Matières en fusion

Matières en fusion

Subitement sorti des boules à mites après la réélection d’un Pierre Bourque scandant une île une ville, le dangereux dossier des fusions municipales enflamme progressivement les coeurs jusqu’en cette fin d’année.

Aux origines du débat, plusieurs maires de banlieue et quelques citoyens inquiets posent trois questions pertinentes auxquelles personne ne peut répondre. Pourquoi? Comment? Combien?

Puis, opposant maladroitement une fin de non-recevoir au projet en boycottant les comissions parlementaires, les maires se mettent inutilement dans l’eau chaude, si bien qu’en décembre il ne leur reste plus qu’à monter aux barricades en hurlant au viol pour secouer des citoyens apathiques.

Misant sur l’effet Toronto (une courte vague de grogne) Louise Harel impose un échéancier bulldozer à une population très mal informée. Dossier chaud pour un PQ traditionnellement partisan de l’identité nationale et des référendums qui dénie le droit à la micro-identité et aux consultations à une partie de sa population, font observer les chroniqueurs francophones à l’aube des élections fédérales. Lorsque le débat se polarise. L’ensemble de la communauté anglophone s’affichant entre autres contre les fusions.

"Nécessité de procéder à un rééquilibrage plus équitable entre résidants d’une même région qui profitent des infrastructures de la capitale sans en assumer les coûts, rétorquent les élus.

Les gros ensembles se gèrent plus aisément ou plus économiquement que les petits? La solution l’année prochaine.