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Bords de scène

Philippe Couture
Assidu de la scène montréalaise, le chef de pupitre Arts de la scène du Voir vous convie sur ce blogue à un regard transversal sur l'actualité théâtrale québécoise et sur les enjeux sociopolitiques qui la traversent. Débats, polémiques et zizanie sont de mise.

Le OFFTA terminait mercredi dernier une édition qui a permis d’ouvrir l’œil sur la scène autochtone montréalaise et canadienne, qui vit une période fertile, notamment à cause de la vitalité de jeunes artistes qui revalorisent leurs traditions mais qui aiment aussi les croiser avec la culture occidentale. Quelque chose se passe.

Le féminisme s’est réinvité depuis quelques années sur nos scènes. Au FTA, la chorégraphe Manon Oligny en rajoute une couche avec le spectacle Fin de série, exploration d’une féminité aliénée mais aussi combative. À Montréal, on voit moins souvent les hommes questionner leur masculinité – l’époque s’y prête pourtant bien – mais l’artiste flamand Pieter Ampe est de passage en ville avec un spectacle éloquent en la matière. Comptes-rendus.

Avertissement : ce texte parle d’opéra à partir de la perspective d’un amoureux de la mise en scène qui a peu de connaissances opératiques pures. Mais je vais tout de même oser y dire que, malgré quelques baisers homosexuels, Les Feluettes était un opéra très conservateur et qu’il faudra bien qu’un jour Montréal ose l’opéra vraiment décoincé. Même si son public d’abonnés y rechigne.

Fin mai. Dans les théâtres montréalais, la saison régulière s’achève discrètement alors que de nombreuses institutions s’apprêtent à changer de direction artistique. C’est le moment symbolique qu’a choisi le jeune artiste Thomas Duret pour brasser la cage dans un texte paru sur la plate-forme Le Verbe, dénonçant un théâtre qui ne sait plus innover. On fait un peu le même constat, avec des nuances, en s’appuyant sur la saison qui se termine.

Il arrive que le théâtre, quand il parle radicalement du réel, soit la bougie d’allumage d’un véritable engagement. Deux mois après le début des représentations de Fredy, à La Licorne, le comédien Solo Fugère a choisi de continuer le combat en militant auprès des proches de celui qui fut abattu par un policier le 9 août 2008. Une histoire assez belle pour la raconter et y réfléchir.

Le théâtre montréalais est de moins en moins blanc et homogène, questionnant aujourd’hui l’identité québécoise à partir de son pluralisme mais aussi de ses inconforts avec la diversité culturelle. On le constate dans nos pages depuis longtemps, mais voilà qu’un documentaire de Jean-Claude Coulbois, Nous autres, les autres,  tire les mêmes conclusions.

Même s’il y a peu de stabilité au poste de Ministre de la Culture en ces temps troubles pour le gouvernement libéral, un important chantier de réflexion sur la politique culturelle se prépare. C’est un moment important, qu’il ne faut pas négliger même s’il ne soulève pas la passion des foules. En prévision des consultations publiques qui vont débuter la semaine prochaine, voici nos quelques pistes de réflexion sur les arts de la scène.

C’est une oeuvre canonique, un chef d’oeuvre québécois incontesté. Mais au Voir, s’inspirant de l’événement Vendre ou rénover? du festival du Jamais Lu, on ose se demander s’il n’est pas temps de reléguer Les belles-soeurs aux oubliettes. Gentiment, quand même.

Réjouissance à l’Espace GO et au Théâtre d’Aujourd’hui : les pièces Les lettres d’amour et Unité modèle ont pris l’affiche la semaine dernière et vont assurément marquer cette deuxième partie de la saison théâtrale 2015-2016. Leur point commun? Elles ont le même brillant scénographe, le chouchou de la scène montréalaise Max-Otto Fauteux. Regard sur un art souvent mal considéré.

Montréal et Québec doivent-elles profiter des changements actuels à la direction artistique des théâtres à saison pour enclencher une grande réflexion sur les mandats et les moyens d’action des directeurs artistiques? Il semble en tout cas que nous vivions une crise de transition.

Branle-bas de combat dans le milieu théâtral: la revue Jeu publie ce matin un coup de gueule de l’auteure Annick Lefebvre contre l’Espace GO et sa directrice artistique Ginette Noiseux, qui serait une bien piètre successeure au Théâtre expérimental des femmes duquel a émergé l’institution de la rue St-Laurent. On fait le tour de la question dans cette chronique du vendredi, en plus de revenir sur la semaine théâtrale.

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