Vie

Le Cochon dingue

Dix restaurants, plus de 650 employés. Le Groupe Restos Plaisirs nous charme par le ventre depuis deux décennies, et tout a commencé avec le premier Cochon dingue, celui du Petit-Champlain. Entretien avec l’auteur d’une success-story gourmande, l’homme derrière la franchise, Jacques Gauthier.

Imaginé par un couple franco-québécois, Le Cochon dingue ouvre ses portes sur le boulevard Champlain en 1979. «On a acheté en 1987. Il y a même des desserts préparés il y a 33 ans qui sont restés sur la carte. Comme au premier jour, on prépare encore nos confitures et notre beurre de pommes. Le côté “fait maison” est toujours resté, tout comme le mur qui pleure au printemps et le café central», raconte Jacques Gauthier.

Si l’idée de départ n’était pas la sienne, M. Gauthier a su garder l’âme de l’endroit intacte, tout en propulsant l’entreprise à un niveau supérieur. En seulement cinq ans, sa femme France et lui ont ouvert deux autres Cochon dingue: un au coin Cartier– René-Lévesque, l’autre rue Maguire. Sans parler du Lapin sauté et du Café du monde, fondés en parallèle, deux adresses liées au Groupe Restos Plaisirs.

Branché comme au premier jour, Le Cochon dingue est un indémodable. Une valeur sûre. Une part de la recette gagnante, outre le service toujours impec et les prix abordables? «On ne s’assoit jamais sur notre succès. Deux fois par année, on crée un nouveau menu thématique. L’hiver dernier, c’était Le gros plein de soupe, une sélection de plats servis en cocotte.»

Lors de leurs voyages dans l’Hexagone, les Gauthier puisent des idées de plats et de déco, en plus d’améliorer leur menu déjà riche des spécialités comme le steak-frites, les côtes levées et les moules. Côté décor, ils importent une partie de leur mobilier de France pour reproduire l’ambiance des bistros, touche ludique (signée Louis Martin) en plus. C’est ce graphiste qui conçoit les affiches, tabliers, t-shirts et autres produits dérivés vendus à la boutique T-Dingue… Pas de doute, Le Cochon dingue est devenu un élément de la pop culture québécoise. «On est aux gens de Québec ce que le magasin Simons a longtemps été pour eux. C’est pas moi qui le dis, c’est dans le Guide Restos Voir que c’est écrit.»

Le Cochon dingue à Québec

46, boul. Champlain

46, boul. René-Lévesque Ouest

1326, av. Maguire

1550, boul. Lebourgneuf

cochondingue.com