Café, thé, bière et œuvres d'art
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Café, thé, bière et œuvres d’art

Il nous est tous arrivé d’avoir l’œil accroché par l’œuvre d’art d’un artiste émergent dans notre café de quartier, ou de contempler une toile colorée en fin de soirée, une bière à la main. Les galeries d’art ont-elles toutes été désertées au profit des cafés, salons de thé ou bars indépendants?

Pour Simone Rochon, responsable des communications de l’Association des galeries d’art contemporain (AGAC), il n’y a pas vraiment de concurrence entre les lieux d’exposition alternatifs et les galeries. Ils seraient même «complémentaires dans l’écosystème des arts visuels»…

«Ce n’est pas la même clientèle qui va aller dans un salon de thé et dans une galerie d’art. Il y a moins de gêne à entrer dans un café», soutient l’artiste peintre Ariane Blais. Pour elle, c’est une façon de rendre l’art plus accessible, de le démystifier. Elle a par ailleurs vendu deux tableaux après avoir été exposée au salon de thé Senthé, situé sur la Plaza Saint-Hubert.

«Rien à perdre»

La propriétaire du Senthé, Lydia Gallant, a toujours su qu’il y aurait des toiles exposées sur ses murs, avant même d’avoir un local. Avec une sœur artiste, elle est consciente des difficultés que connaissent ceux qui veulent être exposés. Elle laisse donc leur chance toutes les six semaines à un ou plusieurs artistes, sélectionnés par une professionnelle. Et ce sans prendre de coût d’exposition.

«Je fournis les murs et la lumière et les artistes accrochent leurs toiles, démontent et patchent les murs après l’exposition. Si quelqu’un est intéressé par l’achat d’une œuvre, je le mets en contact avec l’artiste. Je ne prends pas de commission sur les ventes et le vernissage me fait gagner un public», explique Lydia Gallant.

Pour l’artiste Nathalie Lussier, alias Reine Vanille, «sans aucun frais pour exposer, il n’y a rien à perdre». Elle indique que «les galeries traditionnelles qui prennent complètement en charge les artistes peuvent prendre un pourcentage allant jusqu’à 50 ou 60% du prix de vente d’une toile». Une situation qui peut la pousser à ajuster le prix de ses œuvres…

Mais pour Christine Blais, directrice de l’AGAC, le choix de la galerie traditionnelle est celui de l’expert. «Le galeriste travaille à long terme pour promouvoir le travail de l’artiste. Puis, comme l’acquisition d’une œuvre d’art peut représenter une somme importante et peut s’avérer un choix difficile, les conseils d’un expert peuvent être fort utiles afin de faire un choix éclairé.»

Senthé

6547, rue Saint-Hubert – Montréal

514 507-3819

senthe.ca

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