La culture de la Victoire
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La culture de la Victoire

Au restaurant Chez Victoire, on n’attend pas que la neige ou le soleil se pointe pour modifier sa carte. On pourrait d’ailleurs presque dire que le menu évolue en permanence.

« Toutes les cinq ou six semaines, il y a du changement. On travaille beaucoup les produits de saison en fonction de la disponibilité du marché. On ne travaille que des poissons de pêche responsable et des viandes issues de petits producteurs. Après, il est évident que nos classiques restent en permanence à l’ardoise », explique Sindie, sommelière et copropriétaire de l’établissement.

Car si on vient chez Victoire, c’est aussi pour ses spécialités. Un chou-fleur rôti et truffes servi avec feuilles de choux de Bruxelles, noisettes, aneth et bacon, ou alors l’immuable salade de tomates et sa mozzarella di bufala revisitée. La côte de bœuf est vieillie 45 jours sur place pour en sublimer la tendreté et le tout peut être arrosé de vins savoureux. « On se plaît à travailler le plus possible avec des petits producteurs et des produits rares car nous avons une clientèle demandeuse de découvertes. »

Et le vin québécois alors ? « C’est toujours compliqué car dès qu’on aborde le sujet, automatiquement nos clients vont dire « Ah non ! ». Puis on les fait goûter à l’aveugle et ils n’en reviennent pas. Il faut montrer qu’on est capable de faire d’excellents produits ici, c’est le but du festival Montréal à Table qui s’en vient ! »

Voilà pour les saveurs, mais pourquoi ce nom de Chez Victoire ? « Le plateau est reconnu comme étant un quartier artistique. On voulait être proches de nos voisins en préservant un côté convivial avec ce très long bar de 21 places assises. Mais surtout, Victoire est l’un des personnages des romans de Michel Tremblay qu’on adore, et ses histoires se déroulent beaucoup sur l’avenue Mont Royal, entre les rues Fabre et Garnier, là où nous sommes situés. Comme ce personnage a un caractère spécial et charmant, on a pensé que c’était un joli nom. Et nous avions comme associés les propriétaires du défunt bar Edgar. Or, le fils de Victoire dans les romans de Tremblay s’appelle Edgar, c’est aussi un clin d’œil à eux. »

Le culte de l’amitié, sans doute une des valeurs préservée et mise en avant chez Victoire. Reste plus qu’à y aller avec quelques camarades pour en vérifier la véracité !

Chez Victoire
1453, avenue du Mont-Royal Est – Montréal
514 521-6789

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