LANTISS : Le futur c'est maintenant
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LANTISS : Le futur c’est maintenant

Technologies de pointe et créativité font corps au LANTISS, le laboratoire des nouvelles technologies de l’image, du son et de la scène de l’Université Laval. 

Des étudiants des cycles supérieurs du département de sciences et génie, des programmes de théâtre, d’architecture (adeptes du mapping), d’arts visuels et de musique se côtoient dans la pénombre des quatre studios généreusement équipés du LANTISS. Un secret jalousement gardé au troisième étage du Pavillon Louis-Jacques-Casault sur le campus de Ste-Foy.

C’est aussi là que des professionnels de recherche (en priorité) et des metteurs en scène ou scénographes accomplis viennent tester leurs idées : des capteurs de rythmes cardiaques de Karine Ledoyen pour Danse de nuit à l’installation d’éclairage de Philippe Lessard-Drolet du Théâtre Rude Ingénierie qu’on a pu apprécier dans Entre l’an dernier. Nuages en pantalon, la compagnie de Jean-Philippe Joubert, figure aussi à la longue des habitués. En tout, une vingtaine de projets externes y sont accueillis en résidence par année. Même les experts d’Ex Machina, héros locaux du théâtre high tech au rayonnement international, ont agi à titre de consultants au commencement.

Inauguré en 2004, et à l’initiative de l’enseignant de théâtre Luis Thénon, le LANTISS est aujourd’hui piloté par Robert Faguy. Un doctorant en vidéoscénique, un pionnier de la Salle Multi de Méduse dont la pratique personnelle – pimentée par son implication au sein du Bureau de l’APA – s’échelonne sur trois décennies. C’est lui qui m’a fait visiter les locaux à l’occasion d’une porte ouverte organisée en collaboration avec le Mois Multi.

Moult chantiers y étaient présentés au grand public ce jour-là. Du nombre, une étape de création installative et performative supervisée par M. Faguy lui-même, une relecture d’Autour du rose enfer des animaux de Claude Gauvreau. Un dîner des plus déconcertant ponctué par des projections immersives.

(Crédit C. Genest)
Autour du rose enfer des animaux (Crédit C. Genest)
(Crédit: C. Genest)
Autour du rose enfer des animaux (Crédit: C. Genest)

J’ai aussi rencontré Émile Beauchemin (image en Une), un candidat à la maîtrise en littérature, arts de la scène et de l’écran qui travaillait à parfaire son Interface humaine. Un corps augmenté – c’est d’ailleurs l’autre partie du titre – par un dispositif quasi robotique, une recherche autour de la captation biométrique. Je n’ai pas le vocabulaire technique, le geekness pré-requis pour expliquer précisément ce que j’ai vu, mais j’ai trouvé ça hypnotisant et esthétiquement très beau.

Sans être un lieu de diffusion, et bien qu’il soit généralement fermé au grand public en temps normal, le LANTISS accueillera tout de même la troisième édition du Festival de théâtre de l’Université Laval au cours du mois de mars. Plus de détails suivront.

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