronto et de Montréal. En tout, le quartier compte 150 de ces ateliers. Selon Claude Larose, "les projets de construction et de rénovation dans le quartier sont présentés sur une base régulièreª". L’an 2001 pourrait donc être aussi chargé.