La nouvelle donne

L’année 2001 fut celle des remises en question, celle de la déroute des "point com", celle, selon les autorités américaines, de la récession. Même si ici la crise a été moins marquée qu’à Silicon Valley, le marché québécois de la technologie a lui aussi souffert. Les mises à pied furent nombreuses et massives.

Selon un sondage de l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles agréés du Québec, le spectre des mises à pied en 2002 rôde dans l’esprit de près de 53 % des travailleurs.

Malgré ce tableau moins que réjouissant, certains économistes se laissent tenter par l’optimisme: la reprise serait prévue pour 2002. Reste à savoir si le temps leur donnera raison.

Crise oblige, les jeunes font aujourd’hui plus attention à leur orientation de carrière et à leurs choix de formation. On ne nourrit plus le rêve d’un eldorado technologique. Les centres de formation en technologies ont adapté leurs programmes à cette nouvelle donne. Aujourd’hui, dans les écoles, c’est la main-d’oeuvre, les nouveaux ouvriers des TIC, que l’on forme, en bien plus grand nombre que les créatifs.

De plus, les métiers traditionnels ont redoré leurs blasons alors que d’autres disciplines prennent leur envol. Si les années passées furent celles du tout-technologique, il est fort à parier que les prochaines seront celles de la diversité.

C’est pourquoi nous vous proposons dans ce cahier Éducation et Technologie quelques pistes à explorer. Nous avons tiré pour vous le portrait de métiers qui ont le vent en poupe comme ceux de l’humanitaire, de l’éthique, du marketing direct ou de la détente.

N’enterrons pas la technologie pour autant. Il y a toujours pénurie de main-d’oeuvre qualifiée dans des domaines très ciblés comme ceux de la bio-informatique ou des fibres optiques, domaines où les universités font souvent la cour aux étudiants les plus brillants. Les jeux sont toujours ouverts!