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Dominique Fils-Aimé : la belle ascension
Musique

Dominique Fils-Aimé : la belle ascension

Sept mois après la sortie de Stay Tuned!, Dominique Fils-Aimé continue de se mériter les louanges des médias et du public. Un succès qui a de quoi étonner pour une artiste à la démarche aussi intime et épurée. Entretien avec l’autrice-compositrice-montréalaise, quelques heures avant son spectacle au FME il y a un peu plus de deux semaines.

Ton deuxième album Stay Tuned! est paru en février dernier. Depuis, tu as connu une ascension tranquille, mais certaine, qui a atteint son point culminant avec ta nomination sur la courte liste du prix Polaris et ta nomination comme Révélation Radio-Canada. Comment as-tu vécu cette progression?

En fait, j’ai eu une entrevue avec le VOIR et, après ça, ça a juste monté! (rires) C’est le fun, voire surprenant, que tout ça arrive d’un coup. On va se le dire : je ne fais pas de la musique radiophonique et, pourtant, ça joue un petit peu à la radio à l’international – un peu ici, aux États-Unis et même à Londres. Pour être honnête, tout était comme on l’avait planifié, mais condensé en quelques mois plutôt qu’en deux ans. Notre but avec le deuxième album, c’était juste d’avoir un peu de visibilité, mais là, on a atteint les objectifs qu’on s’était fixés pour le troisième.

À ton avis, qu’est-ce qui explique qu’un album jazz aussi épuré obtienne un aussi grand engouement soudainement?

Je pense que, justement, c’est parce que ce n’est pas juste du jazz, même si on l’a catégorisé comme ça. Ça montre que le jazz n’est pas juste une sonorité ou un style particulier, mais aussi un état d’esprit. On peut se permettre d’être soi-même, peu importe les genres, et les gens connectent avec ça. Ils sont plus ouverts d’esprit qu’on a tendance à le croire.

As-tu été surprise de ta nomination au Polaris? En près de 15 ans d’existence, le prix a rarement mis de l’avant des projets dans ton genre…

J’ai été super flattée de me retrouver sur cette liste, même si je ne crois pas trop aux compétitions, surtout dans le domaine des arts. Par-dessus tout, je suis content que l’album ait poursuivi sa route jusque-là. Le fait que je sois différente du casting habituel, ça peut sans doute motiver des gens marginalisé.e.s à prendre aussi leur carrière en main. À mes débuts, je me suis souvent demandé si j’étais la bienvenue dans l’industrie, car on ne se le cachera pas, c’est un monde dominé par les hommes blancs. Et là, je me rends compte qu’il y a de la place pour la différence. Elle est là l’importance du concours.

crédit : François Larivière

Il y a beaucoup de pistes à capella sur ton album. Comment transposes-tu ce côté très pur et intime en spectacle?

Les musiciens ont une grande liberté. Ils prennent les mélodies que je fais avec ma voix et les reproduisent avec leurs instruments. En fait, c’est plus de l’appropriation que de la reproduction. Ils ont beaucoup de place pour libérer leur créativité et, même, improviser. Et, moi, par le fait même, ça me donne aussi plus de liberté. Je dirais que le spectacle se rapproche plus d’une pièce de théâtre que d’un spectacle formel. D’ailleurs, je demande aux gens de ne pas applaudir entre les chansons et de garder ça pour la fin.

Et ils obéissent?

Oui, mais pas tout le temps! (rires) L’idée, c’est de laisser vivre les transitions, car les chansons s’emboitent toutes les unes aux autres. En cours de route, les gens finissent par comprendre pourquoi je leur ai demandé ça.

Tu as fait beaucoup de spectacles un peu partout au Canada dernièrement. Quel bilan traces-tu de ton été?

Un excellent bilan. On a fait une tournée des jazz fest du Canada, et c’est la première fois que je faisais autant de shows. Peut-être une trentaine, je dirais, dont plusieurs condensés en trois semaines. À travers ça, j’ai réalisé que le Canada, c’est beau, mais surtout très grand… On a tellement fait de route! Le seul bout qu’on a fait en avion, c’est une partie de l’Ontario, car c’était vraiment trop long. Mais ça en a valu la peine. Je m’attendais souvent à jouer juste devant des inconnus, mais non, beaucoup de gens s’étaient déplacés pour m’entendre. C’est très flatteur.

En spectacle à Montréal :

Le 14 novembre
à la Cinquième Salle de la Place des Arts (COMPLET)

Le 8 février
à la salle Pauline-Julien
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Le 28 mars
au Théâtre Outremont
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En spectacle à Québec :

Le 29 février
au Palais Montcalm
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