L'Auberge Saint-Antoine, de petites en grandes histoires
Vie

L’Auberge Saint-Antoine, de petites en grandes histoires

Sise à l’ombre du Château Frontenac, à Québec, l’Auberge Saint-Antoine s’est discrètement hissée parmi les établissements les plus réputés au pays, figurant régulièrement dans les palmarès nord-américains sur l’hôtellerie. Un site historique, une famille fondatrice au riche passé, une collection d’artéfacts impressionnante: portrait d’un hôtel qui plonge profondément ses racines dans l’histoire du Québec.

«L’Histoire, c’est notre ADN.» En une phrase, Guy Lombard, codirecteur général de l’Auberge Saint-Antoine, résume la philosophie derrière établissement du Vieux-Québec. Tout d’abord, il y l’Histoire, la grande, celle du Québec et de sa capitale. Histoire qui s’inscrit bien sûr dans les murs des bâtiments patrimoniaux dans lesquels l’auberge s’est installée, mais aussi dans le millier d’artéfacts déterrés lors son agrandissement et qui peuplent aujourd’hui les lieux.

«Je pense que quand les clients arrivent ici et qu’ils voient les artéfacts à l’entrée et dans leurs chambres, il y a quelque chose de très émotionnel. Ils découvrent l’histoire du lieu et du Québec à travers l’hôtel», analyse Guy Lombard.  

Famille fondatrice

Ensuite, il y a l’autre histoire, la petite, celle des milliers de personnes dont les vies ont pivoté ou pivotent aujourd’hui autour de l’Auberge Saint-Antoine, et dont les récits tissent la toile de fond de l’hôtel, racontant le lieu. Ça commence avec l’histoire de ses fondateurs: une famille dont le nom, Price, raconte l’exploitation forestière, les papeteries du Saguenay et du Bas-Saint-Laurent et la fondation de Chicoutimi.

Ça se continue ensuite avec l’histoire des communautés qui entourent l’hôtel et auxquelles les Lombard, arrivés à la tête de l’Auberge en 2017, veulent donner un plus grand accès aux lieux à travers des séminaires, des ateliers de pâtisserie ou de jardinage.

Histoires d’artisans

Démocratiser l’accès aux lieux, c’est aussi l’objectif derrière la transformation du restaurant de l’auberge d’une table gastronomique des grandes occasions vers une cuisine plus abordable, accessible et mettant l’accent sur les produits du terroir, dont plusieurs viennent de la ferme que possède l’auberge sur l’île d’Orléans. «L’ambiance est plus chaleureuse. On voulait cette touche familiale», explique Dagmar Lombard, copropriétaire et épouse de Guy.

«Ce jardin nous permet de servir des produits de saison, associés à la culture du Québec. Derrière chaque produit qu’on, il y des artisans qui sont fantastiques. Il y a toujours une histoire d’ici derrière les fournisseurs et les produits», s’enthousiasme Guy Lombard. L’histoire, on y revient toujours.  

Auberge Saint-Antoine
8, rue Saint-Antoine – Québec
saint-antoine.com