Auteurs dramatiques célébrés : Guillaume Corbeil, Pascal Brullemans et Jean-Philippe Lehoux remportent les prix de la Fondation du CEAD
Scène

Auteurs dramatiques célébrés : Guillaume Corbeil, Pascal Brullemans et Jean-Philippe Lehoux remportent les prix de la Fondation du CEAD

Remis chaque année au meilleur texte dramatique, au meilleur texte pour jeune public et à un artiste prometteur de la relève, les prix de la Fondation du CEAD ont notamment couronné Guillaume Corbeil du prix Michel-Tremblay pour sa pièce Cinq visages pour Camille Brunelle (Nous voir nous).

Le prix Michel-Tremblay, remis à Guillaume Corbeil, a été créé dans le but de reconnaître l’effervescence et la grande qualité de l’écriture dramatique en récompensant le meilleur texte porté à la scène durant la saison précédente. Le lauréat reçoit une bourse de 20 000 $, dont10 000 $ versés par le Conseil des arts et des lettres du Québec [CALQ] et 10 000 $ versés par la Fondation du CEAD grâce àl’appui de Pixcom. Monsieur Michel Tremblay contribue financièrement à la réalisation de ce prix.

Les membres du jury ont reconnu dans le texte Cinq visages pour Camille Brunelle (paru aux éditions Leméac sous le titre Nous voir nous) une «machine textuelle implacable mettant en scène le vide identitaire de notre époque. Livré comme une rafale de clics sur Internet, ce texte orchestral éclaire l’égo contemporain comme autant de papillons pris dans les phares des réseaux sociaux. Narcissisme, exhibitionnisme, culte du moi exacerbé – voilà ce que nous montre l’auteur, froidement, avec une longue série de « J’aime » qui caractérise à peine les personnages. Une adéquation saisissante entre la forme et le fond.»

Rappelons que cette pièce ne cesse de récolter les honneurs. Après le prix du meilleur texte original de l’Association des critiques de théâtre du Québec (AQCT), Guillaume Corbeil a été lauréat du prix du public au Festival d’écriture dramatique contemporaine Primeurs à Saarbrücken (Allemagne).

Consultez notre critique de la pièce et notre entrevue avec Guillaume Corbeil.

 

Le prix Louise-LaHaye, remis à Pascal Brullemans, souligne l’excellence d’un texte jeune public porté à la scène durant la saison précédente. Le lauréat du prix remporte une bourse de 10 000 $ ainsi que le titre d’auteur associé à la Maison Théâtre pour une année. Ce prix bénéficiedu soutien financier d’Hydro-Québec et de monsieur Lucien Abenhaim, veuf de Louise LaHaye.

Les membres du jury ont dit du texte Vipérine qu’il «aborde avec poésie et ludisme des thèmes graves – le deuil, la jalousie, l’identité individuelle – par le biais d’une fiction qui sait faire place à l’humour et à la grâce. À travers un récit qui prend sa source à la fois dans la vie quotidienne et les mythologies, Pascal Brullemans raconte une histoire prenante où enfants et adultes peuvent partager des émotions profondes tout en ayant des interprétations complémentaires, donc fécondes, de l’œuvre.»

Consultez notre entrevue avec Pascal Brullemans


 
 
Le prix Gratien-Gélinas, remis à Jean-Philippe Lehoux, est le plus important prix canadien décerné aux auteurs dramatiques francophones de la relève, et ce, grâce au soutien de Québecor (à titre de partenaire principal), de la Banque Nationale et du Cirque du Soleil. Il est constitué dela Bourse Françoise-Berd d’un montant de 10 000 $, destinée à l’auteur, ainsi que d’un montant de 15 000 $, remis à la compagnie théâtrale qui portera le texte à la scène. De plus, l’auteur reçoit une bourse de 2 000 $ offerte par Ici Radio-Canada Première. Enfin, le CEAD a produit une lecture publique du texte lors de son événement Dramaturgies en dialogue en août dernier.

Du texte L’écolière de Tokyo, le jury a souligné à quel point il «surprend par sa construction ludique, son incongruité révélatrice et son humour voltairien. L’auteur fait naître des écarts entre le japonais et le français comme de ceux entre la culture nippone et celle de l’Occident. Utilisant la société japonaise, « axée sur le don et la sympathie », comme repoussoir du narcissisme sans morale, du vide et de l’ennui nord-américains, la pièce peut alors creuser avec justesse et intelligence un thème difficile: le désarroi masculin.»

Consultez notre entrevue vidéo avec Jean-Philippe Lehoux au sujet des livres qui nourrissent sa démarche et lisez un extrait de L’écolière de Tokyo.

 

Cette année, le jury a également décerné deux mentions spéciales pour la qualité d’écriture à Mathieu Handfield pour Le voleur de membres et à Marie-Hélène Larose-Truchon pour Minuit.

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