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1995

PASCALE BUSSIÈRES

Grandeur nature

"J’essaie de me fier à mon instinct. Mais avec le temps, on dirait qu’on a moins confiance en notre premier jugement. C’est sûr que plus on avance, plus les décisions deviennent importantes, mais j’ai envie de faire juste les affaires qui me font triper. C’est trop d’énergie, de travail, de fric, de création: il faut que ça vaille le coup, sinon, c’est une perte de temps. Avant, j’arrivais avec une espèce de désinvolture sur le plateau. Aujourd’hui, j’ai envie de participer un peu plus, que ce soit un échange plus approfondi. Chose certaine, je suis un peu plus angoissée. Ça me prend plus la tête qu’avant, j’ai moins de détachement". (Éric Fourlanty)

JEAN-MARC VALLÉE

Droit de regard

photo: Benoît Aquin

"Je veux continuer à faire du cinéma ici, mais j’ai des projets très ambitieux financièrement. Je ne sais pas si je vais pouvoir les faire ici, mais j’ai l’intention de les faire, alors j’irai peut-être cogner ailleurs." L’un de ses projets retrace la vie d’une famille québécoise, de 1945 à 1995. "Il y a aussi des ressemblances avec Toto le héros dans la structure. Et j’aimerais avoir une bande sonore avec 40 tounes, un peu comme dans GoodFellas. Il y a beaucoup de personnages, des gros décors, des lieux de tournage à Montréal, en Gaspésie, dans les Rocheuses, à Paris, en Chine, et dans le désert du Nevada! C’est très ambitieux". (Éric Fourlanty)

PENDANT CE TEMPS-LÀ…

30 octobre: victoire serrée du "Non" au deuxième référendum sur la souveraineté du Québec. Le premier ministre péquiste Jacques Parizeau met cet échec sur le dos de "l’argent" et du "vote ethnique". Les Nordiques de Québec déménagent au Colorado. Dans ce cas, toutefois, aucun doute: c’est clairement une question d’argent… (S. Proulx)

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