

Danse
Linda Boutin
Focus
L’hiver de Jean-Pierre Perreault
Il en parlait depuis des années, voilà enfin son rêve réalisé. À la fin mars, le chorégraphe Jean-Pierre Perreault inaugurera son nouvel espace chorégraphique, situé dans les lieux de sa compagnie, au cour d’une ancienne église anglicane, rue Sherbrooke Est. Pour célébrer l’événement, ses danseurs y livreront en avril une vingtaine de représentations de sa magnifique pièce L’Exil/L’Oubli. Immédiatement après, la compagnie y présentera un concept original qui mariera les chorégraphes Jean-Pierre Perreault, Danièle Desnoyers et sans doute Hélène Blackburn avec les architectes Pierre Thibault, Steve Davies et le groupe In Situ. Chaque duo chorégraphe-architecte proposera, à tous les samedis du mois de mai, une danse-exposition, un concept qu’expérimente à l’occasion Perreault.
Janvier / Février
Attachez votre tuque avec de la broche, la saison démarre sur les chapeaux de roue. La chorégraphe Deborah Dunn livrera, du 25 au 28 janvier à Tangente, sa nouvelle création intitulée The Birds. Du 31 janvier au 10 février, Danse-Cité présentera Sarah Bild à l’Agora de la danse. Sa toute dernière chorégraphie, Brain Storm, s’inspire des changements climatiques.
Du 7 au 17 février, Montréal Danse occupera la scène de la cinquième salle de la PDA avec Humus, du chorégraphe d’origine israélienne Avi Kaiser, et Solitudes de Dominique Porte. Danseur pour la compagnie Batsheva, puis pour Suzanne Linke, Avi Kaiser a conçu pour Montréal Danse une chorégraphie s’inspirant entre autres de la musique folklorique québécoise. Dominique Porte offrira de son côté une version revisitée de Solitudes, une ouvre de groupe présentée l’an dernier par Montréal Danse.
Du 15 au 18 février, à Tangente, l’ex-membre de Brouhaha Danse Guylaine Savoie dansera une reprise de sa dernière création solo, Le Portrait. Pendant ce temps, la deuxième édition du Festival Montréal en lumière honorera la danse de diverses façons. Ainsi on pourra applaudir, en spectacle d’ouverture, Ballet for Life du célèbre Maurice Béjart. Cette ouvre sera au Théâtre Maisonneuve de la PDA, du 8 au 10 février. Toujours dans le cadre de ce festival, Les Ballets de Monte-Carlo seront au Théâtre Maisonneuve, du 15 au 18 février. L’excellente troupe interprétera une version moderne du ballet Cendrillon, chorégraphiée par Jean-Christophe Maillot. Puis viendra nous visiter la compagnie française L’Éventail qui lèvera le voile sur la danse baroque du temps de Louis XIV. Ce spectacle sera à l’affiche de la salle Pierre-Mercure, les 16 et 17 février. Enfin, les compagnies O Vertigo, Margie Gillis, Flak, La La La Human Steps et Les Grands Ballets Canadiens animeront le spectacle de clôture, le 24 février, au Théâtre Maisonneuve.
Chorégraphe en vue dans les années 80, devenu depuis professeur au Département de danse de l’UQAM, Daniel Léveillé a repris goût à la création en 1998, avec Utopie, une ouvre de groupe jeune et rafraîchissante. Le voilà de retour du 21 au 24 février, à l’Agora de la danse, avec Amour, acide et noix qui sera dansée par quatre interprètes ayant du cour au ventre.
Mars
Entamée à l’automne, la série Danse Danse poursuit sa lancée avec le Toronto Dance Theatre. La compagnie interprétera, du 1er au 3 mars, à la salle Pierre-Mercure du Centre Pierre-Péladeau, Nets, une chorégraphie de Christopher House. Quelques jours plus tard, la troupe des Grands Ballets Canadiens de Montréal montera sur la scène du Théâtre Maisonneuve pour y livrer une ouvre inédite du Montréalais Shawn Hounsell, Perpetuum d’Ohad Naharin et Jardi Tancat de Naho Duato.
À pareilles dates, l’Agora de la danse mettra à l’affiche un programme double signé par Isabelle Van Grimde. Pour Trois Vues d’un secret, la chorégraphe a conçu un seul solo sur trois musiques différentes. Ensuite, Pour quatre corps et mille parts inséparables sera livrée par quatre jeunes interprètes québécois et belges.
Après Isabelle Van Grimde, c’est au tour de Lola MacLaughlin d’être sous les feux des projecteurs de l’Agora de la danse. À l’invitation de Danse Danse, la chorégraphe qui dirige la compagnie Lola Dance à Vancouver y présentera, du 22 au 24 mars, Four Solos/Four Cities.
Avril
À la demande des Grands Ballets Canadiens de Montréal, l’Universal Ballet de Corée interprétera du 5 au 7 avril, à la salle Wilfrid-Pelletier de la PDA, l’indémodable Lac des cygnes. Mais l’événement attendu de ce mois reste le nouveau programme des Ballets Jazz de Montréal. La compagnie livrera, du 4 au 15 avril, à l’Espace Go, des ouvres inédites de Dominique Dumais, Dominique Porte, Benoît Lachambre, Gioconda Barbuto et Shawn Hounsell. La deuxième partie du spectacle comportera une chorégraphie d’un danseur de la compagnie de Jiri Kilian, Patrick Delcroix, et une chorégraphie de Nicolo Fonte, danseur pour Nacho Duato.
Mai
Dès le début du mois, Dominique Porte signera seule une soirée à l’Agora de la danse. Elle nous présentera une nouvelle création de groupe et la reprise du trio Cortex. De son côté, Danse-Cité a de nouveau fait une place dans sa programmation à la chorégraphe Catherine Tardif. Celle qui adore jongler avec un concept différent d’une pièce à l’autre créera un solo inédit pour 10 interprètes. Pour chaque solo, elle demandera à un compositeur de lui signer une musique originale. Le projet Tardif se déroulera du 2 au 12 mai, au Théâtre La Chapelle. La direction artistique de Danse Danse a eu la bonne idée de clôturer sa série avec la dernière création de l’inclassable chorégraphe français Philippe Découflé. Shazam! emploie de façon flamboyante les techniques du mime, du cirque et de la vidéo. Du 17 au 26 mai, Les Grands Ballets Canadiens de Montréal boucleront leur saison avec les plus belles ouvres de Balanchine, Concerto Barocco (sur une musique de Jean-Sébastien Bach) et Épisodes (musique d’Anton Webern).
Enfin, Danse-Cité a demandé au metteur en scène Wajdi Mouawad de mettre son talent au service des danseuses Lucie Boissinot, Sophie Corriveau, Annik Hamel et Catherine Tardif. Ce projet collectif sera présenté au Théâtre La Chapelle, du 30 mai au 9 juin.