Allemaal Indiaan, d’Alain Platel et Arne Sierens
Un portrait de famille éclatant de vie et de vérité, servi au Festival de théâtre des Amériques par un duo flamand de choc. La vie dans tout ce qu’elle a de comique, de tragique, de chaotique, de vulnérable, de violent et de tendre, emportée par une inoubliable humanité sur scène.
La Face cachée de la lune, de Robert Lepage. Ex Machina
Quinze ans après Vinci, le créateur surdoué se met en scène au Festival de théâtre des Amériques dans un solo où la technique est au service de l’émotion. Du grand et bon Lepage salué de tous, même par la sévère critique londonienne!
Hamlet-Machine, d’Heiner Muller
Brigitte Haentjens a signé une mise en scène très rigoureuse de ce texte difficile du sombre dramartuge allemand. Plus qu’une lecture du répertoire, elle a signé une véritable création défendue par une distribution entièrement vouée au projet scénique. Et Marc Béland nous étonnera toujours.
Novecento, d’Alessandro Barrico. Théâtre de Quat’Sous
Le cinéaste François Girard a fait son baptême au théâtre en montant un texte magnifique de l’auteur de Soie. Un spectacle sobre et magnifique porté par la performance exceptionnelle du comédien Pierre Lebeau.
La Reine de beauté de Leenane, de Martin McDonagh
La pièce la plus drôlement dure de l’année. Le mariage réussi entre un texte très fort, une mise en scène soignée (de Martin Faucher) et un duo d’actrices relevé (Micheline Bernard et Denise Gagnon), qui rendait toute la cruauté et le désespoir de ce puissant duel mère-fille.
Guy Nadon
Guy Nadon est un de nos grands acteurs au Québec. Il peut se confronter aux plus grands rôles du répertoire. Dans Variations énigmatiques, au TNM, l’intelligence de son jeu nous a fait oublier les faiblesses de la production. Chapeau!
Patrice Coquereau dans Le Rire de la mer
Les Éternels Pigistes. Dans le registre du comique, Patrice Coquereau n’a rien à envier aux Drainville, Brière et Guérin. Dans la comédie de Pierre-Michel Tremblay, il s’est mis dans le peau de personnages colorés, dont un Ulysse survolté et un Breton éthylique. Pissant.
Maxim Gaudette dans Les Trois Mousquetaires
D’un charme redoutable avec son assent gascon craquant et sa fougue de jeune premier, Maxim Gaudette illuminait littéralement le Théâtre Denise-Pelletier. Son éblouissant d’Artagnan s’est révélé la locomotive du spectacle.
Pierre Collin
Ce comédien d’expérience a déployé les deux faces de son talent cette année: irrésistiblement drôle en Avare de Molière au TNM, et très touchant dans le petit spectacle Les Étoiles d’Angus, où il composait avec sobriété un personnage aux capacités intellectuelles diminuées.
Annick Bergeron et Ginette Morin dans Catoblépas
Dirigées très précisément par Denis Marleau, les deux comédiennes donnaient une intensité palpable à ce sobre affrontement maternel. Rien de spectaculaire, mais une interprétation impeccable et contrastée de cette partition dense de Gaétan Soucy.