

Les métiers de l’humanitaire : L’entraide comme vocation
Si l’entraide fait partie du quotidien de bien des gens, il y en a pour qui c’est une vocation. À une époque où les guerres font des milliers de victimes, les organismes d’aide internationale, de coopération et autres types de soutien sont sollicités plus que jamais.
Sophie Legault
Le choc culturel, un environnement chaotique, la misère absolue dans tout ce qu’elle a de pire: voilà ce qui attend les aventuriers au grand coeur lorsqu’ils débarquent en terre étrangère, armés de leurs idéaux.
Dans le domaine de la coopération, il ne s’agit pas seulement de vouloir changer le monde pour être utile. Il faut avoir les connaissances adéquates, et peut-être aussi la fibre "Mère Térésa".
Au Québec, un seul endroit permet d’acquérir une formation dans ce domaine: le Centre de formation à la coopération interculturelle (CFCI) au Cégep de Rivière-du-Loup. Le programme Coopérants volontaires envoie chaque année une quarantaines de bénévoles au Burkina Faso, au Mali et en Bolivie (à partir du printemps prochain). La formation intensive de 15 semaines qui précède le stage permet aux participants d’acquérir, entre autres, des notions d’échange de savoir et de gestion de projet. "Ils auront également plus de facilité à s’adapter aux conditions et aux défis que représente le travail à l’étranger et seront en mesure de communiquer efficacement en tenant compte du contexte interculturel", explique la coordonnatrice du programme, Roselyne Leclerc.
Au Carrefour canadien international (CCI), le type de personnalité recherchée varie quelque peu selon le programme, mais somme toute, il se résume à une ouverture d’esprit, à une motivation en béton et à une capacité d’adaptation hors du commun. "En gros, les stages d’initiation à la coopération internationale visent à développer les compétences des jeunes sur le plan des relations internationales, du développement et de la coopération", explique Danny Pelletier, le directeur régional du CCI.
Le but des Programmes de solidarité Nord-Sud du CCI est de mettre en contact des organismes communautaires des pays du Sud et du Québec qui ont en commun leur champ d’action: le sida, les femmes, le développement durable, etc. "Dans ces projets spécialisés, on recherche des gens qui sont capables de communiquer leurs connaissances. La formation académique est parfois nécessaire, mais ce qui nous intéresse, c’est surtout l’expérience des gens et leurs expertises à transmettre, précise le directeur de l’organisme qui recrute 120 bénévoles québécois par année. Avant leur départ, on leur offre un programme complet de formation où ils iront chercher les habilités complémentaires pour leur permettre de bien réaliser le projet."
Même au CCI, les curriculum sont variés, allant du bac en enseignement à la technique en soins infirmiers, en passant par la formation en ingénierie ou en communication. "Ce que les employés ont en commun, soutient Danny Pelletier qui a une formation en science politique, c’est une expérience de terrain dans plusieurs des pays du Sud et un bagage de gestion de projets et de coordination. Mais avant tout, c’est un intérêt à contribuer en coopération internationale."
Carrefour canadien international
www.crossroads-carrefour.ca
(514) 528-5363
Centre de formation à la coopération interculturelle
www.cegep-rdl.qc.ca/nat/centre.asp
(418) 862-6903