

Les cinq événements de l’année en musique classique
Réjean Beaucage
La réédition du livre Bruits de Jacques Attali (Fayard/PUF).
Réécriture et mise à jour de ce classique qui étudie le rôle prophétique que joue la musique dans l’organisation sociale (première parution en 1977). Organiser le bruit en musique, c’était prouver que la vie en société est possible. Toutes les étapes de l’évolution de la musique depuis les origines annoncent des changements sociaux importants. Une lecture indispensable.
Concert-gala, Festival Beethoven Plus, 8 septembre 2001. Magnifique soirée que celle de cette avant-première durant laquelle Louis Lortie interpréta seul au piano-forte La Pathétique, puis la transcription pour trio (avec James Ehnes et Jan Volger) par le compositeur de sa 2e Symphonie, et enfin la 5e Symphonie dans une transcription pour piano seul de Liszt. Mémorable.
Parution de la monographie "Claude Vivier" de la SMCQ (Atma Classique – ACD2 2252). Walter Boudreau dirige son ensemble avec une grande ferveur sur ce disque consacré à la musique de l’un des plus universels compositeurs d’ici. Trois premiers enregistrements et trois voix superbes. Il vous le faut.
Interactivité musique/technologie (20 au 28 octobre 2001). Véronique Lacroix, directrice artistique de cette série de concerts mettant à contribution son propre Ensemble Contemporain de Montréal et la SMCQ, nous a permis d’entendre en création une ouvre de Tristan Murail et d’autres musiques mixtes comme on en entend trop peu par ici. Encore !
Hommage à Diaghilev, OSM/Charles Dutoit, 16 et 17 octobre 2001. Le Maestro dans son répertoire favori, en l’occurrence celui de Stravinski: Petrouchka, L’Oiseau de feu et Le Sacre du printemps. Trois chefs-d’ouvre interprétés par l’un des meilleurs orchestres. On en reprendrait n’importe quand.