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-M-, Toumani et Sidiki Diabaté: Lamomali

-M-, Toumani et Sidiki Diabaté
Lamomali

Wagram, 2017

Le Mali fascine depuis longtemps les musiciens occidentaux. Avec raison. Les Français ne sont pas exempts: demandez à Manu Chao ou à Philippe Cohen Solal du Gotan Project. Et on aime tous -M-! Rien d’étonnant alors que 10 ans après sa première visite à Bamako, cet habitué des instrumentistes mandingues de Paris se décide à se faire «un album malien». Pas un disque de lui Made in Mali, mais une espèce de collectif disparate dans son studio, chez lui, avec les 42 cordes des koras de Toumani et Sidiki, la sublime Fatoumata Diawara, Oxmo Puccino, Amadou et Mariam. Devant ce casting trop parfait auquel se rajoutent le Brésilien Seu Jorge ainsi que le trompettiste libanais Ibrahim Maalouf et à l’écoute du premier simple funky Bal de Bamako, on se dit que trop c’est comme pas assez. Pourtant, tout fonctionne ici; tout est nouveau. Ça parle d’âme, de fraternité vraie, de créativité. C’est avec des œuvres comme celles-ci qu’on pourra changer le monde. Béni soit qui au Mali danse.