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Heat
Overnight

The Hand Recordings, 2017

Ils ont leur son bien à eux, mais Heat a été souvent comparé aux Psychedelic Furs – pour la voix éraillée de Susil Sharma, ou à Echo & The Bunnymen – pour les guitares scintillantes de Matt Fiorentino, on présume. Disons qu’il y a pire comme parallèle. On pourrait aussi associer le quintette de Montréal à bien d’autres formations emblématiques du post-punk britannique (Flesh For Lulu, Mighty Lemon Drops) tellement ses influences sont vastes. Ce serait néanmoins passer à côté du principal: l’authenticité palpable de Heat, son assurance, ce côté vaguement nonchalant, cette mélancolie en filigrane, cette couleur pop jamais trop criarde, ces vagues de distorsion à la My Bloody Valentine, cette rythmique souvent galopante et un certain maniérisme dans le chant de Sharma qui séduit bien plus qu’il ne fatigue. Après un EP plutôt convaincant en 2014, Heat répond largement aux attentes avec ce premier album complet. Overnight n’est pas le genre d’album qu’on oubliera du jour au lendemain. Chaud devant.