Le Surcouf : une histoire de famille
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Le Surcouf : une histoire de famille

Lorsqu’elle avait 13 ans – en 1976 –, la famille de Dominique Bonnot a changé brusquement de cap et a quitté Montréal nord pour racheter un restaurant français à Sainte-Anne-de-Bellevue, Le Surcouf, baptisé après le corsaire français Robert Surcouf.

«Mes parents nous ont déracinés. Pour moi, Sainte-Anne, c’était vraiment le bout du monde. Et on a dû mettre la main à pâte. J’ai commencé à faire la vaisselle à 13 ans et j’ai appris la restauration sur le tas, comme on dit», explique la femme d’affaires, qui est aujourd’hui copropriétaire de l’établissement.

Elle est retournée à Montréal et s’est éloignée du domaine au début de la vingtaine, et n’aurait alors jamais parié qu’elle accepterait l’offre de vente de son père une dizaine d’années après… et qu’elle serait toujours à la tête de l’entreprise 22 ans plus tard. «À l’époque, je suis allée chercher un chef associé, Serge Magnier, qui est encore avec moi aujourd’hui. C’est le meilleur conseil d’affaires que mon père m’ait jamais donné», se souvient-elle.

L’importance des classiques

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Ayant grandi avec ses parents restaurateurs, Dominique ne se faisait pas d’illusions quant au dur labeur qui l’attendait en tant que copropriétaire, mais, plus que tout, l’attrait de ne plus avoir de patron l’a emporté. Quoique… Dominique l’avoue candidement: même si elle a essayé de faire quelques changements au menu au fil des années, sa clientèle fidèle continue d’exiger les mêmes grands classiques français de la maison, comme le steak au poivre flambé au cognac.

«On a essayé de se débarrasser du Châteaubriand pour deux et de le remplacer par une côte de bœuf sur l’os, car on aime ça… Mais ça n’a pas passé. Moi je suis parfois un peu tannée de manger la même chose, mais ce qui est important, c’est que les clients soient contents.»

À une dizaine d’années de la retraite, Dominique essaie de ne pas trop s’en faire avec la relève susceptible de perpétuer la tradition de son établissement. Du côté de sa famille, sa fille n’a pas encore manifesté d’intérêt. «Mais elle a grandi là-dedans elle aussi, et encore aujourd’hui, elle vient m’aider régulièrement quand je lui dis que maman est dans le trouble. Elle se débrouille bien dans la cuisine, note fièrement Dominique. Alors qui sait, dans cinq ans…»

Le Surcouf
51, rue Sainte-Anne – Sainte-Anne-de-Bellevue
514 457-6699
www.restaurantlesurcouf.com

Texte: Héloïse Leclerc

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